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Aujourd’hui, sur Internet, dans les forums, sur des sites, des articles, des vidéos ou encore même dans des livres, on entend tout et son contraire.

Concernant le régime végétalien, nous pouvons lire d’après certains qu’il n’est absolument pas viable et plutôt délétère pour la santé de l’être humain, tandis que d’autres vous diront que c’est un régime parfait pour la santé, voire que c’est notre façon originelle de nous nourrir.

Dans les deux cas, nous avons aussi plusieurs témoignages de personnes qui, après avoir testé ce régime (un an, deux ans ou encore plusieurs années), ont vu leur santé se dégrader nettement et d’autres, au contraire, ont vu leur condition physique totalement s’améliorer.

Partant de ce constat, on peut comprendre que l’on puisse se poser des questions concernant ce « régime ».

Qui a raison et qui a tort ?

C’est ce que je vous propose de voir dans cet article.

 

Pour commencer, je ne pense pas que nous devrions classer les gens par rapport à leur mode alimentaire, car ces classifications attirent la haine et sont sujets de discorde.

Quand on parle du régime végétalien, on n’a encore rien dit, car les interprétations individuelles sont nombreuses (mais cela est également valable pour n’importe quel régime).

Avant d’aller plus loin, voici quelques précisions sur ce qu’est le régime végétalien :

C’est un régime qui va supprimer tout aliment d’origine animale, y compris les sous-produits animaux comme le lait ou les œufs, etc.

On peut avoir plusieurs interprétations personnelles de ce régime, par exemple : certains vont baser leur alimentation sur les céréales, les légumineuses puis les légumes cuits. D’autres vont plutôt privilégier les légumes sans manger de céréales, ou encore plutôt privilégier les fruits. Certains mangeront tout cuit, d’autres tout cru ou encore les deux.

En raison de l’étendue des différences possibles dans l’interprétation du régime végétalien d’un individu à un autre, il va être difficile de pouvoir trancher sur le fait que ce régime soit foncièrement bon ou mauvais pour la santé de l’Homme.

À tout cela, bien d’autres facteurs vont venir s’ajouter et feront la différence sur l’amélioration ou la détérioration de notre santé.

 

Premièrement, la digestion :

Nous pouvons adopter la meilleure des alimentations qui soit, si nous ne respectons pas la physiologie digestive, nous ne serons absolument pas exempts de troubles de santé. En effet, une mauvaise digestion entraînera des dysbioses (bouleversements de la flore intestinale). Rappelons que la flore intestinale, ou microbiote, est responsable en très grande partie de notre immunité et de l’assimilation des nutriments (une mauvaise assimilation engendrera des carences).  

Quelques exemples qui mènent à une mauvaise digestion :

Mauvaise mastication des aliments (sachant qu’un minimum de 30 mastications serait nécessaire) ; mauvaises combinaisons alimentaires (exemple : aliments acides avec des aliments contenant des amidons ou des céréales, ce qui amène à un blocage enzymatique comme c’est le cas avec l’amylase salivaire responsable de la digestion des sucres complexes) ; l’excès d’aliments ; boire trop d’eau pendant le repas (ce qui amène à diluer excessivement les sucs digestifs et donc cela entrave la digestion) ; le non-respect des temps de digestion (le processus digestif ne peut pas être interrompu au risque de créer des dysbioses) ; le grignotage entre les repas (source de dysbiose) ; manger dans le bruit et à des heures non convenables (comme le fait de s’alimenter de manière trop tardive) ; faire une activité physique trop rapidement après un repas alors que la digestion est encore en cours ; etc.

Tous ces exemples ne représentent qu’une partie des causes pouvant être à l’origine de dysbioses (ou de déséquilibres de la flore intestinale). C’est pour cela qu’il est vivement conseillé de s’intéresser à la physiologie digestive.

 

Deuxièmement, le terrain :

Le terrain (liquides organiques ou humeurs : sang, plasma, lymphe, liquide interstitiel ; état des organes) et le mode de vie de la personne sont d’une importance cruciale pour déterminer la façon dont elle va pouvoir s’alimenter.

Quelques exemples :

Une personne qui a des intestins fragiles avec une certaine inflammation des muqueuses supportera très mal (suivant le degré de l’inflammation) les aliments crus, tout comme une personne qui a des organes digestifs affaiblis. Dans ce cas, il sera préférable de manger cuit le temps que le « terrain » redevienne correct.  

Une personne qui a une forte candidose (champignons en surnombre dans les intestins) ne devrait consommer que très modérément d’aliments sucrés car cela pourrait aggraver la situation.

Le stress chronique et l’acidose présents chez un individu vont favoriser une dégénérescence accrue des tissus et des cellules ainsi que du système nerveux ; ce qui va engendrer une demande plus importante en certains acides gras (comme les EPA DHA) et davantage de certains acides aminés que la moyenne des gens.
Si de plus, cette personne souffre d’un système digestif dysfonctionnel, alors les protéines d’origine végétale ne seront plus forcément le meilleur choix dans ce cas d’espèce.
Les acides aminés issus des végétaux présentent une grande différence avec ceux que l’on trouve dans les produits animaux, car ils se trouvent dans un coffre-fort (enfermés dans une membrane cellulosique) alors que ceux issus d’animaux sont davantage biodisponibles. En effet, si une personne a de grandes difficultés de digestion, elle n’arrivera sans doute pas à extraire l’ensemble acides aminés contenus dans les végétaux, ce qui engendrera des carences.

