Irritations, larmoiements, etc. On recense quelque 18 millions de personnes allergiques en France, soit plus d’un Français sur quatre !

Plus d’un tiers des personnes allergiques ne se soignent pas, et plus de 60 % n’ont pas de suivi régulier. Le phénomène est en constante augmentation, et toutes les générations sont touchées.

Depuis 1990, les admissions hospitalières pour :

– L’anaphylaxie ont augmenté de 700 % en Angleterre
– Les allergies alimentaires ont augmenté de 500 %
– L’urticaire ont augmenté de 100 %
– Les œdèmes de Quincke ont augmenté de 40 %

L’OMS classe les allergies au 4e rang des problèmes mondiaux de santé publique

Lorsque le système immunitaire fonctionne normalement et qu’il entre en contact pour la première fois avec un agent toxique ou une molécule nuisible pour son intégrité, il analyse et mémorise les spécificités chimiques de ce corps étranger, afin de fabriquer des anticorps et d’autres éléments de défense qui lui permettront, lors d’une confrontation ultérieure, de le neutraliser directement et sans une dépense d’énergie importante.

En revanche, dans le cas de l’allergie, la vigilance du système immunitaire peut s’exercer de manière disproportionnée et excessive non seulement sur une molécule toxique, mais aussi sur des éléments qui ne sont pas nuisibles pour la vie tels que différents aliments comme les œufs, le lait, les arachides, etc. A noter que l’arachide est l’allergène le plus important en termes de sensibilisation et d’importance des manifestations.

Il existe aussi des allergies au pollen (concerne 20 à 30 % de la population française), à la poussière de maison, aux moisissures ou aux spores, aux acariens et à leurs déjections (concerne 10 % de la population française), etc.

Cette hypersensibilité correspond à un déséquilibre ou un dysfonctionnement du système immunitaire. L’affolement du système immunitaire est provoqué, entre autres, par son hyper stimulation permanente.

Il semble que les allergies ont une composante génétique. En effet selon différentes études scientifiques, un enfant normal a 10 % de risques d’avoir des allergies. Par contre, un enfant dont un des deux parents a des allergies voit son risque d’en être atteint varier de 30 à 40 %. Et lorsqu’un enfant a deux parents ayant des allergies, le risque grimpe de 60 à 80 %.

Différentes études suggèrent l’idée que le manque de vitamine D peut favoriser les troubles de la réaction immunitaire telles que les allergies.

De nombreux mécanismes peuvent expliquer la genèse des allergies

Aujourd’hui, la consommation très importante de molécules de synthèse (produits phytosanitaires de synthèse, additifs alimentaires de synthèse, etc.) associée à des aliments naturels comme les œufs ou les arachides, par exemple, explique entre autres les allergies alimentaires. En effet, le système immunitaire ayant repéré un agent toxique en particulier l’associe à la consommation de l’aliment avec lequel il est mélangé. Ainsi, on devient allergique aux œufs, aux arachides ou à d’autres aliments naturels, car ces derniers contiennent des molécules considérées comme indésirables par l’organisme.

Les déséquilibres du système immunitaire à l’origine des allergies peuvent être provoqués par :

  • Les nombreuses vaccinations porteuses de métaux lourds, entre autres.
  • La porosité de la muqueuse de l’intestin grêle ou du côlon qui laisse passer des macromolécules toxiques. Ces dernières peuvent stimuler de manière outrancière certains récepteurs opioïdes créant des dépendances neurochimiques. Le système immunitaire peut tenter de freiner le processus en réagissant de manière excessive aux molécules toxiques et à leurs conséquences, nées de digestion incorrecte ; ou encore en relation avec la porosité excessive des muqueuses digestives. La porosité de l’intestin est provoquée, entre autres, par les troubles digestifs. Ces derniers peuvent être dus aux grignotages intempestifs et permanents, au non-stop alimentaire, au non-respect des incompatibilités alimentaires, au non-respect des temps de digestion, au manque de mastication, etc.
  • L’absence d’allaitement maternel qui va affecter durablement la flore intestinale murale ou résidente. En général, un enfant nourri par sa maman aura moins d’allergies que celui ayant été nourri avec un lait artificiel ou un lait de vache. La paroi du tube digestif abrite environ 70 % des cellules immunitaires de l’organisme. Comme le précise le naturopathe Robert Masson, l’équilibre immunitaire général dépend de la qualité du premier aliment : le lait.

La prévention des allergies se fait par le respect de tous les facteurs de santé tels que l’alimentation saine dénuée de produits ou d’additifs toxiques, l’équilibre émotionnel et relationnel, l’activité physique en plein air à la campagne, la détente et la relaxation, l’équilibre entre les phases de travail et de repos avec un sommeil suffisant et réparateur, etc.

L’alimentation devra être saine, variée, équilibrée et respectueuse des spécificités propres à chaque individu.

La consommation d’œufs de caille peut être intéressante pour contribuer à réguler les réactions allergiques. On peut soit pratiquer la cure d’œufs de caille, qui nécessite des œufs frais, ou bien recourir aux compléments alimentaires à base d’homogénat d’œufs de caille.

Les allergies du point de vue médical

Pour les spécialistes des allergies, il n’y a pas d’intolérance alimentaire, mais uniquement des allergies en raison dans tous les cas d’une réaction immédiate ou différée du système immunitaire. On ne parlera donc pas d’intolérance alimentaire, mais d’allergie IgG et non IgE ou encore d’hypersensibilité alimentaire.

