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Les allergies et intolérances alimentaires - Regenerescence

On recense quelques 18 millions d’allergiques en France soit plus d’une personne sur quatre ! Depuis 1990, les admissions hospitalières pour : Anaphylaxie en Angleterre ont augmenté de 700 %, les allergies alimentaires ont augmenté de 500 %, les urticaires ont augmenté de 100 %, les œdèmes de Quincke ont augmenté de 40 %. L’OMS classe les allergies au 4ème rang des problèmes mondiaux de santé publique. Aujourd’hui un Français sur quatre en est affecté.

Lorsque le système immunitaire fonctionne normalement et qu’il entre en contact pour la première fois avec un toxique ou une molécule nuisible pour son intégrité, il analyse et mémorise les spécificités chimiques de ce corps étranger, afin de fabriquer des anticorps et autres éléments de défense qui lui permettront, lors d’une confrontation ultérieure, de le neutraliser directement et sans une dépense d’énergie importante.

En revanche, dans le cas de l’allergie, la vigilance du système immunitaire peut s’exercer de manière disproportionnée et excessive non seulement sur une molécule toxique, mais aussi sur des éléments qui ne sont pas nuisibles pour la vie tels que différents aliments comme les œufs, le lait, les arachides, etc. À noter que l’arachide est l’allergène le plus important en termes de sensibilisation et d’importance des manifestations.

Il existe aussi des allergies aux pollens (concerne 20 à 30 % de la population française), poussières de maison, moisissures ou spores, acariens et leurs déjections (concerne 10 % de la population française), etc.

Cette hypersensibilité correspond à un déséquilibre ou à un dysfonctionnement du système immunitaire. L’affolement du système immunitaire est provoqué, entre autres, par son hyper stimulation permanente.

Il semble que les allergies aient une composante génétique. En effet selon différentes études scientifiques, un enfant normal a 10 % de risques d’être allergique. Par contre un enfant ayant un des deux parents allergiques voit son risque d’en être atteint varier entre 30 à 40 %. Et lorsqu’un enfant a ses deux parents allergiques, alors le risque grimpe de 60 à 80 %.

Différentes études suggèrent l’idée que le manque de vitamine D peut favoriser les troubles de la réaction immunitaire telles que les allergies.

L’immunonutrition.

C’est une approche alimentaire individualisée qui repose sur de nombreux travaux et références scientifiques qui permettent de démontrer le rôle important de l’intestin grêle et les réactions immunitaires qui peuvent être engendrées en cas de défaillance de son fonctionnement.

L’immunonutrition consiste à apporter des conseils personnalisés liés à des réactions immunologiques éventuelles en rapport avec ses habitudes alimentaires. Ainsi on peut être allergique au gingembre, au curcuma, au poivre, etc.

Les déséquilibres du système immunitaire à l’origine des allergies peuvent être provoqués par :

– la consommation très importante de molécules de synthèse sous forme de nanoparticules (produits phytosanitaires de synthèse, additifs alimentaires de synthèse etc.) associée à des aliments naturels comme les œufs ou les arachides par exemple, explique, entre autres, les allergies alimentaires. En effet, le système immunitaire ayant repéré un toxique en particulier considéré par l’organisme comme un antigène, l’associe à la consommation de l’aliment (contenant des protéines) avec lequel il est mélangé. Ainsi, on devient allergique aux œufs, aux arachides ou autres aliments naturels, car ces derniers contiennent des molécules considérées comme indésirables par l’organisme. C’est la « tolérance orale » qui prévaut et le développement d’anticorps en réaction aux aliments consommés avec régularité ne constitue pas une réponse normale du corps.

En principe il y a moins de risque de trouver des nanoparticules dans les aliments dits d’origine biologique, bien que le risque ne soit pas nul, loin s’en faut… !

NOTA.

En effet, aujourd’hui la consommation très importante de molécules de synthèse sous forme de nanoparticules (particules phytosanitaires de synthèse, additifs alimentaires de synthèse élaborés selon des procédés issus de la nanotechnologie qui réduisent leur taille en deçà de 100 nanomètres etc.) associée à des aliments naturels comme des céréales, des œufs ou autres, explique, entre autres, les allergies alimentaires.

