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1 – Céleri

Composé à 95 % d’eau, le céleri branche est riche faible en calories. Il contient des molécules antioxydantes aux vertus anti-inflammatoires et antibactériennes (polyacétylènes), qui pourraient empêcher la multiplication des cellules cancéreuses. Il contient de la vitamine K (participe à la coagulation du sang – attention donc pour ceux qui prennent des anti-coagulants), de la vitamine B6 (essentiel à un grand nombre de réactions liées au métabolisme des acides aminés et des protéines, participe entre autres à la synthèse de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine, la mélatonine, la dopamine et l’acide gamma-aminobutyrique, ce qui lui confère un rôle important dans le maintien de l’équilibre psychique) et de la vitamine C.

Le céleri constituera la base de votre jus vert, seul ou avec le concombre, car il donne pas mal de liquide. Utilisez les branches et les feuilles, et achetez une botte bien verte et bien fraiche ! Coupez les tiges en morceaux pour faciliter la presse, et choisissez de préférence un extracteur de jus horizontal (comme le Greenis ou l’Angel).

Zoom sur le jus de céleri pur : le jus de céléri pur à prendre au réveil est tendance récente lancée par Anthony Williams, auteur du livre best-seller « Medical medium ». Selon lui, « c’est littéralement la médecine non découverte de notre époque. » Il recommande à ses clients de boire chaque jour, l’estomac vide (soit le matin à jeun avant d’avaler quoi que ce soit d’autres), un demi-litre (450-500 ml) de jus de céleri frais, comme manière presque infaillible de soigner le système digestif et notamment l’estomac pour reconstituer sa capacité à sécréter de l’acide chlorhydrique.

Selon Anthony William, le céleri, sous sa forme de jus pur est extrêmement bénéfique pour les personnes qui souffrent de maladies chroniques et mystérieuses, y compris les maladies dites “auto-immunes” : thyroïdite de Hashimoto, polyarthrite rhumatoïde (PR), fibromyalgie, encéphalomyélite myalgique/syndrome de fatigue chronique (EM/SFC), maladie de Lyme, migraines, vertiges, maladie cœliaque, syndrome du côlon irritable (SCI), diabète, psoriasis, eczéma, acné, lupus, syndrome de Guillain-Barré, sarcoïdose, syndrome de Raynaud, maladie de Ménière, reflux gastro-œsophagien (RGO) pathologique, goutte, bursite, ballonnements, crampes intestinales, reflux gastrique, vertiges, constipation, picotements, engourdissements.

Globalement, on pourrait dure que le jus de céleri aide à rétablir l’équilibre acido-basique, hydrate, apporte des vitamines et des minéraux, soulage la constipation, combat l’inflammation, l’hypertension et le stress nerveux. Prêt à tester le jus de céleri pur ?

2 – Concombre

Le concombre fait partie de la famille des cucurbitacées, et contient ainsi naturellement des curcubitacines (des substances de la famille des terpènes) dont la cucurbitacine C aux propriétés anti-inflammatoires, qui pourrait (étude in vitro non in vivo) inhiber la croissance des cellules cancéreuses, voire les détruire. Le concombre est très riche en eau (96 g / 100 g), donc pauvre en calorie. Il favorise ainsi l’hydratation et la satiété. Si vous l’achetez bio, pas besoin de le peler, vous bénéficierez ainsi de la chlorophylle présentent dans la peau, ainsi que de certains composés phénoliques antioxydants. La peau contient également une protéine appelée peroxydase, qui pourrait réduire le cholestérol et les triglycérides et donc diminuer le risque de maladies cardiovasculaires.

Tout comme le céleri ci-dessus, c’est un des aliments qui constituera la base de votre jus verts (car les verdures ne donnent pas beaucoup de jus !).

3 – Epinards

Ce beau légume à feuilles verte a acquis sa notoriété avec Popeye pour le fer, mais il est surtout riche en vitamine B9 (acide folique – vitamine impliquée dans la formation des globules rouges, le fonctionnement du système nerveux ou encore du système immunitaire, et indispensable à la femme enceinte pour la croissance du fœtus). Il en existe de nombreuses variétés : Géant d’Hiver, Monstrueux de Viroflay, Polka, etc. Certaines sont à feuilles lisses d’autres à feuilles frisées.

