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D’après une étude publiée par le Lancet en 1997, le seul fait de boire deux verres de lait de soja par jour est suffisant pour perturber le cycle menstruel des femmes.

On a estimé qu’un bébé nourri exclusivement de lait de soja reçoit l’équivalent en œstrogènes (proportionnellement au poids de corps) d’au moins cinq pilules contraceptives par jour, ce qui entraîne une puberté précoce chez les filles. Chez les garçons, le soja multiplie par cinq les risques d’anomalies du pénis, lorsque la mère a usé largement du soja pendant sa grossesse. Il est conseillé de manger uniquement du soja fermenté, si l’on souhaite en consommer un peu.

Le soja est fortement déconseillé pour les bébés. En cas d’allergie aux protéines de lait de vache, ne pas lui substituer du lait de soja : cette légumineuse fait partie des allergènes reconnus. Le soja est déconseillé aux enfants en général, surtout au-dessous de trois ans ; ensuite, on peut en proposer, ni trop, ni trop souvent. Le soja est aussi déconseillé aux femmes ayant eu des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. En effet, chez les souris, les isoflavones peuvent favoriser le développement de tumeurs.

L’avis de différents experts de la santé et de la nutrition, à propos du soja.

Henri Joyeux est cancérologue, chirurgien des hôpitaux, enseignant à la Faculté de Médecine de Montpellier, professeur des universités et praticien hospitalier de cancérologie et de chirurgie digestive à l’université de Montpellier. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à l’écologie humaine et d’autres plus particulièrement ciblés sur l’alimentation.

 

Extrait d’une conférence du professeur Henri Joyeux du 2 avril 2009 :

« … À l’âge adulte, il est donc préférable de consommer du lait végétal, mais pas de lait de soja avant la puberté ou en cas de risque de cancer du sein, car il présente un taux de phytohormone œstrogène en trop grand nombre : j’ai déjà eu le cas d’une patiente de quatre ans et demi qui avait la poitrine d’une ado de 14 ans… l’arrêt du lait de soja que lui donnait sa maman a suffi à régler le problème. »

 

À la question suivante posée par écrit au professeur Joyeux, voici sa réponse :

 

Question : « Quels sont d’après vous les aspects ou les molécules du soja délétères pour la santé ? »

Réponse : « Trop de phytohormones qui s’orientent vers les stimulations ovariennes ou testiculaires selon le sexe de l’enfant. Chez des femmes en pré ou postménopause, le soja peut être en cause dans les récidives de cancer du sein. »

 

Voici l’avis de Robert Masson, naturopathe de réputation internationale, qui illustre si bien le mariage entre le bon sens, l’expérience et la science.                                                                       

Il a enseigné pendant plusieurs années la naturopathie à des médecins à la faculté de médecine Paris XIII. Aujourd’hui, grâce à sa longue expérience de plus de 60 ans, et après avoir rencontré des milliers de « patients » et des centaines d’élèves, son opinion apparaît intéressante. Son expérience en cabinet auprès de milliers de personnes, sans constituer une preuve irréfutable, permet de constituer un faisceau d’éléments qui sont à considérer avec autant d’attention que les travaux et analyses scientifiques obtenus en laboratoire.                                                                                                                                          

Extrait d’un échange téléphonique au cours du mois d’octobre 2013 avec Robert Masson à propos du soja.

« Voici mes observations en ce qui concerne la consommation du soja. J’ai vu de nombreux cas où des femmes étaient atteintes de kystes de l’ovaire, et de mastose. Ces femmes étaient de grandes consommatrices de lait de soja, de yaourt au soja et de crème au soja. J’avais un suivi régulier avec ces personnes. Et l’arrêt de la consommation de ces produits au soja a entraîné la disparition totale de tous ces “maux” sans aucun autre traitement ou ” réglage” alimentaire en l’espace de trois à six mois et parfois moins. Dans d’autres cas, cela n’a pas suffi, car les causes étaient ailleurs. Ces problèmes pathologiques peuvent aussi avoir d’autres origines. Mais souvent, la suppression de la consommation des produits au soja a permis une totale guérison, lorsqu’ils en étaient la cause. »

 

À propos de l’éventuel lien entre la consommation de lait de soja et les problèmes génitaux chez les garçons, Robert Masson, sans pour autant proposer son expérience comme une preuve formelle, déclare :

« J’ai rencontré un garçon de 17 ans qui avait un pénis de 3 cm ou micropénis. Il n’a jamais pu se marier. Papa et maman étaient parfaitement constitués. J’ai appris que cet enfant avait été nourri la première année de sa vie au lait de soja… »  

On est en droit de se poser des questions ici, même si les causes peuvent être multiples. Ceux qui veulent vous rassurer vous diront qu’après examen de tous les travaux et recherches scientifiques, il ne ressort aucune preuve d’effets hormonaux chez l’être humain en relation avec la consommation de soja !

