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Il y a 6 ans, Aurélie Mazerm-Viard prend un virage majeur dans sa vie : elle devient végétarienne et un mois plus tard crudivore. Elle rencontre Éric Viard à ce moment-là, et les deux tourtereaux deviennent rapidement inséparables. À eux deux, ils sont déjà à la tête d’une famille de 5 enfants et c’est une autre petite fille qu’ils accueilleront de leur union. Aurélie vit sa troisième grossesse 90 % crue, allaite sa fille jusqu’à ses trois ans et choisit de l’accompagner dans sa diversification alimentaire en privilégiant l’alimentation végétale et crue. Elle accompagne aujourd’hui les familles qui souhaitent se nourrir autrement et vivre ainsi un épanouissement total. Aujourd’hui, Aurélie nous raconte son parcours et partage quelques astuces de maman.

 

Christine : Bonjour Aurélie, je suis ravie de te rencontrer aujourd’hui. Pourrais-tu te présenter brièvement?

Aurélie : Bonjour Christine. À la base je suis couturière; mais à la suite de soucis de santé de la plus grande de mes filles (qui a 15 ans aujourd’hui), six ans en arrière j’ai fait un virage de vie : j’ai changé d’alimentation et j’ai changé mon point de vue sur la santé. Je suis devenue végétarienne et un mois plus tard, j’étais 100 % crudivore.

Un an plus tard, j’ai rencontré Éric (le fondateur du site Biovie) et nous sommes tombés amoureux. Lui avait déjà trois enfants et moi deux enfants d’un premier mariage, et je suis rapidement tombée enceinte de notre fille qui a trois ans maintenant. J’ai vécu cette troisième grossesse au cru et je ne trouvais aucune information en français pour m’aider dans cette grossesse. Heureusement j’ai pu être accompagnée par Irène Grosjean et Thierry Casanovas.

J’ai accouché à la maison, dans l’eau, et notre fille est principalement au cru depuis toujours.

 

Christine : Tu es donc devenue végane/crudivore avec tes enfants depuis 5 ans environ, c’est bien ça?

Aurélie : Moi oui. Ma deuxième fille a fait le choix elle-même de devenir végétarienne et ma grande mange de façon traditionnelle et classique quand elle est à l’extérieur de la maison (chez son papa ou à la cantine par exemple). Ma petite est au cru comme nous.

 

Christine : Côté santé, tu parlais d’une véritable transformation. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet?

Aurélie : Avant de manger ainsi je t’aurais dit que je suis quelqu’un en bonne santé. Mais une fois que j’ai fait ce changement-là, au niveau physique, j’ai rajeuni. Ma peau n’est plus du tout la même. Disparition totale de l’acné. Je me lavais les cheveux tous les jours, je les lave une fois tous les dix jours maintenant. J’ai des cycles menstruels très réguliers, courts et non douloureux. Avant j’avais des nausées, j’étais couchée, etc. Pour moi le plus gros changement a été au niveau de mon cycle féminin.

Ma grande, vers 10 ans, tombait dans les pommes tous les matins aux alentours de 11 h et sa courbe de croissance s’était arrêtée. Je suis allée voir un naturopathe qui m’a complètement changé son alimentation pour réguler son taux d’insuline et en trois semaines les choses ont été réglées.

Et ce matin, je discutais avec ma seconde qui me disait : « maman tu te rends compte que cela fait cinq ans que je n’ai pas mis les pieds chez un médecin? ». Alors qu’avant nous y allions au moins trois fois dans l’hiver, car nous avions droit à une petite grippe, une angine et une gastro.

 

Aurélie Mazerm_Viard - La Crusine en famille_blogue_regenerescence_02

Christine : Et justement, comment tes filles ont-elles vécu ce changement et cette nouvelle éducation alimentaire? Tu me disais que tu étais quelqu’un de radical, as-tu fait de même avec tes enfants? Quels conseils donnerais-tu aux parents qui nous lisent?

Aurélie : Le truc c’est que quand j’ai changé d’alimentation, elles n’étaient pas là. C’était pendant un mois où elles étaient chez leur papa. Quand elles sont revenues, elles ont remarqué qu’il y avait un extracteur qui n’était pas là avant dans la cuisine, de nouveaux ingrédients, énormément de bananes, beaucoup de fruits, etc. La première année, ma plus grande était super inquiète pour moi, elle était dans le refus, l’opposition, et en même temps dès qu’elle était à l’extérieur, elle était très fière de dire que sa maman était végétarienne.

Je leur avais expliqué qu’on ne mangerait plus de viande à la maison, uniquement à la cantine ou à l’extérieur. Cela s’est bien passé.

Quand j’ai fait mes premiers jeûnes, j’ai fait en sorte que les filles ne soient pas là non plus.