En effet, les inflammations induites par la présence de ces particules toxiques, passant toutes les barrières de protection de l’organisme, entrainent des réactions immunitaires de l’organisme à l’encontre des protéines identifiées de ces aliments par lesquels elles ont été apportées.

Le corps développe une sorte de résistance à l’encontre de ces substances, entrainant des réactions de type anaphylactique. En effet, le système immunitaire ayant repéré un toxique en particulier apporté par la consommation de cet aliment, l’associe à la consommation de l’aliment avec lequel il est mélangé.

Ainsi, on devient intolérant, voire allergique aux céréales à gluten, aux œufs, aux laitages ou autres aliments naturels, car ces derniers véhiculent des molécules de traitement de synthèse, considérées comme indésirables par l’organisme. C’est leur protéine qui est alors identifiée par le système immunitaire comme indésirable (gluten par exemple) et qui entraîne un rejet par l’organisme de cette « signature protéique » de l’aliment, alors considéré comme un risque pour l’organisme, à rejeter.

Ainsi, par exemple, le polysorbate 80 (élaboré notamment avec du polyoxyéthylène glycol et souvent associé à la présence de nanoparticules) utilisé dans un grand nombre d’aliments, glaces, sauces et plats préparés comme émulsifiant, entraîne des réactions d’intolérances et anaphylactiques qui peuvent être associées à la consommation des ingrédients alimentaires auxquels il est associé. De tels additifs ont aussi été accusés de provoquer des résistances à plusieurs molécules médicamenteuses auxquelles ils ont été associés.

D’autre part, il peut être intéressant de préciser ici que les produits biologiques ne peuvent en aucun cas garantir l’absence totale de produits de synthèse, plusieurs insecticides et additifs de synthèse ont été accrédités par Ecocert, qui de plus n’exclut pas pour le moment les nanoparticules… !

Donc que la protéine associée provienne d’un aliment bio ou non, ne change pas la problématique. Il y a simplement en général moins de ces produits de synthèse dans certains produits bio mais pas tous… !

Moins on s’intoxique mieux c’est, même si on est loin de la perfection avec le bio !

Fin du Nota.

Les déséquilibres du système immunitaire à l’origine des allergies peuvent être provoqués par (suite) :

– Les perturbateurs endocriniens comme les phtalates peuvent modifier certains aspects de la flore intestinale ou microbiote et ainsi rendre l’organisme allergique à un aliment comme le jaune d’œuf par exemple. Le jaune d’œuf contient naturellement des protéines mais moins que le blanc d’œuf.

– Les nombreuses vaccinations porteuses de métaux lourds entre autres comme le mercure. Cependant il n’y a pas que les métaux lourds qui sont incriminés dans les vaccins. Il y a aussi l’hydroxyde d’aluminium qui n’est pas classé comme métal lourd bien qu’étant toxique pour l’organisme. On trouve aussi le polysorbate 80 et le formaldéhyde. Différents travaux scientifiques ont fait la preuve de certains ingrédients que l’on trouve dans les vaccins en relations avec des réactions allergiques.

NOTA

Plusieurs chercheurs ont mis en évidence les effets délétères sur la flore intestinale du polysorbate-80. On trouve également du polysorbate-80 dans certains vaccins. Il sert à stabiliser les émulsions et mousses, à empêcher les mayonnaises et autres sauces de « tourner » et comme support de micelles et préparations issues de nanotechnologies présentées comme augmentant l’assimilation. On trouve ce fameux Polysorbate-80 dans les menus fast-foods et particulièrement dans les filets de poulet croustillants… !

Relations entre le microbiote et l’intestin

L’expérience de l’Université de Georgia, menée sur des souris, tend à prouver que les agents chimiques viennent perturber les relations « pacifiées » entre la flore intestinale (le microbiote) et son hôte, l’intestin. En « temps normal », la surface interne de l’intestin est recouverte de couches de mucus qui la protègent contre les agressions des bactéries de la flore intestinale. Les additifs émulsifiants viendraient perturber ces mécanismes et générer diverses réactions inflammatoires.

Maladies inflammatoires et obésité.