Cependant, n’est-il pas déjà arrivé dans le passé pour d’autres sujets (par exemple l’innocuité de certains médicaments, molécules diverses) que certains lobbies nous rassurent à grand renfort de travaux scientifiques divers et qu’un beau matin, après des années de dégâts sur des centaines, des milliers (voire des millions) de gens, un scandale sanitaire sans précédent éclate au grand jour ?

Est-ce que malgré des travaux de recherche scientifique qui précisent que le soja ne présente aucun danger sur le plan de la santé, on ne pourrait pas malgré tout conseiller et pratiquer le « principe de précaution » qui nous mettrait à l’abri d’erreurs humaines, dont les conséquences peuvent s’avérer quelquefois irrémédiables ?

Robert Masson précise encore :

« Le cas le plus frappant et le plus extraordinaire que j’ai vu à propos du soja dans toute ma carrière est le suivant : il s’agissait d’une famille. Il y avait trois filles que j’ai rencontrées séparément, à l’époque où chacune d’elles a traversé l’adolescence. Toutes ces filles étaient en bonne santé. Sauf l’une d’elles qui, à l’âge de 11 ans, présentait des kystes de l’ovaire. Or, c’est la seule parmi les trois filles qui, en raison d’une allergie au lait de vache, avait été nourrie la première année de sa vie quasiment uniquement au lait de soja. Pour moi, c’est totalement symptomatique. »

Bien sûr que l’on peut affirmer que cela n’est pas une preuve, car d’autres éléments « parasitaires ou périphériques » peuvent provoquer les mêmes conséquences, et ainsi ne plus prêter attention à ce genre d’expérience.

Robert Masson ajoute :

« Je n’ai pas constaté que cela. J’ai vu de nombreuses personnes ayant des troubles digestifs gravissimes. Des maldigestions chroniques, entraînant des épuisements avec parfois céphalées, prurit de la peau, démangeaisons de la peau, et aussi des impressions considérables de vieillissement ou “coup de vieux”. C’est-à-dire grande fatigue, fonte musculaire, moins de résistance à l’effort.

Tous ces signes, dans ces cas précis, se sont amendés avec la suppression totale du soja. Je pense que cela est vraisemblablement dû au fait que le soja cru des yaourts et du lait de soja contient des inhibiteurs d’enzymes qui bloquent la fonction de la trypsine et autres enzymes nécessaires à la digestion des protéines. Ça provoque une carence d’acides aminés, entraînant un affaiblissement général de l’organisme.

Différents travaux ont montré que ces inhibiteurs de trypsine se trouvent essentiellement dans la partie liquide du soja cru. C’est-à-dire qu’on le trouve particulièrement dans les laits de soja et dans les yaourts de soja. Par contre, lorsque le soja a été coagulé, sous forme de tofu par exemple, la partie liquide a été enlevée et il est ainsi moins nuisible. Le soja qui a été très longuement cuit voit ses inhibiteurs de trypsine quasiment tous détruits. Mais le moyen le plus sûr, c’est lorsque le soja a été très longuement fermenté, par exemple sous forme de miso ou de tamari. »

En conclusion, Robert Masson explique :

« Les Japonais mangent traditionnellement une quantité de tofu ou de miso, mais ils les mettent souvent dans un bouillon de poisson riche en minéraux et en acides aminés. Ainsi, les effets délétères du soja sont très atténués et les inhibiteurs de trypsine (enzyme pancréatique qui dégrade les protéines en acides aminés) voient leurs effets dangereux considérablement diminués, grâce à l’apport considérable de protéines sous différentes formes. Contrairement à ce qui a été dit, les Okinawaïens ne sont pas des végétariens, puisqu’ils mangent du poisson, des fruits de mer et du porc. Ils mangent beaucoup de légumes, d’algues, mais peu de fruits.

Je ne suis pas contre le soja, deux à trois fois par semaine, consommé avec des céréales et un peu de poisson par exemple, à condition que le soja soit longuement cuit ou longuement fermenté et surtout s’il y a un apport journalier suffisant de protéines d’origine animale (viande ou poisson, œuf, fruit de mer, etc.) dans l’alimentation.

