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L’acné et les diverses maladies de la peau comme les dermites, le psoriasis, l’eczéma, le zona, etc. sont de plus en plus communes dans nos « civilisations » et peuvent être très dérangeantes pour les individus, que ce soit à cause de démangeaisons, de brûlures, de multiples réveils nocturnes causés par l’inconfort et des complications possibles relatives à l’infection, ou simplement de l’apparence de la peau.

Elles sont de plus en plus communes, tout comme l’est notre éloignement par rapport au respect de nos besoins vitaux et de l’application des lois naturelles.

Mais ces phénomènes nous sont livrés arbitrairement, symptomatiquement, comme la faute à « pas de chance », comme si tout était normal parce que « c’est la puberté » ou encore parce que notre épigénétique le veut ainsi et donc que c’est inévitable, qu’il faut prendre des crèmes et un tas de corticoïdes (cortisol entre autres).

Les croyances populaires tendent à conclure que la responsabilité n’incombe à nul autre que leur patrimoine génétique et que la solution n’est détenue que par d’autres (médecins) et n’existe que dans des solutions miracles externes (médicaments).

Mais rassurez-vous, il en est tout autre, et le schéma est loin d’être aussi arbitraire que cela, même si je ne remets pas en question l’importance du patrimoine génétique.

Toutes ces « mal a dit » de peau sont, finalement, simplement caractérisées par l’inflammation des tissus sous-cutanés et de l’épiderme. Mais même si les médecines n’ont d’œil que pour le symptôme et qu’ils se contenteraient de vous prescrire des crèmes qui auront pour but de calmer l’inflammation, en aucun cas vous ne serez guéri, tout cela parce que la cause des causes des causes ne sera pas réglée !

Nous regardons les symptômes, nous nous alarmons et nous tentons de les faire partir, comme s’« ils » étaient de gros méchants loups à fuir… Mais le symptôme, en l’occurrence l’inflammation, a bel et bien une raison, un but, une CAUSE…

Et c’est exactement cela qu’il faudrait aller chercher pour comprendre, sortir de l’arbitraire et tout simplement pouvoir régler la cause profonde du dérèglement.

Tout comme quand le voyant de votre voiture s’allume pour vous indiquer qu’il y a un problème dans le moteur ou autre, vous n’allez pas l’éteindre ou même mettre un morceau de scotch dessus pour ne plus le voir… En effet, vous irez plutôt chez le garagiste pour faire diagnostiquer la chose puis la réparer.

Eh bien, c’est la même chose à l’échelle du corps, le symptôme n’est qu’un signal d’alarme pour nous prévenir que quelque chose dysfonctionne dans notre corps.

Mais comme pour la voiture, il ne s’agit pas de se contenter d’éteindre le voyant rouge, comme le fait aujourd’hui la médecine moderne.

Pourtant, c’est exactement ce que l’on fait lorsqu’on applique symptomatiquement une crème à base de corticoïdes pour éteindre ou calmer l’inflammation : certes nous arrêtons les symptômes, mais la cause n’est toujours pas réglée et donc l’inflammation persistera quoi que l’on fasse.

Je vous propose maintenant de nous intéresser à la cause des causes de ces « mal a dit » de peau, qui ont toutes, finalement, la même causalité profonde.

Et vous allez le voir, ce n’est pas si compliqué que ça à comprendre et nous n’avons pas besoin de faire concrètement un cours de physiologie approfondie avec tous les noms complexes et variés que l’on peut lui adonner…

On va plutôt l’aborder d’une manière simple et compréhensible.

Les causes

Dans le corps, il y a ce que l’on appelle des émonctoires, qui sont tout simplement des portes de sortie pour évacuer les divers déchets et toxines qui se trouvent dans l’organisme. Ils sont majoritairement inscrits dans quatre sphères principales : les intestins (le côlon), les reins, les poumons et la PEAU.

Schématiquement, ces émonctoires fonctionnent comme des vases communicants : « un système intoxiqué et débordé passe le relais à un autre ».

Par exemple, lorsque les intestins ne sont plus en mesure d’assumer leur rôle correctement et qu’ils sont submergés de toxines qu’ils ne parviennent pas à évacuer, ils passent le relais à un autre émonctoire chargé de gérer le « trop-plein » toxémique (de déchets ou de toxines), et la peau est d’ailleurs très souvent le second émonctoire à intervenir.

Mais lorsque la peau va devoir se charger d’un trop grand nombre de toxines, elle va réagir de façon excessive et déclencher une maladie de peau, qui peut être un eczéma, de l’acné, du psoriasis, etc.

Il est trop fréquent d’oublier par les croyances populaires ou même les médecines qu’un intestin malsain, malmené, dysfonctionnel, congestionné, etc. puisse être à l’origine des problèmes de peau et même de bien d’autres maladies.

En fait, quand un intestin est « malsain », il perturbe directement la flore bactérienne (locale, mais tout aussi bien globale), ce qui donnera l’état inflammatoire qui bouleversera inéluctablement les muqueuses intestinales, responsables comme toute muqueuse constituée de cellules dites épithéliales de digérer, d’assimiler, d’éliminer le « bon du mauvais », de produire en outre du mucus et de faire la séparation entre milieu extérieur et milieu intérieur.