De faibles quantités d’émulsifiants polysorbates pourraient ainsi faciliter l’apparition de maladies inflammatoires (maladie de Crohn, colites…) et diverses affections liées à l’obésité regroupées sous le terme générique de syndrome métabolique (conjonction d’obésité, tension, cholestérol, diabète…).

Source : Dietary emulsifiers impact the mouse gut microbiota promo:ng coli:s and metabolic syndrome. Février 2015. Benoit. Chassaing, Omry Koren, Julia K. Goodrich, Angela C. Poole, Shan: Srinivasan, Ruth E.Ley, Andrew T. Gewirtz.

Fin du Nota.

Les déséquilibres du système immunitaire à l’origine des allergies peuvent être provoqués par (suite) :

– la porosité de la muqueuse de l’intestin grêle ou du côlon qui laisse passer des macromolécules toxiques. Ces derniers peuvent aussi stimuler de manière outrancière certains récepteurs opioïdes créant des dépendances neurochimiques. La porosité de l’intestin est provoquée, entre autres, par les troubles digestifs et donc les troubles de la flore intestinale ou du microbiote. C’est une cause fondamentale à vérifier et à corriger. La porosité de l’intestin est provoquée, entre autres, par la surexposition à des particules qui ont un impact délétère sur le mucus et la monocouche cellulaire de l’intestin, et qui peut être aggravée par un déséquilibre acido-basique, conséquence d’une alimentation trop riche en sucres et en protéines et insuffisamment fournie en légumes riches en minéraux et en bons acides gras protecteurs des membranes cellulaires intestinales.

– Les troubles digestifs et de la flore intestinale peuvent être dus aux grignotages intempestifs et permanents (surtout en aliments chargés en additifs et notamment des colorants tels que le dioxyde de titane, les oxydes de fer, les nanoparticules), au non-stop alimentaire, au non-respect des incompatibilités alimentaires, le non-respect des temps de digestion, le manque de mastication, etc.

Le système immunitaire peut tenter de freiner le processus, en réagissant de manière excessive aux molécules toxiques et à leurs conséquences, nées de digestion incorrecte, ou encore en relation avec la porosité excessive des muqueuses digestives.

Les déséquilibres du système immunitaire à l’origine des allergies peuvent être provoqués par (suite) :

– L’absence d’allaitement maternel qui va affecter durablement la flore intestinale murale ou résidente. En général, un enfant nourri par sa maman aura moins d’allergies que celui ayant été nourri avec un lait artificiel ou avec un lait de vache. La paroi du tube digestif abrite environ 70 % des cellules immunitaires de l’organisme.

L’équilibre du système immunitaire.

Comme le précise le naturopathe Robert Masson, l’équilibre immunitaire général dépend de la qualité du premier aliment : le lait maternel. La prévention des allergies se fait par le respect de tous les facteurs de santé tels que l’alimentation saine dénuée de produits ou additifs toxiques, l’équilibre émotionnel et relationnel, l’activité physique en plein air à la campagne, la détente et la relaxation, l’équilibre entre les phases de travail et de repos avec un sommeil suffisant et réparateur, etc., et l’évitement de toutes les causes pouvant altérer l’équilibre de la flore intestinale.

L’alimentation devra être saine, variée, équilibrée, et respectueuse des spécificités propres à chaque individu. La consommation d’œufs de caille peut être intéressante pour contribuer à réguler certaines réactions allergiques. On peut soit pratiquer la cure d’œufs de caille qui nécessite des œufs frais, ou bien recourir aux compléments alimentaires à base d’homogénat d’œufs de caille.

L’apport d’antioxydants contribue à freiner les épisodes d’allergies. Les antioxydants sont entre autres : la vitamine A, C, E, zinc (viandes, poissons, crustacés), sélénium (noix, champignons, viandes). Mais aussi caroténoïdes, flavonoïdes, polyphénols ; ces molécules se trouvent souvent dans les fruits et légumes colorés, le vin rouge, le thé, le curcuma, etc.

Les carences en vitamines C et D, mais aussi en sélénium et zinc, sont associées à un risque accru d’asthme. La carence en magnésium et en Omega 3 à longue chaîne est associée à un risque augmenté d’asthme.

