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Dominique partage avec nous son « parcours du combattant » qui l’a conduit à changer radicalement son alimentation pour une alimentation massivement végétale et crue.

« Il y a encore quelques années de cela, je n’étais pas bien dans ma peau. Attaché à mon image, j’étais dans une recherche continue de superficiel. Seuls les plaisirs immédiats m’importaient. J’étais bodybuilder, je ne me dopais pas, mais je consommais des protéines en poudre. Je mangeais comme tout le monde, c’est-à-dire mal, et je buvais un litre de lait par jour. En gros, les légumes pour moi, ben c’était pour la décoration !

En plus de mes trois repas par jour, je consommais trois shakers de protéines en poudre mélangés à du lait. Sur les trois repas principaux, je consommais des protéines animales.

J’ai commencé à avoir des problèmes de santé intestinale dès l’âge de 14 ans. Tout a débuté par une première gastroentérite, suivie rapidement par des alternances diarrhées-constipations, des douleurs cœliaques et ce genre de problèmes intestinaux. Une ou deux fois par an, alors que je m’adonnais au vélo, j’étais terrassé par une vive douleur dans le ventre qui m’obligeait à m’allonger au sol afin de faire passer cette intense souffrance.

J’avais des grippes intestinales terribles deux fois dans l’année, et toutes sortes de bronchites, laryngites, etc. (un peu comme « tout le monde » en somme… normal, vu que de très très « méchants virus sévissaient » au gré des saisons !). Lors d’un raz-le-bol d’une énième gastro, j’ai demandé à mon médecin pourquoi je souffrais autant des intestins et plus particulièrement des grippes intestinales. Sa réponse ne m’a pas plu (mais j’ai dû m’y résoudre, puisqu’il était MA référence médicale à l’époque) :

« Tu n’y peux rien, c’est comme ça, tu as une prédisposition génétique, une sensibilité intestinale plus grande que d’autres ». En clair, je mourrai avec ça ! Super non, le pronostic ?

Malgré cela, je pensais que tout allait bien quand même, que je « pétais » la forme, car j’étais vraiment baraqué. Seulement voilà, mes problèmes ont empiré avec les années et surtout avec ma nutrition de culturiste protéinée et gavée au lait : varicosités sur les jambes, hémorroïdes, migraines trois fois par semaine, ventre gonflé, douleur à l’estomac toutes les nuits durant de longs mois, champignons aux doigts de pieds, etc.

Durant mes études de kinésithérapie (j’ai été diplômé en 1995), j’avais tenté de trouver des réponses à mes premiers symptômes, à savoir mes gastros et autres désagréments intestinaux. Mais c’était une fois encore sans succès. On nous vantait les produits laitiers à gogo à l’époque (je précise à l’époque, car heureusement, le monde médical aussi change, évolue et on a trop tendance à le critiquer facilement et injustement. Il existe des dérives, c’est clair, mais les bienfaits sont là aussi et il serait idiot de les nier).

Après mes études de kiné, j’ai entrepris différentes formations, dont la thérapie manuelle. Alors que nous nous entraînions entre nous, notre professeur m’a décelé un « problème au foie » et m’a demandé si je consommais beaucoup de produits laitiers et de protéines pour avoir une telle musculature. Lui répondant naturellement que oui, il m’a alors suggéré d’arrêter tout ça… ce que je ne fis naturellement pas, vu que tout le monde sait combien les produits laitiers sont « bons et indispensables pour la santé » !

Trois ans après, j’ai intégré une école d’ostéopathie. Mes symptômes avaient encore empiré. J’avais des douleurs gastriques toutes les nuits depuis huit mois. En fait, c’était un ulcère.

J’avais aussi des douleurs au niveau du cæcum (partie du côlon) et des migraines toutes les trois semaines. J’avais aussi des hémorroïdes énormes et une baisse de la libido. Pour quelqu’un chez qui tout était basé sur le plaisir instantané, c’était un problème… J’ai alors demandé à l’assistant d’un professeur de m’examiner. Il a fait une grimace terrible et m’a dit que mon système digestif allait très mal ! Je suis alors allé demander un deuxième avis à un ami et confrère qui m’a fait la même tête alarmiste et prodigué le même avis, en me précisant bien que si je ne changeais pas radicalement mon mode de vie, j’allais me faire un méga problème de santé dans pas longtemps.

Là, j’étais sous le choc et « open » pour entendre enfin ce que je n’avais pas pu entendre les années précédentes.