Ce qui est dangereux, c’est la consommation régulière, voire quotidienne de soja cru qu’on trouve dans les laits, les yaourts, les crèmes, même pour les adultes. Ils sont nuisibles assez rapidement pour le pancréas. Le yaourt de soja est une fausse appellation. Ce n’est pas un yaourt, parce que ce n’est pas véritablement du lait. Mais aussi parce qu’il n’est pas fermenté, mais gélifié dans le cadre du “yaourt” de soja. »

NOTA
Lorsqu’on connaît les effets de la cuisson et de la chaleur sur les aliments, on peut se demander si la cuisson prolongée du soja n’affecterait pas la qualité biochimique des acides aminés de cette légumineuse, et par conséquent, l’intérêt nutritionnel réel des protéines issues du soja après de telles cuissons, même si c’est une des seules manières de freiner ou d’éliminer en partie sa nocivité.

D’autre part, la consommation d’aliments fermentés en raison de leur acidité ne convient pas de manière régulière à tous les individus, surtout pour les personnes ayant un terrain « acide déminéralisé ».

Certains praticiens affirment qu’ils n’ont jamais constaté, malgré de nombreuses années d’expérience professionnelle, de troubles de la santé liés à la consommation de soja chez leurs patients.

Si le professeur Joyeux et le naturopathe Robert Masson n’avaient pas envisagé de lien possible entre les troubles de leurs patients et la consommation de soja, ces personnes atteintes de maux divers auraient pu en souffrir bien longtemps.                                                                                                     Tant qu’on ne fait pas le lien entre les divers maux dont souffre une personne et la consommation d’un aliment en particulier, on peut croire en son innocuité indéfiniment.                                                               

 

L’avis de différents experts de la santé et de la nutrition à propos du soja 

Voici l’avis du Dr Bérengère Arnal-Schnebelen (gynécologue, responsable du DU de phytothérapie, Faculté de Médecine Paris XIII) :                                                                                                                                 Lien internet :                                                                                                                                   http://www.berengere-arnal.fr/contact/

« … La plante la plus étudiée à ce jour est le soja, Glycine soja. L’interprétation de certaines données épidémiologiques a pu faire penser et publier que les femmes japonaises qui consommaient du soja depuis leur petite enfance présentaient, de ce fait uniquement, moins de cancer du sein. Un pas facile avait été franchi, informant le grand public d’une soi-disant protection par rapport au cancer du sein, et de leur innocuité chez une femme présentant un cancer gynécologique hormonodépendant (sein, endomètre).
Nous avons été les premiers à informer, par voie de presse, de la nécessité absolue d’observer pour les traitements hormonaux phytothérapies (TPS) les mêmes contre-indications que pour les THS (traitements hormonaux substitutifs), c’est-à-dire les cancers gynécologiques hormonodépendants du sein et de l’endomètre, et les accidents thrombo-emboliques, contrairement à ce que soutenaient des laboratoires, leaders d’opinion.

Fort heureusement, les médecins allopathes sont revenus sur ces assertions, non dénuées de danger pour les femmes concernées. 

Rappelons qu’une femme sur neuf en France est atteinte d’un cancer du sein, contre une femme sur 40 au Japon. Des interprétations rapides des données épidémiologiques ont attribué cette différence importante à la consommation de soja par les Japonaises depuis l’enfance. Il semblerait que ce faible taux soit multifactoriel et lié à un mode de vie totalement différent.

La qualification de compléments alimentaires, actuellement donnée aux produits phytohormonaux, complique grandement une situation qui n’est déjà pas simple, mais elle apporte de grandes satisfactions commerciales aux laboratoires les mettant sur le marché.
Dix-neuf produits sont déjà en vente en pharmacie, sans compter les produits vendus par correspondance et dans les boutiques diététiques. Cette qualification encourage de plus l’automédication, qui n’est sûrement pas sans danger, surtout si la femme n’est pas régulièrement suivie par un médecin, car le risque de cancérisation sous TPS (traitements hormonaux en phytothérapie) n’est pas éliminé. »

Ce médecin précise aussi :

« Les intérêts commerciaux et la recherche du sensationnel, les notions de mode doivent passer au second plan. Mais nous devons être vigilants, car de nouveaux problèmes liés à la mode du soja se profilent :
– Le risque iatrogène de situation d’hyperœstrogénie chez des femmes prenant conjointement un THS, des phytoestrogènes et consommant en plus des aliments à base de soja.
– Mais plus graves encore sont les doses de phytoestrogènes ingérées par les enfants en bas âge nourris au lait de soja.