La consommation de flavonoïdes comme la quercétine que l’on trouve entre autres dans les oignons, les pommes, les agrumes, le thé noir, etc., freine les processus d’inflammations liées aux allergies. Un autre flavonoïde le Kaempférol que l’on trouve dans les mûres, les fraises, la ciboulette, le brocoli, et les épinards entre autres, possèdent lui aussi des propriétés anti-inflammatoires et antihistaminiques. La propolis concentre également à la fois le Kaempférol et la Quercétine et d’autres flavonoïdes.

L’enzyme d’ananas, la bromélaïne possède une action intéressante pour freiner les processus inflammatoires, dans les épisodes respiratoires. La consommation d’acide gras oméga 3 d’origine végétale que l’on trouve dans l’huile de colza, de noix et de cameline ou encore les oméga 3 à longue chaîne d’origine animale que l’on trouve, dans les poissons gras (sardine, rouget, maquereaux, etc.) contribuent à réduire le risque d’asthme.

Les allergies du point de vue médical.

Pour les spécialistes des allergies, il n’y a pas d’intolérance alimentaire mais uniquement des allergies en raison dans tous les cas d’une réaction immédiate ou différée du système immunitaire. On parlera donc pas d’intolérance alimentaire mais d’allergie IgG et non IgE ou encore d’hypersensibilité alimentaire.

Comme on l’a vu plus haut les protéines alimentaires n’ayant pas été totalement digérées qui arrivent dans la voie sanguine en raison d’une porosité excessive de la muqueuse intestinale sont considérées comme des corps étrangers (macromolécules).

La réaction étant immunitaire on pourra assister à trois sortes de production d’immunoglobuline (anticorps à base de protéine jouant un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les agressions.)

1. Production d’IgE (allergie alimentaire à effets immédiats avec production d’Immunoglobulines E). Ces anticorps sont à l’origine de réactions sévères dénommées allergies de type 1, tel que l’œdème de Quincke avec des symptômes comme des rougeurs et des démangeaisons cutanées de la muqueuse. Les symptômes apparaissent de quelques secondes à une demi-heure après l’ingestion des aliments à l’origine de l’allergie.

Les aliments connus pour être à l’origine de réactions immédiates de type 1 avec production d’IgE sont :

– le gluten, les produits laitiers, le soja, l’arachide, les crustacés (crevette, écrevisses, les langoustes, les crabes, etc.), les œufs (particulièrement le blanc d’œufs), les poissons, les fruits coques (noisette, noix de cajou, noix du brésil, noix de pécan, etc.), le lupin, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, le dioxyde de soufre et sulfite, les mollusques (huîtres, moule, coquille saint-jacques, etc.)

2. Production d’IgG (allergie alimentaire retardées avec production d’immunoglobulines G).

Ces anticorps sont considérés comme une défense de seconde ligne et sont à l’origine d’allergies alimentaires retardées. On parlera d’allergie de type 3.

Les symptômes apparaissent entre 2 à 3 heures et 2 à 3 jours après la consommation des aliments à l’origine de l’allergie. Les réactions étant différées dans le temps il sera difficile de faire le lien entre un aliment en particulier et la réaction allergique.

Chez 50 % des personnes atteintes de pathologies inflammatoires, les IgG peuvent jouer un rôle important. Lorsque l’on ne consomme plus d’aliments à l’origine de la production d’IgG, ces derniers ne sont plus détectables dans le sang, entre 2 à 3 mois jusqu’à une période pouvant s’étaler sur 2 ans. Les allergies de type 3 ou IgG sont à l’origine de troubles chroniques pouvant générer des maladies ORL, dermatologiques, pathologies du côlon irritable, migraines, maux de tête, maladie auto-immune comme le cancer, etc.

Tous les aliments quels qu’ils soient, peuvent engendrer une réaction allergique avec production d’IgG par l’organisme mais à la condition qu’ils soient consommés régulièrement.

Comme il existe des exceptions à tous, l’IgG4 est un anticorps non inflammatoire et ne peut donc créer de maladies inflammatoires. Au contraire l’IgG4 a des propriétés anti-inflammatoires protectrices. La médecine allopathique propose grâce à l’injection de produits une désensibilisation dont l’objectif est de déclencher la production d’IgG4 par rapport à un allergène spécifique, ce qui représente une mesure de tolérance envers ce dernier.