Peu à peu, elles se sont rendu compte que j’allais mieux, que j’avais plus d’énergie. Il est important d’expliquer aux familles que dans la pratique si tu forces un enfant à manger d’une certaine façon c’est comme si tu lui imposais des idées religieuses ou politiques, et tu as toutes les chances que vers 16 ans il se mette en danger en consommant justement tout ce qu’il n’a pas le droit de consommer. Alors nous, on ne fonctionne pas comme cela. On reste dans la proposition et le partage. Par contre à la maison, il n’y a ni alcool, ni viande, ni poisson, il n’y a que les œufs de nos poules.

Il y avait aussi la préparation des repas ensemble. De parler des ingrédients ensemble. On se racontait des histoires avec les carottes par exemple. Tout ce que l’on peut faire avec une carotte : en purée, cuite, crue, en bâtonnets, râpée, jus, etc.

 Je restais vraiment dans la proposition sans être trop intrusive. Et petit à petit, les choses ont évolué. Mon conseil : soyez patient et ne soyez pas rigide dans vos objectifs. Et après tu vis des moments magiques où maintenant d’elles-mêmes, quand elles commencent à se sentir moins bien, elles se mettent à la diète ou au jeûne.

 

Christine : Et pour la petite dernière qui est au cru depuis toujours, comment cela se passe-t-il? As-tu eu un accompagnement? Des inquiétudes face aux allergies?

Aurélie : Ma grossesse s’est super bien passée au niveau physique. Je me suis mise à un rythme de croisière avec du jus d’herbe d’orge dès la seconde moitié de grossesse. J’avais des résultats sanguins excellents. L’accouchement et l’allaitement se sont bien passés. Vers deux mois et demi, notre fille tournait déjà le visage vers les aliments que l’on mangeait. Nous avons donc commencé par de la banane, puis de la mangue, et quand elle s’est tenue assise on a fait la diversification menée par l’enfant . Vers un an nous avons intégré tout ce qui est pâtés de tournesol et algues. Aussi je l’ai allaitée jusqu’à ses 3 ans.

 

Christine : Comment en es-tu venue à travailler avec Éric?

Aurélie : On s’est réuni dans le travail en apportant un côté familial. Éric a été le premier à éditer un livre de Crusine en France il y a 12 ans. Puis il a fait du sourcing pour l’alimentation végétale. Sa ligne directrice c’était : « des gros conditionnements, très peu d’intermédiaires pour avoir un prix qui soit abordable pour, notamment, les familles ».

Quand j’ai commencé à travailler avec lui, on s’est orienté sur des demandes des parents ou pédiatres. Par exemple à un moment je travaillais avec une pédiatre qui avait beaucoup d’enfants atteints de reflux gastro-œsophagien. Nous, on apportait des produits en adaptant nos recettes à ce public particulier qui n’était pas sensibilisé au régime végane et cru, mais qui avait pourtant une bonne réponse pour leurs symptômes.

Et au bout d’un moment donné, Éric m’a dit que ce serait bien de faire une première formation pour donner des bases aux familles. Nous l’avons orienté autour de quatre piliers : les recettes doivent être faciles à faire, pas chères, les enfants doivent pouvoir les réaliser avec leurs parents et les ingrédients sont simples à trouver. Le premier volet de cette phase est donc la formation « Crusine en famille » . On espère faire deux autres volets par la suite.

 

Aurélie Mazerm_Viard - La Crusine en famille_blogue_regenerescence_01

Christine : Pourrais-tu me parler davantage de votre formation « Crusine en famille » ?

Aurélie : L’idée est venue au mois d’octobre 2018. On a fait deux séries de tournage. On a monté les vidéos et on l’a sortie fin mai 2019.

Il y a très peu de blabla, c’est beaucoup de recettes. L’idée derrière cette formation, c’est les premiers pas en Cruisine et comment se lancer avec des plats que les enfants vont aimer. J’ai pris les classiques de l’alimentation des enfants et je les ai proposés en version Cruisine. On y retrouve par exemple des pizzas, des goûters, des petits-déjeuners. Et en mettant en application ce que je propose, les enfants vont gagner en immunité.

En s’inscrivant, les personnes auront accès à 18 recettes et des techniques de Cruisine. Il y a aussi deux bonus : un livre à télécharger « Raw Family » et une remise sur notre boutique Biovie.

 

Christine : Comment imaginez-vous la suite?

Aurélie : Le second module serait plus une autonomie alimentaire pour les familles avec de vrais plats et des techniques pour apprendre à faire ses lactofermentations soi-même ou encore ses salades, légumes, etc.? Comment les conserver, etc.?

 

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Christine Lacaze

Naturopathe, rédactrice web, méditante, maman écolo... Christine est de nature curieuse et enthousiaste. Elle aime partager ses expériences sur le chemin du bien-être et de la santé. Une vie plus saine et plus heureuse, voilà ce qu’elle vous propose d’expérimenter.

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