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Un français sur 5 souffre d’une forme de migraine, pourtant près de 2/3 (60%) d’entre eux l’ignorent…Les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes et les personnes de moins de 55 ans davantage migraineuses.

Selon le Dr Jacques Allard :
La migraine est une forme particulière de mal de tête (céphalée). Elle se manifeste par crises qui peuvent durer de quelques heures à quelques jours. La fréquence des crises est très variable d’une personne à l’autre, pouvant aller de plusieurs crises par semaine à une crise par an ou moins.

La migraine se distingue du mal de tête « ordinaire », notamment par sa durée, son intensité et par différents autres symptômes. Ainsi, une crise de migraine commence souvent par une douleur ressentie d’un seul côté de la tête ou localisée près d’un œil. La douleur est souvent perçue comme des pulsations dans la boîte crânienne, et elle est aggravée par la lumière et le bruit (et parfois les odeurs). La migraine peut aussi s’accompagner de nausées et de vomissements.

Particularité surprenante, dans 10 % à 30 % des cas, les crises de migraine sont précédées de manifestations physiologiques qu’on regroupe sous le nom d’aura. Les auras sont essentiellement des troubles visuels qui peuvent prendre la forme d’éclairs lumineux, de lignes aux couleurs vives ou d’une perte de vue temporaire. Ces symptômes disparaissent en moins d’une heure. Survient alors le mal de tête.

Durant les années 1960 à 1990, on a cru que les migraines étaient essentiellement causées par des changements vasculaires : un resserrement des vaisseaux sanguins (vasoconstriction) qui entourent le cerveau, suivi d’un gonflement (vasodilatation). Or, des recherches menées par la suite montrent que l’origine de la migraine est beaucoup plus complexe.

En effet, c’est toute une cascade de réactions dans le système nerveux qui provoquerait cet intense mal de tête. On a récemment découvert un mécanisme neurologique permettant d’expliquer pourquoi la lumière exacerbe la douleur de la migraine tandis que l’obscurité la calme. Ces réactions en chaîne ont des effets non seulement sur les vaisseaux sanguins, mais aussi sur l’inflammation, les neurotransmetteurs et d’autres éléments.

Les céphalées de tension sont des maux de tête qui se traduisent par une sensation de serrement sur le front et les tempes. Il ne s’agit pas de migraines. Les personnes qui ont des céphalées de tension ponctuelles demeurent globalement peu incommodées par leur mal de tête. D’ailleurs, elles consultent rarement un médecin pour cette raison. La céphalée de tension ponctuelle ou chronique est souvent engendrée par la tension nerveuse ou l’anxiété. Elle ne provoque ni nausées ni vomissements.

 

Les déclencheurs d’origine non alimentaire

Différents facteurs d’ordre personnel ou environnemental ont été identifiés comme des déclencheurs par les gens qui souffrent de migraine.

En voici quelques-uns.

  • Le stress ;
  • Relaxer après une période de stress (migraine survenant au début des vacances, par exemple) ;
  • La faim, jeûner ou sauter des repas ;
  • Une modification des habitudes de sommeil (dormir plus tard que d’habitude, par exemple) ;
  • Une modification de la pression atmosphérique ;
  • La lumière vive ou les bruits forts ;
  • Faire trop ou pas assez d’exercice physique ;
  • Le parfum, la fumée de cigarette ou des odeurs inhabituelles ;
  • Divers médicaments, dont les analgésiques utilisés trop fréquemment et les contraceptifs oraux, dans certains cas.

Les déclencheurs d’origine alimentaire

Environ 15 % à 20 % des gens qui souffrent de migraine indiquent que certains aliments sont à la source de leurs crises. Les aliments les plus souvent cités sont les suivants :

  • L’alcool, plus particulièrement le vin rouge et la bière ;
  • La caféine (ou le manque de caféine) ;
  • Les fromages vieillis ;
  • Le chocolat ;
  • Le yogourt ;
  • Les aliments fermentés ou marinés ;
  • Le glutamate monosodique ;
  • L’aspartame.

Évidemment, le fait de mieux connaître les aliments qui déclenchent la migraine constitue une façon naturelle et logique de réduire la fréquence des crises. Par contre, cette approche demande plus d’efforts et de discipline, notamment parce qu’il faut découvrir les aliments problématiques. Pour ce faire, le fait de tenir un journal des migraines est certainement un bon point de départ. Il peut également être utile de consulter un spécialiste de la nutrition.