On a tendance bien souvent à penser que le milieu intérieur, c’est à l’intérieur de notre corps et que le milieu extérieur, c’est tout bêtement ce qui se situe à l’extérieur. Mais il en est tout autre…

En fait, notre peau est constituée d’une muqueuse qui n’est autre que la continuité d’un ensemble de muqueuses qui ne forment qu’un seul et même volet.

Ces muqueuses sont formées principalement de cellules, comme dit plus haut, épithéliales qui fonctionnent en jonction serrée. Cette jonction se forme par un lien électromagnétique.

Un intestin « malsain » peut très souvent activer la libération d’une substance (appelée substance P) qui n’est finalement qu’un neuropeptide produit dans l’intestin, le cerveau et la peau, et qui joue un rôle majeur dans l’état inflammatoire (de la peau entre autres, comme pour l’eczéma).

Cette inflammation qui va se répercuter dans tout l’organisme va totalement bouleverser les muqueuses et donc les cellules épithéliales. Celles-ci vont ainsi perdre, voire rompre leurs liens électromagnétiques (jonction serrée).

Cela conduit au phénomène bien connu de porosité, qui n’est pas seulement sujette à l’intestin, car il peut y avoir porosité sur toutes les muqueuses de l’organisme.

Et que se passe-t-il s’il y a porosité (détachement de la jonction serrée des cellules épithéliales) ?

Tout simplement, le rôle (de filtre ainsi que les autres vus plus haut) joué par les muqueuses ne sera plus. Nous allons donc voir des matières toxiques, des déchets, des tas de molécules toxiques passer la barrière mycosique (entre autres la barrière intestinale) et donc retourner dans le milieu intérieur de l’organisme (là où tout doit normalement rester « pur »), où circulent sang et lymphe.

Ces toxines se retrouvant maintenant dans le milieu intérieur vont devoir être éliminées rapidement (très rapidement), car nul n’a besoin de faire de la physiologie pour comprendre que le sang doit rester pur et qu’un sang toxique peut être très dangereux pour notre beau petit cœur…

Très souvent, comme je vous l’ai dit plus haut, ces toxines vont être éliminées par la peau (ce qui donne les « mal a dit » de peau), mais ce rôle peut aussi être rempli par les poumons (ce qui va donner les divers « mal a dit » des poumons) ou les tissus mésenchymateux (mésenchymes) (ce qui va donner les « mal a dit » des tissus). Il peut y avoir deux autres réactions, comme la capacité du corps à extraire un minéral du corps (calcium) pour venir le fixer sur un acide afin d’en faire un produit neutre et non irritant (ce qui va donner les « mal a dit » des os), ou de produire plus de cholestérol et de venir englober littéralement ces toxines dans de la graisse pour ne plus irriter les tissus et contaminer le sang (ce qui va donner les « mal a dit » d’obésité ou cardio-vasculaires).

Ce n’est pas tout, un intestin « malsain » peut entraîner une mauvaise digestion et une malabsorption (assimilation) des protéines, des lipides, des glucides et des vitamines oligo-éléments, etc. La prolifération de mauvaises bactéries et de champignons comme le candida albicans, qui conduisent à des carences nutritionnelles, notamment en vitamine B12 et en vitamines A, D, E et K (vitamines liposolubles), qui sont essentielles à la santé de la peau et à la santé en général.

Il y a plus d’un siècle déjà que nous avons découvert qu’un déséquilibre acido-basique peut conduire à la prolifération de mauvaises bactéries dans le côlon, ce qui mène à l’acné et aux problèmes de peau ; il a été démontré que 14 % des patients atteints de rectocolite hémorragique et 24 % des patients atteints de la maladie de Crohn (deux maladies qui affectent la muqueuse « digestive », mais aussi les autres muqueuses) ont des manifestations cutanées.

Alors bien sûr, la question qui vient désormais est la suivante : pourquoi y a-t-il des différences symptomatiques et plusieurs maladies de peau si elles ont toutes, ou presque, la même causalité commune ?

L’expliquer clairement et physiologiquement serait sans doute bien trop long à décrire et à lire ici, je ne pense d’ailleurs pas que cela aurait si grand intérêt.

Simplement, s’il y a des différences dans les manifestations cutanées, c’est qu’elles sont en rapport même avec les différences du terrain, de la génétique et du mode de vie de la personne.

Voilà pourquoi en hygiénisme on étudie chaque personne individuellement dans l’ensemble de son terrain, de sa génétique et de son mode de vie.

Cela dit, il n’empêche que les différences symptomatiques (dans les « mal a dit » de peau) relèvent essentiellement toutes de la même causalité : les deux émonctoires principaux que sont le côlon et les reins ne peuvent plus remplir leur rôle, car ils sont tout simplement en rupture.

 

Si nous voulons donc traiter le « problème » à la source, nous allons devoir adopter diverses réformes de mode de vie et prendre soin de nos intestins.

 

Merci pour votre temps.

Eatman

 

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Eatman - Permaculteur / Hygiéniste

Depuis son adolescence, Eatman (Thomas de son prénom), est en proie à un malaise profond : le monde dans lequel il évolue ne le satisfait pas. Il partage ses idées et n'hésite pas à les confronter avec des médecins, diététiciens et autres naturopathes. Fort de ses nouvelles certitudes, il entreprend alors de changer radicalement de mode de vie, consommant principalement, à 70% une alimentation vivante, bio et végétal (composé de fruits, feuilles, oléagineux et de légumes).

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