Dire cela ne veut pas dire pour autant que les acides aminés d’origine animale sont mieux que ceux issus des végétaux, mais que ces derniers exigent une plus grande performance digestive de l’organisme pour être assimilés que les protéines d’origine animale.

Une personne qui souffre d’une porosité excessive de l’intestin ne pourra pas consommer de céréales contenant du gluten comme le blé, le seigle, l’avoine, etc., au risque de voir apparaître des déséquilibres émotionnels.

Une personne qui souffre d’une mauvaise oxydation pulmonaire ne devrait pas trop consommer de fruits acides ou semi-acides, car les acides faibles engendrés par ces aliments doivent se réaliser au niveau pulmonaire. Ne pas respecter ces recommandations pourra favoriser une acidification importante de l’organisme.
Les informations ci-dessus sont là pour suggérer l’idée que le terrain est une notion importante à prendre en compte lorsque l’on souhaite élaborer son régime alimentaire.

 

Troisièmement, les aliments :

Nous allons voir quelques exemples d’erreurs constatées parfois dans l’application du régime végétalien.

La consommation trop importante d’aliments à indice glycémique élevé pourra engendrer un dysfonctionnement pancréatique et être à l’origine de maladies telles que le diabète. On pourra aussi assister à des problèmes vasculaires.
Si dans ce régime nous privilégions les aliments industriels, transformés, chimiques, nous encombrerons notre corps puisque l’organisme n’est pas prévu pour digérer des aliments morts, dépourvus d’enzymes et riches en molécules toxiques. Exemple : prenons du riz basmati qui a été transformé (auquel nous lui avons ôté sa coque [sa membrane cellulosique]), il aura un indice glycémique plus élevé que celui d’un riz complet non transformé (qui a gardé sa membrane), simplement parce que les fibres sont présentes et donc vont absorber une bonne partie des sucres.

Le corps pour se nourrir a besoin d’aliments frais et non transformés, comme le sont les légumes ou les fruits. Si nous ne nous nourrissons que d’aliments transformés, il ne faudra pas que l’on s’étonne d’avoir des carences ainsi que divers troubles de santé.

La notion de qualité alimentaire est aussi très importante. Pour les fruits et légumes, la notion de qualité consistera à opter pour des aliments d’origine biologique dont la densité nutritionnelle est importante.

Il apparaît que le régime végétalien favorise ou pas la santé selon notre manière d’interpréter ce régime et de l’adapter à notre terrain personnel.

 

Quatrièmement, l’attitude :  

Dans ce paragraphe, il est souhaitable d’attirer notre attention sur l’attitude rigide que l’on peut observer chez certaines personnes à propos du régime végétalien.

En effet, de tels comportements peuvent être l’origine d’incompréhensions avec autrui, et peuvent générer un stress important pour la personne qui adopte une telle attitude.
Le stress favorise une hyperproduction de cortisol à l’origine de l’acidification de l’organisme ou encore d’une hyperglycémie (car le cortisol est une hormone hyperglycémiante).
On observe que lorsque le cortisol est en trop grande production, cela joue un rôle de barrière sur la production des autres hormones, comme celles produites par la thyroïde, ce qui amènera à une dysfonction de la glande.

Les comportements dogmatiques vont aussi créer de l’isolement (manque de lien social et de contact humain), ce qui va indéniablement dégrader l’état de la personne concernée.

La solitude ne nous rend pas seulement malades, elle nous tue. L’augmentation du risque de mortalité est comparable à celle des fumeurs. Et la solitude est à peu près deux fois plus dangereuse que l’obésité.

L’isolement social réduit les défenses immunitaires et augmente les inflammations, ce qui peut déboucher sur de l’arthrite, du diabète de type II et des maladies cardiaques. La solitude nous brise le cœur…

 

CONCLUSION :

Bien que la démonstration et les exemples donnés ne soient pas exhaustifs, nous voyons très bien que l’on ne peut pas dire que le régime végétalien soit bon ou mauvais pour notre santé, et cela sera valable pour tous les régimes.

Suivant le terrain, la façon de manger et les aliments que l’on choisit ainsi que le respect ou non de la digestion, nous allons avoir des améliorations, ou au contraire des détériorations de notre santé.

Quand on a des problèmes de santé ou quand on veut gagner en santé, ce n’est que très rarement le régime qui est à remettre en question. C’est plutôt l’adoption de facteurs qui améliorent ou détériorent la santé.

C’est pourquoi il est souhaitable, avant même de vouloir adopter un régime, de connaître son terrain et de posséder un minimum de connaissances sur le fonctionnement du corps humain.

Merci pour votre attention.

Eatman

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Eatman - Permaculteur / Hygiéniste

Depuis son adolescence, Eatman (Thomas de son prénom), est en proie à un malaise profond : le monde dans lequel il évolue ne le satisfait pas. Il partage ses idées et n'hésite pas à les confronter avec des médecins, diététiciens et autres naturopathes. Fort de ses nouvelles certitudes, il entreprend alors de changer radicalement de mode de vie, consommant principalement, à 70% une alimentation vivante, bio et végétal (composé de fruits, feuilles, oléagineux et de légumes).

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1 réponse
  1. VeganBertran
    VeganBertran dit :

    Il est clair que je suis devenu végétalien il y a 15 ans par souci éthique, non pour améliorer ma santé, qui n’était pas si mauvaise, à l’époque.
    Je comprends bien que ce régime ne soit pas adapté à tous et qu’il faille d’abord connaître son terrain, avant de tenter n’importe quelle expérimentation. Mais justement, comment le connaître avec précision ? Y a-t-il des examens fiables à pratiquer ?

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