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Il existe trois catégories d’aliments : les aliments alcalinisants, les aliments acidifiants et les aliments acides.

On peut rajouter une classe intermédiaire concernant les aliments neutres, comme les huiles de première pression à froid et d’origine biologique, le sucre intégral ou complet d’origine biologique et le tapioca.

Les aliments alcalinisants

Après oxydation, ils donnent un résidu alcalin, c’est-à-dire qu’ils comportent une grande proportion d’éléments alcalinisants (sodium, calcium, magnésium, potassium).

Il s’agit des légumes en général et de certains fruits :

  • Tous les légumes verts (sauf l’oseille, la rhubarbe et la bette).
  • Tous les légumes colorés (carotte, betterave, etc.) sauf la tomate.
  • L’amande, le sésame, la noix du Brésil, la châtaigne.
  • Le lait frais et cru. Les fruits secs (datte, raisin sec, figue sèche), sauf l’abricot.
  • Le melon, la pastèque, la banane.
  • La pomme de terre.

Les aliments acidifiants

Après oxydation, ils donnent un résidu acide comprenant une grande proportion d’éléments acidifiants (souffre, phosphore et chlore, iode).

Sont concernés :

  • La viande, la volaille, la charcuterie, le poisson, les extraits de viande, les œufs, le fromage (les fromages forts sont plus acides que les doux), les produits laitiers riches en petit-lait (yaourt, lait caillé, fromage blanc, kéfir).
  • Les corps gras animaux, les huiles durcies ou raffinées, les céréales complètes ou non (blé, avoine, seigle, etc.), le pain, les pâtes, les flocons et aliments à base de céréales, les légumineuses (arachides, soja, haricots blancs, fèves).
  • Les sucres raffinés et blancs, les sucreries, les sirops, les boissons industrielles, les limonades et boissons à base de cola, les sodas, les pâtisseries, les bonbons, les confitures, les fruits confits, les fruits oléagineux (tels que la noix, la noisette, sauf l’amande et la noix du Brésil, le café, le thé, le cacao, le vin, le vinaigre et la moutarde).

 

Les aliments acides ou semi-acides

Ils se reconnaissent aisément à la saveur. Il s’agit des citrons, des pamplemousses, des oranges, des pommes, des cerises, des prunes, des abricots, des groseilles, du cassis, des framboises, des jus de fruits, du jus de citron dans la sauce à salade, des légumes acides (tels que la tomate, la rhubarbe, l’oseille, le cresson, le pourpier, l’aubergine) et du miel. Ces derniers ont une action acidifiante ou alcalinisante variable suivant la personne qui les consomme. En effet, dans le cas des aliments naturellement acides qui n’ont pas fait l’objet d’une transformation industrielle, l’organisme, après avoir oxydé les acides citriques, maliques, tartriques, ascorbiques, lactiques et quiniques sous forme d’oxydes de carbone et d’eau, va pouvoir récupérer les minéraux alcalins de ces aliments (calcium, potassium, sodium, etc.) et donc se minéraliser grâce à ces produits.

Mais dans le cas des personnes souffrant d’une faiblesse métabolique et enzymatique, d’où découlera une faible capacité de combus­tion et d’oxydation des acides, ces derniers seront stockés et contribueront à l’acidification de l’or­ga­nisme. Cette difficulté de l’organisme à neutraliser les acides pourra s’exprimer par une frilosité, une nervosité excessive, l’hyperémotivité, une tendance dépressive, la fatigue associée à un manque d’énergie chronique, la faiblesse du système immunitaire, une physionomie longiligne et en général, une grande pâleur due à la contraction des capillaires (le taux d’hémoglobine étant normal), des maux de tête, des yeux larmoyants et sensibles, une sensibilité au froid, à la chaleur ou à l’effort, etc.

Les laitages sont une bonne source de calcium, mais constituent, à part le lait frais cru, des aliments acidifiants. Comme le précisent les études de l’École de Harvard, dont parle le journaliste Thierry Souccar, paradoxalement c’est dans les pays où l’on consomme le plus de laitages que l’on constate les plus forts taux de fractures, comme la Suède par exemple. L’os a besoin de calcium et de vitamine D, mais aussi et surtout d’un équilibre acido-basique apporté par l’alimentation. Il ne s’agit pas ici d’exclure radicalement les produits laitiers, mais d’encourager leur consommation modérée.

La majorité des aliments qui constituent les sandwiches des fast-foods, mise à part la feuille de salade, sont des aliments acidifiants qui ne respectent pas la notion d’équilibre acide-base si importante pour l’organisme. En effet, pour favoriser l’équilibre minéral de l’organisme et l’ossification du jeune enfant, il ne suffit pas de favoriser seulement la consommation d’aliments pourvoyeurs de calcium.

Cela étant dit, le schéma alimentaire des fast-foods peut être largement reproduit en dehors de ces restaurants, que cela soit à domicile, entre amis ou n’importe où.

Certaines études montrent une multiplication par trois à cinq des fractures chez les adolescents qui consomment régulièrement des boissons acides.

À propos des boissons à base de cola que l’on peut trouver dans les menus des fast-foods, et selon une étude américaine relatée par la revue Que choisir santé, il a été établi que les femmes consommant plus d’une canette de cola par jour présentent une moindre solidité des os. L’auteure Katherine L. Tucker, chercheuse à l’Université Tufts de Boston, explique que le rôle néfaste des colas sur les os avait déjà été suspecté auparavant.

En effet, on avait constaté que les adolescents qui buvaient beaucoup de cola présentaient un risque accru de fracture. Cette fragilité était toutefois expliquée par le fait que la consommation de ces sodas avait lieu au détriment d’autres boissons riches en calcium et favorisant la solidité des os. Cette interprétation ne vaut plus ici : même à apports en calcium égaux, une consommation élevée de cola a bien été associée à une moindre solidité des os. Les chercheurs soupçonnent ici l’acide phosphorique, présent dans le cola, de favoriser la fragilité des os. Des études sont en cours pour étayer ce phénomène.

Des expériences in vitro indiquent que l’acidose métabolique provoque une libération de calcium par les os qui, à l’origine, est simplement due à une dissolution physico-chimique du minéral. Sur une base plus chronique, l’acidose métabolique altère le fonctionnement des cellules osseuses : elle provoque une augmentation de la résorption osseuse ostéoclastique (décroissance de la densité osseuse) et une diminution de la formation osseuse ostéoablastique. (Idem : décroissance de la densité osseuse)

Les boissons industrielles acides contribuent dans bien des cas à la déminéralisation de l’organisme. Chez les enfants, cela favorise une fragilisation des os. Et à long terme, cela participera au processus menant vers l’ostéoporose.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
1 réponse
  1. Caroline55
    Caroline55 dit :

    Bonjour Eric,
    Merci pour votre article tres interessant.
    Est-ce que vous pensez qu’une moindre solidite des os causee par trop de sodas et de produits acidifiants a l’adolescence peut etre reversible meme de nombreuses annees apres ? si oui, simplement en stoppant la consommation de ces produits acidifiants et en se tournant vers les alcalisants ? ou bien avez-vous d’autres conseils?
    Je vous remercie,
    Caroline

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