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La constipation touche la plupart d’entre nous à différents niveaux.

Qu’est-ce que la constipation ?

Elle se traduit par une difficulté à éliminer les selles par le côlon. La fréquence d’élimination chez les individus peut varier : d’une à deux selles par jour ou encore une selle par semaine, voire une élimination toutes les 2 à 3 semaines.

Différents spécialistes estiment que la constipation ne commence que lorsqu’il y a « émission de selles dures, de faible volume (moins de 50 g par jour) et moins de trois fois par semaine ». Avec de tels propos, nous sommes quasiment tous exempts de constipation, ce qui est pourtant loin d’être le cas.

Pour comprendre réellement le phénomène, il est important de s’informer et de consacrer un peu de son temps à étudier le fonctionnement physiologique lié au processus d’élimination des déchets « solides » de l’organisme.

 

Le côlon

Notre côlon mesure environ 1,50 m de longueur et 8 cm de diamètre lorsqu’il est normal. Il est formé de plusieurs parties bien distinctes : le cæcum, l’appendice, le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant et le côlon sigmoïde.

  • Il reçoit les divers déchets de la digestion du foie (acide de la bile et excès de cholestérol), mais aussi dans certains cas les sécrétions des sinus, de la gorge, des poumons, des muqueuses produites dans le système digestif, du sang et de la lymphe. Et tout ce qui est anormal, mort ou dénaturé en relation avec notre alimentation actuelle.
  • Il joue un rôle dans la régularisation de l’eau dans le corps.
  • Il absorbe une partie des éléments nutritifs.
  • Il loge une grande population de bactéries (bénéfiques à l’organisme) qui contribue à la production de vitamines B12 et K, abrite des enzymes et surtout déloge les bactéries néfastes par compétition entre les bactéries saprophytes et pathogènes. Les bactéries sont primordiales dans le processus d’élimination ; elles transforment certains restes alimentaires, déchets et toxines, qui seront expulsés vers le rectum.

Le fonctionnement optimal de notre côlon se fait avec une alimentation à dominante alcaline, composée de fruits, de légumes, de feuilles, de noix, de graines, de graines germées, de fleurs, etc.

Le côlon ne fonctionne plus correctement lorsque notre alimentation est particulièrement acide et composée d’un excès de viande, mais aussi d’un excès d’aliments industriels, surgelés, laitiers et céréaliers. Attention à l’abus de café et d’alcool, qui ont des effets délétères sur tout l’organisme, dont le côlon.

 

« LA MORT COMMENCE DANS LE CÔLON » (HIPPOCRATE)

 

Tous les aliments dénaturés et dévitalisés dont nous venons de parler ci-dessus sont certes appétissants et agréables à déguster, mais encrassent petit à petit notre côlon par l’excès de certains déchets qu’ils génèrent. De fines couches successives de mucus se déposent sur ses parois. Au fil des années, ces dépôts constitués de toxines ne cesseront d’augmenter.

Comment peut-on rompre l’équilibre de notre microflore colonique ?

Après la naissance, l’équilibre de la microflore intestinale est en continuelle évolution. Il s’agit d’un équilibre dynamique qui peut être inversement rompu par différents facteurs endogènes et exogènes.

Les facteurs endogènes 

Un déficit immunitaire (dû aux carences de la mère), mais aussi en cas de blessure ; opération chirurgicale ; inflammations diverses ; constipation chronique ; tumeur dans l’intestin.
Tout cela peut favoriser une perturbation importante de la microflore, qui peut s’en trouver gravement perturbée. Puis, par effet de ricochet, une telle situation contribuera à accroître tous les symptômes d’une « maladie », quelle qu’elle soit, et retardera notre convalescence.

Les facteurs exogènes 

Alimentation déséquilibrée (acide) ; contamination aux métaux lourds (p. ex : déodorants, anti-transpirants) ; pesticides ; additifs alimentaires ; antimicrobiens ; infections par des germes pathogènes ; stress intense ; antibiotiques ; vaccination, etc. Tout cela va contribuer à inhiber les bonnes bactéries du côlon, ce qui laissera la place aux germes opportunistes et pathogènes (responsables de la « maladie ») pour se multiplier.

Les conséquences sont de gravité variable : de simples troubles de la digestion jusqu’à la rupture complète des barrières de défense de l’organisme. Dans ce cas, on risque la prolifération de germes jusqu’à la septicémie (infection généralisée) et donc potentiellement la mort !