L’épinard cru est riche en eau (91,6%), et naturellement pauvre en glucides (0,8%) et en lipides (0,5%). Il est très riche en antioxydants (vitamine A sous forme de bêta-carotène, vitamine C ou encore vitamine E) qui aident notre organisme à lutter contre les radicaux libres en excès. Il aura également un potentiel anti-cancer : des chercheurs ont observé que la consommation régulière d’épinards (au moins une portion de ½ tasse par semaine) était associée à un risque plus faible de cancer du sein et de l’œsophage. Deux études, in vitro et chez l’animal, ont démontré que, parmi plusieurs végétaux, les épinards avaient la plus forte capacité à inactiver certains enzymes associés à l’apparition du cancer de même qu’à empêcher la croissance de cellules cancéreuses (note : il est évident que la lutte contre le cancer est un tout, et ne passe pas uniquement par la consommation d’épinards, bien que cela puisse aider !).

Les épinards contiennent également de l’acide oxalique qui aide à aller à la selle pour les personnes constipées.

N’hésitez pas à en mettre dans vos jus !

4 – Carotte

Étant donné son importance actuelle dans l’alimentation occidentale, on a du mal à s’imaginer que, jusqu’à récemment, la carotte n’était consommée que de façon marginale. Les anciens Grecs la mentionnaient dans leurs ouvrages. Mais, comme sa forme primitive était plutôt amère et fibreuse, et à racine blanche. On y trouve de nombreuses variétés de couleur différente : blanche, jaune, rouge, verte, marron et noire, mais pas de carottes orange à l’époque ! La carotte orange serait le fruit d’une manipulation humaine.

La carotte est riche en provitamine A (carotène), en vitamine du groupe B (dont B6, B1, B3), en vitamine K, C et E.

Les carottes doivent leurs bénéfices santé à leur richesse en caroténoïdes : bêta-carotène, lutéine et zéaxanthine. Les caroténoïdes sont des composés ayant, entre autres, des propriétés antioxydantes, c’est-à-dire qu’ils sont capables de neutraliser les radicaux libres du corps. La carotte contient 8290 µg/100g de beta-Carotène. Le bêta-carotène possède une activité antioxydante indiscutable. Selon la littérature scientifique, la consommation de carottes aurait des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires, les troubles visuels dont cataracte, certains cancers (poumon, côlon, sein).

Norman Walker, hygiéniste des années 40 à 80, ne jurait que par le jus de carotte. Pour lui, il normalise l’organisme tout entier, il ouvre l’appétit et facilite la digestion. Outre sa concentration en vitamines, le jus de carotte apporte une bonne quantité de calcium, magnésium et fer. Il considérait aussi que boire un demi-litre de jus de carotte dans le dernier trimestre de grossesse et tout au long de l’allaitement était indispensable afin d’aider le corps à résister aux infections et à se réparer.

Selon Norman Walker toujours, le jus concombre (12 cl) et de carotte (36 cl) est salutaire pour les rhumatismes : il vient désacidifier et reminéraliser l’organisme.

5 – Poivron

Le poivron se classe parmi les meilleures sources de vitamine C (159 mg/100 g pour le poivron rouge, soit plus que l’orange 57 mg / 100 g et le kiwi 92.7 mg / 100g). Le poivron rouge cru est une bonne source de vitamine B6 (aussi appelée pyridoxine) agissant comme coenzyme qui participe au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse (fabrication) des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. Cela peut paraitre surprenant mais n’hésitez pas, en alternant avec des jus verts, à vous faire des jus plaisir pour un effet bonne mine (le poivron rouge contient du beta-Carotène (1620 µg/100g)) !

Expérimentez les jus, tout en utilisant des combinaisons simples, et trouvez les recettes qui vous plaisent et vous conviennent ! Bonne revitalisation et régénération à vous !

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Sarah Juhasz

Ingénieur en génie biologique de formation, Sarah se passionne pour le sport avec notamment la course à pied. Suite à une blessure sportive, elle intègre la philosophie naturopathique, la méditation et le yoga dans son quotidien tout en transitionnant vers une alimentation végétale à forte tendance crue. Au fil des réflexions, des voyages, des rencontres, et de son cheminement intérieur, elle ne trouve plus de sens à son emploi pour une grande entreprise américaine. Elle se forme alors en cuisine végétale au sein d'une école américaine et entreprend des études de naturopathie au sein de l'Institut Supérieur de Naturopathie créé par Alain Rousseaux en étroite collaboration avec Pierre Valentin Marchesseau. Passionnée par l'humain, elle souhaite rendre la santé naturelle accessible à tous, éduquer et accompagner simplement et efficacement toute personne désireuse de retrouver son autonomie dans la gestion de sa santé. Elle est aujourd’hui auteure du livre « Ma bible de la naturopathie spéciale alimentation végétale crue » aux éditions Leducs, et sophrologue-relaxologue.

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