Plus le rapport d’IgG4/IgE est élevé, plus le succès de la désensibilisation est grand. Ainsi, chez 95 à 97 % des patients, l’IgG4 a des propriétés bénéfiques puisque ces anticorps contrecarrent l’allergie de type I. En effet, les allergènes sont captés par les IgG4, leur réaction aux IgE et les symptômes qu’ils déclenchent diminuent donc.

Source : http://www.intolsante.pro/allergies/?c27-D%C3%A9finitions

Il semble que les IgG se déposent particulièrement là où il y a des faiblesses cellulaires ou organiques comme des petites lésions ou inflammations (articulations) ou des parties ou l’on constate des infections localisées (intestins par exemple) ou bien encore des régions endommagées par des toxiques comme le mercure comme cela peut être le cas avec la thyroïde.

Une inflammation chronique peut trouver son origine en raison de la présence régulière d’anticorps IgG. Toutefois cela n’est pas le cas dans certains processus inflammatoires de bas grade comme dans l’hypertension artérielle, la carence en fer, le syndrome métabolique, la surcharge pondérale, etc.

NOTA


– L’inflammation aiguë est une réaction rapide dont les symptômes sont la rougeur, la chaleur, le gonflement, la douleur.

– L’inflammation de bas grade : Il s’agit d’une forme d’inflammation sans signes cliniques d’inflammation appelée également inflammation silencieuse. Elle est le reflet d’une situation inflammatoire chronique. C’est une réaction lente, sournoise qui peut durer plusieurs mois voire plusieurs années dont les symptômes sont multiples et variés et qui ont la particularité d’être récurrents. Ce qui signifie qu’on s’y habitue, on « fait avec », on les minimise ou on les ignore carrément. Et pourtant, ce sont des symptômes « alarmes » nous avertissant d’une maladie en devenir.

Fin du Nota.

3. Production d’IgA précédent la production d’IgG. Les IgA ont une durée de vie (demi-vie) extrêmement courte et disparaissent dès la production d’IgG. Les complexes immuns dont ils sont à l’origine peuvent favoriser certaines pathologies comme la néphropathie à IgA ou encore une glomérulonéphrite.

Autres causes d’allergies du point de vue médical.

On peut constater des symptômes légers d’allergies chez des personnes atteintes d’une carence en enzyme DAO (DiAmino-Oxydase) dont le rôle est de dégrader l’histamine contenue dans certains aliments. On constate une altération de ce mécanisme chez les personnes souffrant d’une carence en DAO. Il y aurait aux alentours de 3 % de la population concernée par ce déficit enzymatique. Les symptômes provoqués sont semblables à ceux d’une allergie.

Aliments riches en histamine : fromages fermentés et fromage à pâte dure, charcuterie, blanc d’œufs, poissons, coquillages, crustacés, poisson séchés, poisson fumés, tomates épinards choux, petit pois, choucroute, lentille, haricots, fèves, fruits: jus, confitures, glaces, sorbets, bananes, fraises, agrumes, aubergines, avocat, figue, raisin, noix, noisette, cacahuète, chocolat, bières, vins, cidre, liqueurs, levure de bière, vins blancs et rouge, etc.

NOTA

L’intestin grêle fait 6 à 8 mètres de long et le gros intestin 1,5 mètre. Si l’on tient compte de la bordure en brosse des entérocytes, l’intestin grêle atteint déplié une surface de 600 m2 (Minaire et coll. 1990). C’est pour cette raison que l’intestin grêle monopolise à lui seul 70 à 80 % du système immunitaire de l’organisme grâce à une concentration de cellules lymphoïdes disséminé le long de sa muqueuse. On y trouve des macrophages, des lymphocytes T et lymphocytes B. On y recense aussi des cellules M et des immunoglobulines A (IgA).

Le système immunitaire intestinal porte aussi le nom de GALT (Gut Associated Lymphoid Tissue).

La muqueuse intestinale est très fragile car son épaisseur n’est que de 1/40ème de millimètres, plus fin qu’une pelure d’oignon. On comprend mieux la nécessité de ne pas l’altérer par des dysbioses intestinales (ou déséquilibre de la flore intestinale) qui pourront occasionner des processus inflammatoires ou une hausse de toxines pouvant porter atteinte à son intégrité.

