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Certaines études relatées par le neurochirurgien Russel Blaylock en milieu carcéral, mettent en évidence que l’hypoglycémie réactionnelle suite à la consommation d’aliments à indice glycémique élevé (qui provoque une forte concentration de sucre dans le sang)  et par le manque de certains nutriments dû à la consommations d’aliments raffinés, est intimement associée à des changements d’humeur et à des comportements violents, voire criminels.

(Les nutriments comme le magnésium, sélénium, zinc, vitamine B9, B6, etc.  ont la fonction de réguler notamment la biochimie du cerveau.)

La carence de sélénium est une cause de dépression et de confusion mentale. Son apport chez différentes personnes améliore l’humeur. On le trouve dans les céréales complètes mais aussi dans les fruits et légumes frais. Une étude nationale réalisée sur 1,1 million d’adolescents de l’école publique de New York démontre les multiples carences en nutriments tels que le fer, la vitamine A, C, B1, B2, et en protéines à hauteur de 30 %.

Ceci fait dire au neurochirurgien Russel Blaylock :

« Nous sommes censés être dans une civilisation industrielle avancée, et il y a pourtant beaucoup de carences en nutriments ayant un rôle important dans le cerveau et les comportements. Et ce ne sont pas des problèmes isolés. »

D’autre part, cette étude a permis de mettre en lumière qu’en apportant une simple dose de multi-vitamines journalière, cela améliore sensiblement les résultats aux tests scolaires. On peut pour cela recourir aux jus crus, de légumes, de plantes, de jeunes pousses d’herbes ou de céréales. On a constaté que ces tests s’amélioraient encore plus et de manière constante si on avait recours à la suppression des aliments « nocifs » de l’alimentation des jeunes (ou des moins jeunes, telle que l’alimentation style fast-food : saucisses, chips, frites, barres chocolatées, sodas, pains avec farine raffinée blanche, aliments riches en additifs chimiques de synthèse, etc.).

 Une étude réalisée sur 260 adultes de plus de 60 ans a montré un lien entre l’apport de carotène, de vitamine C, B1, B2, B9, B12 et la capacité d’apprentissage conceptuel, l’une des fonctions les plus sensibles du fonctionnement cérébral. Selon une étude (Tucker and al. en 1990), la carence en vitamines B1 et B2 peut altérer l’équilibre neuropsychologique d’un adulte, mais aussi impacter son électroencéphalogramme. Ce test permet d’étudier les différences de potentiel électrique produites au niveau de l’écorce cérébrale, apparaissant sous forme de courbe grâce à l’électroencéphalographie (EGG).

 

Quel que soit l’âge, toute carence (même modérée) en micronutriments va affecter la capacité d’apprentissage, les fonctions cognitives et intellectuelles dans leur ensemble.

Aujourd’hui ce que mangent différents jeunes, adultes et surtout de nombreuses personnes âgées, n’est qu’un simulacre, une parodie de ce que devrait être un véritable repas sain, équilibré et nutritif. En effet toutes ces personnes ont mâché et avalé des « choses » en guise de nourriture, mais ces dernières remplissent-elles leur rôle sur le plan alimentaire, ou autrement dit, ont-elles la capacité d’apporter l’ensemble des nutriments dont l’organisme a besoin ?

Une alimentation riche en additifs toxiques, en molécules altérées par diverses techniques de production, de conservation, de préparation ou de cuisson, et en parallèle pauvre en nutriments essentiels à l’état de santé peut-elle véritablement porter le nom de nourriture saine ?

Un tel constat explique à lui seul la très grande majorité des problèmes de santé plus ou moins graves dont souffrent de très nombreuses personnes aujourd’hui et particulièrement les troubles neurologiques.

Les menus fast-food concentrent différents aliments ayant un indice glycémique élevé ou très élevé comme le pain des sandwiches, les frites, les boissons très sucrées, les sodas, etc.
En effet, une très forte dose de sucre dans le sang dans un laps de temps relativement court, provoque une sécrétion très élevée d’insuline par le pancréas.

Cette sécrétion d’insuline s’avère souvent plus importante que nécessaire pour réguler le taux de sucre sanguin : un excès entraîne un autre excès. Comme le rôle de l’insuline est de permettre au sucre de pénétrer (ou de rentrer) au niveau intra-cellulaire, son excès va provoquer un prélèvement excessif de sucre se trouvant dans le sang. C’est ainsi que le taux normal de glucose sanguin par litre n’est plus respecté, d’où l’hypoglycémie réactionnelle qui fait suite à une hyperglycémie.

Peu de gens connaissent les effets redoutables de l’hypoglycémie chronique. En effet, selon le docteur Gould et le neurochirurgien Russell Blaylock, le manque de sucre sanguin peut provoquer les mêmes symptômes que l’anxiété, l’hystérie, la neurasthénie, la psychose et être à l’origine de disputes fréquentes et même de divorces ou de fortes tensions dans les couples.

Dans la schizophrénie l’hypoglycémie est associée à cette pathologie, selon le Docteur Wendel et Beeb, dans 74 % des cas. Le cerveau est un grand consommateur de glucose soit 25 % de la consommation globale du corps. Son manque a immédiatement des conséquences très implorantes au niveau des fonctions neurologiques.

Comme on vient de le voir, le sucre en excès provoque une hypoglycémie réactionnelle. Cette dernière va notamment provoquer la sécrétion de deux hormones surrénaliennes : l’adrénaline (l’épinéphrine) et la noradrénaline (la norépinéphrine).

Ces hormones vont provoquer la conversion du glycogène hépatique (réserve de sucre hépatique) en glucose. Elles vont aussi contribuer à exciter le cerveau en provoquant de la nervosité au niveau cérébral pour augmenter son activité compromise par le manque de glucose dû à l’hypoglycémie.

De plus, en cas d’hypoglycémie, le cerveau produit un neurotransmetteur, le glutamate, qui a un rôle excitateur. L’adrénaline, la noradrénaline et le glutamate vont générer l’hyperactivité du cerveau. Ces sécrétions peuvent être provoquées simultanément en raison de l’état d’hypoglycémie.

Différentes études relatées par le neurochirurgien Russel Blaylock laissent à penser que l’hypoglycémie chronique est à l’origine de nombreux actes délictuels, parfois criminels, d’une grande sauvagerie où la personne ne se contrôle plus.

Il ne s’agit pas ici d’asséner des conclusions hâtives ou à « l’emporte-pièce » en affirmant que tous ceux qui consomment des aliments à indice glycémique élevé vont devenir des délinquants. Cependant, de nombreuses études prouvent qu’une alimentation saine et équilibrée régulant la glycémie favorise les comportements stables. Par contre, l’alimentation favorisant l’hypoglycémie réactionnelle chronique, par des aliments à indice glycémique élevé, est en relation avec une augmentation des actes délictuels.

Sans risque d’exagération, on peut affirmer que l’alimentation de piètre qualité comme celle des fast-foods contribue indiscutablement sur le plan neurochimique à favoriser l’instabilité émotionnelle et donc les comportements « à risque » et asociaux, que ce soit en consommant leurs plats dans leurs propres restaurants ou encore en s’inspirant de ce modèle nutritionnel pour réaliser ses menus chez soi ou à l’extérieur.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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