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LE BLUES HIVERNAL, LE SYNDROME D’UNE CIVILISATION POST-MODERNE.

Nous connaissons tous les « petites chutes » de motivation à la sortie de l’hiver, sensation de fatigue, manque d’énergie, etc. Ceci nous affecte tous plus ou moins selon le contexte, mais un bon nombre d’entre nous peuvent aller jusqu’à la dépression jusqu’au retour des beaux jours.

Encore une fois l’hiver aura bon dos…

Alors les « spécialistes » (médecins, psychologues et même certains naturopathes) vous diront : « rassurez-vous, vous n’y êtes pour rien, tout est normal, votre mode de vie n’a rien à voir là-dedans, non, non, c’est tout bêtement à cause du manque de lumière. »

Ou autrement dit : « votre corps est un incapable et la nature joue contre vous. »

En effet, le manque de luminosité va avoir une conséquence sur la production ou non d’hormones et de neurohormones, par exemple la sérotonine (hormone du « bien être ») ou la mélatonine (hormone du « sommeil »), mais qui est loin d’être arbitraire.

Ces deux hormones (ainsi que quelques autres comme la dopamine, l’adrénaline, la noradrénaline, le cortisol, la progestérone, etc.) sont souvent citées quand on parle de dépression ou de blues hivernal, et nous avons tendance à garder l’accent sur ces quelques hormones et neurohormones et nous arrêter sur le fait qu’effectivement on observe une grande diminution de leurs productions.

Alors nous allons tirer de ces constatations des conclusions hâtives et insensées : « Il n’y a plus assez de lumière en hiver donc votre production hormonale est affaiblie, pas de panique nous avons toutes les gélules et divers compléments alimentaires à vous proposer pour vous aider à pallier ce problème d’ordre naturel… ».

On pourrait aussi dire :

  • « Votre corps est un incapable et la nature joue contre vous et merci la technologie, merci la science. »
  • « Les animaux ne sont pas savants… mais ils savent. »

Je vous propose dans cet article de découvrir une tout autre approche de ce sujet.

 

COMPRENDRE LA CAUSE DES CAUSES

Tout d’abord, la réelle définition physiologique de la dépression se traduit par un défaut de vascularisation, défaut d’apport de sang au niveau du lobe frontal. La cause première est le manque d’apport de sang au niveau cellulaire, mais la question à se poser est : pourquoi ?

Pour que le sang monte jusque dans votre tête, celui-ci doit lutter contre la gravité pour monter au cerveau, ce qui lui demande une énergie importante. Je vous laisse imaginer un instant…

Trois causes importantes viennent sous-tendre à la première.

  1. L’énervation (manque d’énergie nerveuse ou système nerveux dysfonctionnel),
  2. la toxémie (déchets, polluants, toxines non éliminés qui stagnent dans les fluides corporels) et
  3. les carences (défauts nutritionnels ou (et) défauts d’assimilation).

Pourquoi ? Tout simplement, car la capacité adaptative du corps a été largement dépassée et que nous avons franchi le seuil de tolérance.

 

Manque d’énergie nerveuse, car on ne se repose pas.

 

Au moment de l’hiver où il n’y a plus beaucoup de soleil, les journées sont courtes, la chaleur diminue, nombre d’entre nous, au lieu de prendre exemple sur le vivant qui nous entoure, qui hiberne et se repose véritablement, ont tendance à se mettre en suractivité. Cela se traduit par l’utilisation  abusive de lumière artificielle , de stimulants divers et variés, d’une alimentation raffinée à outrance et par l’usage d’écran de télévision, d’Internet et de WiFi à gogo.

Tout ceci nous tue à petit feu et détériore littéralement notre système nerveux et bouffe notre énergie vitale.

 

NOTRE MODE DE VIE

 

Nous ne nous reposons pas assez, mais ce n’est pas tout. On se stimule beaucoup trop ; regardons par exemple notre sommeil : est-il réellement réparateur ? Considérons-nous que rester sur notre canapé à manger des chips devant la télé est une forme de repos ?

Pour que le corps se mette en mode repos, il faut qu’il y ait production d’une hormone que l’on appelle mélatonine. La mélatonine n’est produite que lorsque la thyroïde reçoit les informations nerveuses, que la production d’adrénaline et de cortisol descende, ainsi notre glande pinéale reçoit l’information que l’intensité de la lumière descend.

Comme je l’ai dit nous somme trop stimulés, donc en surproduction de certaines hormones (cortisol et adrénaline), de plus quand la nuit tombe nous n’allons pas nous coucher, mais nous continuons à être exposés à nos lumières et à nos écrans, notre WiFi, etc. Donc la production de mélatonine est quasiment inexistante.

Tout ceci procure un stress permanent à l’organisme. Ce stress chronique va demander une sursollicitation adaptative à l’organisme, une production massive entre autres de cortisol et d’adrénaline qui en excès acidifient l’organisme, l’affaiblissent, et qui vont surtout venir obstruer la production de beaucoup d’autres hormones, comme les hormones thyroïdiennes et parathyroïdiennes.

Perte du métabolisme et donc mauvaise digestion, assimilation et élimination… ce qui amène toxémie et carences. Cela s’explique en raison d’une alimentation transformée, industrialisée, chimique, source de toxémie, associée au fait que l’on ne respecte pas la physiologie digestive, que l’on mange dans le bruit, avec de mauvaises combinaisons alimentaires, à des heures non convenables, que l’on surmange et surtout que l’on ne respecte pas les temps de digestion, d’assimilation, d’utilisation et d’élimination.

Peu à peu, l’organisme n’arrive plus à éliminer correctement toutes les toxines et résidus de notre alimentation. Cela va l’encombrer et l’empêcher d’assimiler correctement. On pourra constater alors de nombreuses carences, et ce alors même que l’on mange régulièrement, et même dans certains cas, qu’on a adopté une alimentation variée, équilibrée et saine !

Dans bien des cas, notre alimentation moderne ne nous apporte absolument pas ce dont nous avons besoin, car tout est transformé et le corps ne reconnaît pas vraiment toutes ces molécules transformées et altérées.

 

Le corps a besoin d’aliments frais, non transformés et naturels.

 

Même les fruits et légumes du supermarché sont dépourvus de micro- et macronutriments, en raison d’une cuisson excessive qui altère les propriétés biochimiques de ces aliments, mais aussi, car ces fruits et légumes poussent sur des sols dépourvus de vie, voire la plupart du temps hors-sol. Dans cette histoire, c’est véritablement le chat qui se mord la queue.

 

Nombre d’entre nous choisissent de ne pas se remettre en question et préférèrent adhérer à l’idée que notre organisme a besoin sans cesse d’être aidé, que la nature est contre nous, et que le recours à différentes pilules va nous apporter la solution à tous nos problèmes.

Une autre solution consiste à nous remettre en cause et à changer de mode de vie. Pour faire ce choix, il faut tout d’abord étudier et connaître toutes les notions que l’on vient d’évoquer ci-dessus.

Lisez la suite ici! 

Bien à vous,

Eatman

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Eatman - Permaculteur / Hygiéniste

Depuis son adolescence, Eatman (Thomas de son prénom), est en proie à un malaise profond : le monde dans lequel il évolue ne le satisfait pas. Il partage ses idées et n'hésite pas à les confronter avec des médecins, diététiciens et autres naturopathes. Fort de ses nouvelles certitudes, il entreprend alors de changer radicalement de mode de vie, consommant principalement, à 70% une alimentation vivante, bio et végétal (composé de fruits, feuilles, oléagineux et de légumes).

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