Par exemple, les protéines alimentaires n’ayant pas été totalement digérées qui arrivent dans la voie sanguine en raison d’une porosité excessive de la muqueuse intestinale sont considérées comme des corps étrangers (macromolécules). La réaction étant immunitaire, on pourra assister à trois sortes de production d’immunoglobuline (anticorps à base de protéine jouant un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les agressions).

  1. Production d’IgE (allergie alimentaire à effets immédiats avec production d’immunoglobulines E). Ces anticorps sont à l’origine de réactions sévères dénommées allergies de type 1, telles que l’œdème de Quincke, avec des symptômes comme des rougeurs et des démangeaisons cutanées de la muqueuse. Les symptômes apparaissent de quelques secondes à une demi-heure après l’ingestion des aliments à l’origine de l’allergie.

Les aliments connus pour être à l’origine de réactions immédiates de type 1 avec production d’IgE sont :

– le gluten, les produits laitiers, le soja, l’arachide, les crustacés (crevettes, écrevisses, langoustes, crabes, etc.), les œufs (particulièrement le blanc d’œuf), le poisson, les fruits à coque (noisette, noix de cajou, noix du Brésil, noix de pécan, etc.), le lupin, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, le dioxyde de soufre et les sulfites, les mollusques (huîtres, moules, coquilles Saint-Jacques, etc.)

  1. Production d’IgG (allergie alimentaire retardée avec production d’immunoglobulines G). Ces anticorps sont considérés comme une défense de seconde ligne et sont à l’origine d’allergies alimentaires retardées. On parlera d’allergie de type 3. Les symptômes apparaissent entre 2 à 3 heures et 2 à 3 jours après la consommation des aliments à l’origine de l’allergie. Les réactions étant différées dans le temps, il sera difficile de faire le lien entre un aliment en particulier et la réaction allergique.

Chez 50 % des personnes atteintes de pathologies inflammatoires, les IgG peuvent jouer un rôle important. Lorsque l’on ne consomme plus d’aliments à l’origine de la production d’IgG, ces derniers ne sont plus détectables dans le sang entre 2 à 3 mois jusqu’à une période pouvant s’étaler sur 2 ans. Les allergies de type 3 ou IgG sont à l’origine de troubles chroniques pouvant générer des maladies ORL ou dermatologiques, des pathologies du côlon irritable, des migraines, des maux de tête, des maladies auto-immunes comme le cancer, etc.

Tous les aliments, quels qu’ils soient, peuvent engendrer une réaction allergique avec production d’IgG par l’organisme, mais à la condition qu’ils soient consommés régulièrement.

Comme il existe des exceptions à tout, l’IgG4 est un anticorps non inflammatoire et ne peut donc pas créer de maladies inflammatoires. Au contraire, l’IgG4 a des propriétés anti-inflammatoires protectrices. La médecine allopathique propose grâce à l’injection de produits une désensibilisation dont l’objectif est de déclencher la production d’IgG4 par rapport à un allergène spécifique, ce qui représente une mesure de tolérance envers ce dernier.

Plus le rapport d’IgG4/IgE est élevé, plus le succès de la désensibilisation est grand. Ainsi, chez 95 à 97 % des patients, l’IgG4 a des propriétés bénéfiques puisque ces anticorps contrecarrent l’allergie de type I. En effet, les allergènes sont captés par les IgG4, leur réaction aux IgE et les symptômes qu’ils déclenchent diminuent donc.

Il semble que les IgG se déposent particulièrement là où il y a des faiblesses cellulaires ou organiques comme des petites lésions ou inflammations (articulations) ou des parties où l’on constate des infections localisées (intestins, par exemple), ou bien encore des régions endommagées par des agents toxiques tels que le mercure, comme cela peut être le cas avec la thyroïde.

Une inflammation chronique peut trouver son origine en raison de la présence régulière d’anticorps IgG. Toutefois, cela n’est pas le cas dans certains processus inflammatoires de bas grade comme dans l’hypertension artérielle, la carence en fer, le syndrome métabolique, la surcharge pondérale, etc.

  1. Production d’IgA précédent la production d’IgG. Les IgA ont une durée de vie (demi-vie) extrêmement courte et disparaissent dès la production d’IgG. Les complexes immuns dont ils sont à l’origine peuvent favoriser certaines pathologies comme la néphropathie à IgA ou encore une glomérulonéphrite.

Autres causes d’allergies du point de vue médical

On peut constater des symptômes légers d’allergies chez des personnes atteintes d’une carence en enzyme DAO (DiAmino-Oxydase), dont le rôle est de dégrader l’histamine contenue dans certains aliments. On constate une altération de ce mécanisme chez les personnes souffrant d’une carence en DAO. Il y aurait aux alentours de 3 % de la population concernée par ce déficit enzymatique. Les symptômes provoqués sont semblables à ceux d’une allergie.

Aliments riches en histamine : fromages fermentés et fromage à pâte dure, charcuterie, blanc d’œuf, poisson, coquillages, crustacés, poisson séché, poisson fumé, tomates, épinards, choux, petits pois, choucroute, lentilles, haricots, fèves, fruits, jus, confitures, glaces, sorbets, bananes, fraises, agrumes, aubergines, avocats, figues, raisins, noix, noisettes, cacahuètes, chocolat, bière, vin, cidre, liqueur, levure de bière, vin blanc et rouge, etc.

 

Source : http://www.intolsante.pro/allergies/?c27-D%C3%A9finitions

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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