Il m’a diagnostiqué un foie ptôsé (fixation basse du foie dans l’abdomen, ce qui causait aussi un engorgement du système veineux inférieur expliquant les varicosités et les hémorroïdes), une inflammation chronique de la vésicule biliaire, du côlon ascendant et descendant, ainsi qu’un ulcère de l’estomac. Il m’a recommandé de supprimer tout produit laitier pendant 18 mois et d’arrêter de consommer des protéines en poudre. Et ce, pour manger massivement du cru végétal. En parallèle, il m’a donné un produit pour faire office de pansement gastrique qui à l’époque était composé de charbon actif et d’huiles essentielles, ainsi qu’un drainant pour le foie et des probiotiques que j’ai pris durant un an et demi.

Cette réforme de mon alimentation a été miraculeuse. En un mois, ma santé a totalement basculé.

Par contre, la première semaine a été particulièrement critique. Manger du cru sur un système totalement enflammé, ça me pliait en quatre et me provoquait les pires migraines de ma vie ! Mon ignorance concernant la manière de me nourrir à l’époque me poussait à m’acheter des kilos de carottes en supermarché et je les mangeais comme ça… crues. J’ai vraiment « dégusté » !

Mon ami me suivait et il a pu me guider dans ma manière de m’alimenter.

Ainsi, mes hémorroïdes se sont décongestionnées et, en l’espace de trois semaines, mon foie s’est décongestionné dans le même laps de temps, mes migraines se sont rapidement estompées pour finalement totalement disparaître et enfin mon ventre s’est assoupli.

Je n’ai plus jamais eu de gastro depuis cette époque… c’était il y a 18 ans ! 

Avant / 7 ans après

Je n’ai plus vu de médecins pendant des années.

Dès le deuxième mois, je ne me reconnaissais pas : j’étais paisible ! D’habitude, je passais mon temps à m’examiner et j’étais très agressif. Mais désormais, j’expérimentais une paix qui m’était inconnue et qui était le fait de l’alcalinisation de mon organisme.

Oh bien entendu, il y a toujours des blessures personnelles qui peuvent faire surgir des colères, mais elles n’ont plus rien à voir avec ma réactivité passée.

Plus tard, j’ai pris des cours d’alimentation vive avec Pol Grégoire, qui a répandu ça en Belgique. Cela m’a donné des clés sur les bonnes associations alimentaires, notamment et sur la compréhension de ce que peut-être une alimentation saine et porteuse de vie.

Désormais, mon alimentation est essentiellement végétarienne, mais je consomme parfois du poisson et de la viande.

Et le monde du culturisme, me diriez-vous ? Hé bien en 1998, j’ai vécu une terrible épreuve sentimentale qui m’a fait chavirer comme jamais, jusqu’à m’amener au bord de la mort. À cette époque, mon corps n’était plus cette sculpture grecque que je voyais, non, lorsque je me regardais dans le miroir à partir de ce moment là, je n’ai plus vu qu’une merde, un sale type… et j’ai sombré dans l’alcool et les psychotropes.

Un long cheminement personnel m’a vu renaître totalement neuf et j’ai quitté le milieu des « pousseurs de fonte » dans lequel je ne me reconnaissais plus.

Changer d’alimentation a été l’un des piliers de ce changement, pas l’unique, mais il est aujourd’hui un magnifique outil d’accompagnement de mes traitements. »

Dominique Dessart, 44 ans

Propos recueillis par Carine Phung

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Carine Phung Van

Journaliste indépendante, Carine a découvert l’alimentation vivante il y a plusieurs années. Alors mère de son troisième enfant, elle expérimente une énergie qui la convainc d’adopter ce qui pour elle est devenu un art de vivre. Ses petits problèmes de santé s’envolent, puis finalement ses problèmes de thyroïde. Passionnée, Carine co-crée alors le magazine Le Chou Brave. Puis elle rejoint l’association La vie en Raw, pour aider à promouvoir l’alimentation vivante en région Rhône-Alpes. Elle réalise aussi des vidéos de recettes crues ou de témoignages à travers les chaînes YouTube La vie en Raw et Vital’Liens.

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3 réponses
  1. Thierry91
    Thierry91 dit :

    Bonjour
    Dominique a fait un nettoyage avec charbon actif et d’huiles essentielles, ainsi qu’un drainant pour le foie et des probiotiques.
    Est il possible d’avoir plus de précisions ?
    Dosage, fréquence, typre d HE, nom du drainant pour le foie etc…
    Merci beaucoup.

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