Des dosages récents effectués par le Dr Bennetau-Pelissero à l’ENITA de Bordeaux confirment la présence de l’équivalent d’un TPS (traitement hormonal phytothérapie) dans un litre de lait de soja, soit environ 75 mg par jour.

Cela, rapporté au poids de l’enfant, équivaut à des doses de 7 à 11 fois supérieures à celles ingérées par une femme ménopausée pour se traiter. Les fabricants interrogés, auxquels il était suggéré d’enlever les phytoestrogènes du lait de soja destiné aux enfants, ont mis en avant le coût élevé de cette manipulation… »

Éléments toxiques du soja :

  • facteur d’agrégabilité plaquettaire ;
  • facteur antithyroïdien, facteur anti-croissance ;
  • facteur anti-trypsinogène (qui entrave la bonne digestion des protéines), toxique pour le pancréas et anti-croissance ;
  • grande richesse en acide phytique inhibant l’absorption des minéraux et des oligo-éléments, en particulier le zinc ;
  • action stéatogène (dépôts d’acide gras) au niveau hépatique.                                                              

 

Conclusion

Lorsqu’on s’intéresse aux propriétés biochimiques du soja avec ces particularités spécifiques qui en font un produit dont la consommation très prudente s’impose surtout à certains moments de la vie, on ne peut être qu’étonné que certains « spécialistes de la santé ou experts en nutrition… » déclarent que cette légumineuse est un produit alimentaire tout à fait classique, « ni bon, ni mauvais » dont on n’a rien à redouter de particulier et qui comme beaucoup de plantes contient des alcaloïdes ayant des propriétés thérapeutiques ou toxiques.

Il est bon de préciser qu’il est nécessaire d’étudier les effets de chaque alcaloïde et leur concentration dans telle ou telle plante. Ce qui est particulier au soja, c’est justement sa forte concentration en phytoestrogènes qui ne peut être comparée aux autres plantes qui en contiennent.

Ces spécialistes de la santé laissent entendre que le soja est une plante ne présentant pas plus de risque que n’importe quel autre aliment de consommation courante. Ils acceptent juste de concéder que le soja peut ne pas convenir à tout le monde, ni plus ni moins.

Pour mieux défendre leur logique, ces personnes déclarent : « l’excès de tout est mauvais ». Avec une telle formule « passe-partout », ils ont le sentiment que le débat est clos.

On pourrait leur répondre que le seuil de nocivité pour la santé est atteint par certains aliments bien plus facilement et rapidement que d’autres. Et donc, on ne peut pas vraiment affirmer que le soja est un aliment tout à fait ordinaire, dans le cas d’espèce.

Ne pas publier d’informations identiques ou équivalentes à celles que l’on trouve dans ce chapitre-ci dédié au soja, dans le but de faire passer cet aliment pour un produit idéal (selon certains auteurs) exempt d’inconvénients majeurs, ne risque-t-il pas au final de s’avérer délétère et dangereux pour la santé de différents consommateurs ?

Les Chinois et les Japonais utilisent surtout le soja comme condiment et non comme substitut des protéines animales. Un Français particulièrement friand de produits au soja en avalera davantage que la moyenne des Asiatiques. Les Japonais, les plus gros consommateurs du continent, ingèrent en moyenne 45 mg d’isoflavones par jour (œstrogène). C’est moins que la quantité que l’on trouve dans un seul steak végétal ou un bol de « tonyu ». Les aliments modernes commercialisés à base de soja en dénaturent les protéines et augmentent le taux de carcinogènes. Le soja est à consommer de préférence fermenté sous forme de : miso, tempeh, natto, shoyu, tamari. En effet, la fermentation permet de détruire la quasi-totalité des toxiques du soja.

La consommation de soja cuit, pour varier les menus, devra rester très modérée et occasionnelle. Selon le docteur Claude Hughes, le soja s’est doté de certains moyens pour lutter contre ses prédateurs naturels. Il constitue ainsi un contraceptif oral puissant, chargé de nombreuses toxines, ce qui fait que les prédateurs qui en mangent diminuent en nombre et en taille.

Il a été constaté chez de nombreux enfants nourris au lait de soja une altération de la muqueuse intestinale avec dégradation des villosités, favorisant la maladie cœliaque (du côlon). Le soja et ses dérivés peuvent se trouver dans certaines margarines, dans certains bouillons végétaux, dans les concentrés de protéines végétales, etc. Les isoflavones (précurseurs des œstrogènes) sont très faiblement dosées dans l’huile de soja. Mais cette dernière n’est pas conseillée en raison de la dureté de sa graine qui favorise, même en expression dite à froid, une température de sortie de la presse relativement élevée, autour de 80 °C.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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