Le stress chronique

Lui aussi va perturber énormément la fonction d’élimination, pour la simple et bonne raison que les reins vont être en surcharge par l’activité intense de deux petites glandes qui les coiffent que l’on appelle les glandes surrénales, et notamment du cortisol (hormones, catabolique, hyperglycémiante) qui, produit en trop grande proportion, acidifie l’organisme en plus de créer de la résistance à l’insuline et à bon nombre d’autres hormones. Ce qui va, par proximité déjà, créer un trouble intestinal et du côlon. Puis, cette suractivité d’adaptation va s’impacter directement sur notre système nerveux sympathique (lutte ou fuite). Cette sursollicitation ne permettra plus au système nerveux parasympathique (calme, contact) de s’exprimer et de remplir sa fonction, notamment pour le coup permettre une onde péristaltique dans les intestins et le côlon pour assurer entre autres l’évacuation des déchets de l’organisme.

 

L’ingérence émotionnelle

L’affaiblissement dû à l’influence énervante des émotions est très bien connu : la peur, la colère, la haine, la jalousie, etc. La peur peut même tuer le corps sur le coup. L’angoisse et la précipitation sapent sournoisement la vitalité. La crainte de la guerre, de la mort ou de l’avenir, les soucis financiers, la peur toujours, est une des causes les plus répandues d’énervement, ainsi que de la discorde interhumaine.

La « maladie » dépend grandement de cela…

Ces émotions viennent très souvent de nos intestins, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ?

 

Avoir mal aux TRIPES ?

L’alimentation a bel et bien un important rôle à jouer dans cette histoire : « ON EST CE QUE L’ON MANGE… » A l’inverse, les émotions négatives engendrent un tel processus que, même avec une alimentation physiologique, nos efforts sont voués indéniablement à l’échec.

Chacune de ces réactions peut être de source multifactorielle, mais conduira toujours à un épuisement des glandes surrénales.

Qui dit glandes surrénales affaiblies dit système nerveux autonome amoindri : mauvaise transmission des neurotransmetteurs, donc agissement des diverses glandes de façon incorrecte ou inexistante.

 

Que sont nos organes sans nos glandes ?

Le cerveau est lui aussi un organe. S’il y a de mauvais signaux ou des incohérences entre les intestins et notre cerveau, que se passe-t-il ? Nous avons des émotions négatives !

Comment rétablir cette « anomalie » ?

 

La stimulation et l’énervation

Lorsque le système nerveux a été trop longtemps malmené (sursollicitation, toxémie, carences), cela aboutit par exemple à une altération des membranes cellulaires ainsi que de la gaine de Schwann et de la myéline (protection du système nerveux, composée de corps gras) en raison du stress oxydatif.

On peut aussi constater des détériorations notoires au niveau des muqueuses de l’organisme, ce qui engendre une porosité mucoïde qui laissera passer des molécules comme certains peptides opioïdes que le corps va stocker dans les acides gras de la gaine de Schwann et de la myéline.

Tout cela va indéniablement perturber à nouveau notre système nerveux et endocrinien, ce qui aura indéniablement une influence directe sur le péristaltisme (c’est-à-dire la progression des selles dans le tube digestif).

 

 

Tous ces facteurs vont contribuer et co-contribuer, chacun leur tour, à une seule et même chose : l’épuisement total du système nerveux, l’épuisement complet de l’organisme.

Et donc forcément au fait que le corps n’arrive plus à éliminer les déchets par les intestins et le côlon particulièrement, de manière adéquate, ce qui conduit à une déficience du système immunitaire et à la constipation.

 

Il reste maintenant à voir en pratique les solutions à la constipation de manière holistique.

 

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Eatman - Permaculteur / Hygiéniste

Depuis son adolescence, Eatman (Thomas de son prénom), est en proie à un malaise profond : le monde dans lequel il évolue ne le satisfait pas. Il partage ses idées et n'hésite pas à les confronter avec des médecins, diététiciens et autres naturopathes. Fort de ses nouvelles certitudes, il entreprend alors de changer radicalement de mode de vie, consommant principalement, à 70% une alimentation vivante, bio et végétal (composé de fruits, feuilles, oléagineux et de légumes).

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