De nombreuses méthodes de gestion du stress ont prouvé leur efficacité dans la prévention des crises de migraine, car le stress peut être un déclencheur important. À chacun de trouver la méthode qui lui convient le mieux

 

La migraine - Qu'est-ce que c'est ? - Comprendre ses causes - regenerescence -01

(Source passeport santé)

 

Commentaire du naturopathe-hygièniste.

Avec une approche holistique on sait que toutes maladies ou troubles de santé sont causés par les toxiques (dans son approche la plus large possible), les carences (dans son approche la plus large possible) et les excès (dans son approche la plus large possible).

L’approche le plus large possible signifie ici que les causes peuvent être alimentaire, micro-nutritionnelle, digestive, relationnelle, émotionnelle, comportementale, environnementale, ou encore concerné un facteur de santé tel que la qualité de l’eau, de l’air, des sols, etc.

Même si depuis les années 1990 la cause de la vasodilatation et la vasoconstriction des vaisseaux n’est plus considéré comme l’unique cause ou mécanisme à l’origine des migraines, il n’en reste pas moins vrai que la partie qui irrigue le cerveau est constituée de vaisseaux extrêmement fins, très sensibles à la douleur.

Tout toxique considéré par l’organisme comme un antigène va provoquer une réaction immunitaire (présence d’anticorps). Cela va former un complexe immun qui sera normalement métabolisé par l’organisme.

En cas d’excès, les complexes immuns provoquent un état inflammatoire et une vasodilatation importante là où ils se situent, d’où possiblement, certaines douleurs que l’on attribue à la migraine.

Différentes notions sont à considérer pour favoriser les processus d’homéostasie et le retour à l’équilibre de l’organisme entraînant dans différents cas, la disparition de certains maux comme les migraines chroniques.

Durant mon expérience, j’ai constaté que certaines migraines chroniques ont disparu à partir du moment où l’on s’est intéressé à l’équilibre acido-basique, ou encore lorsque l’on a corrigé toutes les causes des troubles digestives générateur de toxiques.

Dans d’autres cas, les migraines ont disparu avec la suppression d’un aliment en particulier, etc.

Voici quelques approches à respecter pour optimiser le retour au fonctionnement optimal de l’organisme et ainsi favoriser la cessation des migraines chroniques.

  • La notion d’équilibre acido-basique est un paramètre important à prendre en compte. En effet l’excès d’acidité au niveau tissulaire favorise une plus grande sensibilité à la douleur. D’autre part elle favorise aussi la vasoconstriction des vaisseaux sanguins. Chez certaines personnes la consommation régulière d’agrumes comme un jus citron sous forme de citronnade, peut provoquer des migraines, sans doute en raison du déséquilibre momentané de l’équilibre acido-basique de l’organisme.
  • Le foie ayant une capacité de neutralisation des toxiques de l’organisme, il occupe un rôle important dans la dépollution de l’organisme (effet « détox » par des mécanismes de sulfoconjuguaison entre autres.) qui en excès peuvent être à l’origine de réaction immunitaire et inflammatoire. Si le foie est « défaillant » dans cette fonction de neutralisation des toxiques, certains déchets non neutralisés et éliminés, peuvent être à l’origine de réaction immunitaire-inflammatoire et provoquer des migraines chroniques.
  • Certaines carences en oligo-éléments, minéraux, vitamines peuvent affecter différents métabolismes comme ceux de la digestion. Par exemple lors de la digestion du lait et/ou des céréales, on assiste à la genèse de MIT (Métabolite Intermédiaire Toxique) telle que la gliadinomorphine pour le gluten ou la casomorphine pour la caséine, qui devront être métabolisés grâce à des enzymes particuliers et spécifiques. Ces enzymes ont besoin de cofacteurs tels que des vitamines, minéraux, oligo-éléments pour fonctionner de manière optimale. On parle de catalyseur.

En cas de carences de ces nutriments par exemple, ces enzymes vont être altérés dans leur fonctionnement. Ainsi ces MIT qui auraient dû être métabolisé par l’organisme, vont persister au sein de l’organisme et provoquer entre autres des dysfonctionnements neurologiques comme l’hyperactivité.

Ces MIT pourront être considérés comme des antigènes et faire l’objet de réactions inflammatoires et provoquer dans certains cas des migraines chroniques.

Ces quelques exemples suggèrent l’idée que pour corriger les causes d’une migraine chronique, il est important d’avoir une approche globale et essayer par une anamnèse individualisée et précise de corriger la ou les causes à l’origine de migraine chronique chez telle personne en particulier.

 


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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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