N’oublions pas comme on l’a déjà vu, que l’augmentation de la porosité de la muqueuse due à son altération va provoquer toutes sortes de pathologies à distance plus ou moins graves par l’intoxication du sang et de la lymphe. La muqueuse un peu comme un accordéon présente de très nombreuses excroissances de 0,1 à 0,8 mm de haut, nommées « villosités » -, qui signifie en latin touffe de cheveux – séparées par des parties plus creuses nommées « cryptes ».

L’intestin grêle possède :

1) – une flore dominante (la plus abondante ; soit 10 à la puissance 9 à 11 bactéries, essentiellement des bacilles gram positif). On parle aussi de flore de fermentation qui est présente dès la seconde partie de l’intestin grêle – qui se nomme l’iléon et représente 2/3 de l’intestin grêle -, puis s’étend du côlon ascendant ou droit jusqu’au côlon transversal, avec un maximum d’activité au niveau du caecum qui est la première partie du côlon – la première partie de l’intestin grêle se nomme le jéjunum et représente 1/3 de l’intestin grêle -.

Selon Claude Lagarde, docteur en pharmacie et biologiste, les micro-organismes concentrés dans le caecum sont capables de synthétiser de nombreuses vitamines K et B (B5, B8 B9 et B12.). Cette synthèse permet à l’organisme de résister ponctuellement à des carences éventuelles. On retrouve ici la fameuse vitamine B12 dont certaines personnes – comme différents végétaliens ou végans, mais pas tous… ! – affirment que le corps n’est pas capable de synthétiser.

Les bactéries de la flore intestinale sont aussi capables de sécréter de nombreuses enzymes comme les amylases, cellulases, protéases, lactases etc. L’alimentation naturelle et équilibrée surtout par l’apport d’aliments vivants comme les crudités légumes, fruits, ou plantes, apportent des enzymes nutritives qui vont participer à la propre digestion des aliments auxquels ils sont incorporés. En cas de manque, l’organisme peut avoir recours aux enzymes digestives issues des bactéries de la flore intestinale comme on vient de le voir. Ou encore en sollicitant le foie ou le pancréas pour leurs synthèses, mais au détriment d’autres fonctions réalisées normalement par ces organes (à ce propos voir le chapitre N°4 intitulé : « Les aliments vivants » dans le sous-chapitre : « Les enzymes nutritives ».)

La flore dominante encore appelée flore de fermentation s’oppose à la prolifération des bactéries pathogènes. C’est pour cela qu’on considère, que les bactéries de la flore intestinale ont un effet « barrière » qui permet de s’opposer à l’implantation et à la multiplication de bactéries potentiellement pathogènes venant de l’extérieur.

Cette flore est composée de bactéries lactiques et des bifidobactéries qui assurent la fermentation acide des glucides complexes non digérés (polysaccharides, fibres).

Claude Lagarde, docteur en pharmacie et biologiste, précise à propos de la fermentation :

« Ce métabolisme est à l’origine de la libération de gaz carbonique et d’acides organiques tels que les acides acétiques et lactique qui en abaissant le pH intestinal, limitent le développement de la flore de putréfaction. Par ailleurs cette dégradation enzymatique permet à l’organisme de disposer de nutriments utiles en cas d’apports alimentaires insuffisants. Les acides organiques synthétisés peuvent en effet être assimilés et utilisés comme source d’énergie via une voie métabolique spécifique : le cycle de Krebs. »

Suite de la composition des différentes flores que l’on trouve au niveau intestinal :

2) – une flore sous-dominante (moins abondante ; soit 10 à la puissance 8 à 10 bactéries dont des streptocoques, des colibacilles et des entérocoques)

3) – une flore de passage extrêmement polymorphe (nombreuses formes ou variétés)

À la naissance les êtres humains naissent axéniques c’est-à-dire dépourvus de bactéries. Mais dès les premiers instants de la vie, on assiste à la genèse d’une flore microbienne qui va s’étaler tout le long du tube digestif du bébé. La qualité de cette flore est étroitement liée à l’environnement bactérien à la naissance du nouveau-né, mais aussi à la nature des flores anales et vaginales maternelles ainsi que l’alimentation de la maman.

Fin du Nota.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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