Les organes victimes des perturbations

Les principaux organes victimes de ces perturbations

Les Intestins

Nos intestins dénombrent plus de 100 000 milliards de bactéries soit 10 fois plus que le total de nos cellules dans notre organisme.

Ce sont les travaux du Dr. Michael Gershon1 dans les années 70 qui ont permis de qualifier nos intestins de deuxième cerveau ou de système nerveux entérique.

Il a mis en évidence l’indépendance et l’autonomie de ce deuxième cerveau (premier dans la production de neurotransmetteurs) par rapport au système nerveux central situé dans le cerveau.

Sachant que plus de 70% des neurotransmetteurs de tout l’organisme sont produits par les intestins (la dopamine et l’acétylcholine, ainsi que la sérotonine, neurotransmetteur du bonheur, produite à plus de 80%), il est facile de comprendre combien une perturbation intestinale affectera le fonctionnement du nerf vagal et perturbera la transmission des neurotransmetteurs dans tout l’organisme, source de dérèglements psychiques majeurs.

C’est le Dr Jean Seignalet2 en France qui a en premier mis en évidence le problème d’hyperperméabilité intestinale.

La barrière intestinale est un filtre, protégé par un « biote » bactérien intestinal qui assure la première ligne de défense immunitaire de l’organisme. Le flux entre le milieu extérieur et le milieu intérieur se fait par une chaîne de transmissions bactériennes qui assure la transformation des nutriments, la digestion, la synthèse des produits nécessaires (enzymes, vitamines, etc…) et l’élimination des produits toxiques afin de préserver le milieu intérieur des éléments étrangers.

Une alimentation acidifante et enflammante va induire à la fois une perturbation de cette population bactérienne qui ne sera plus à même de réaliser son rôle de protection et de nourissement et une altération de la barrière intestinale , les jonctions serrées (« tight junction ») entre les cellules devenant plus lâches  et permettre ainsi le passage de protéines  non digérées et autres produits toxiques à l’intérieur de l’organisme.

C’est la fameuse « hyperperméabilité intestinale » mis en lumière de manière magistrale par le docteur Jean Seignalet.

Ainsi le déséquilibre de ce biote intestinal et l’altération de la muqueuse (l’hyperperméabilité), tous deux symptômes de notre acidification globale, vont induire le passage au travers de la barrière intestinale de produits toxiques alors que d’autres, qui devraient se rendre dans le milieu intérieur pour nourrir la cellule, resteront bloqués dans le milieu extérieur au niveau de l’intestin.

Dr Michael D. Gershon est l’auteur du livre The second brain et il préside le département d’anatomie et de biologie cellulaire à l’Université de Columbia, É.U.
Dr Jean Seignalet (9 octobre 1936 – 13 juillet 2003) est un chirurgien et chercheur français, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, maître de conférences des universités–Praticien hospitalier à l’université Montpellier. Il est principalement connu pour son régime alimentaire, la Nutrition Seignalet. Source: Wikipedia

Cela peut paraître une évidence mais c’est un point essentiel : notre système intestinal est notre premier système immunitaire, son état conditionne toute la santé de l’organisme et le système paroi intestinale + bactéries est responsable du « filtrage » des éléments et de l’élimination des produits toxiques.

Tout se joue au niveau des intestins, plus que jamais…

Par ailleurs, à ce stade de dérèglement du fonctionnement intestinal, on observe l’émergence d’une flore microbienne qui n’aurait jamais dû voir le jour dans les intestins et qui vient répondre au besoin de nettoyage de ces éléments perturbateurs (« colles », amidons et déchets divers déposés le long des parois intestinales). Ce sont des champignons tels que le Candida Albican, ainsi que des microbes et micro-organismes qui vont se développer pour tenter d’effectuer ce nettoyage. Cependant, le métabolisme de cette flore pathogène (qui mange et produit des déchets) dans le milieu intestinal va lui-même donner lieu à des rejets d’acides ; rejets qui vont attaquer la membrane intestinale et la rendre poreuse, laissant ainsi passer dans le sang des éléments indésirables. C’est un cercle vicieux qui s’installe :  acidification, altération, modification des populations bactériennes et donc augmentation du caractère acidifiant .

« Rien de toxique issu de notre alimentation ne vient nuire à notre biologie si elle n’est pas passée préalablement par le système intestinal. » –Thierry Casasnovas

Les Reins

Notre santé est dépendante de notre système d’épuration qui est composé de quatre émonctoires : les poumons, les intestins, les reins et la peau (cette dernière pouvant être comptée comme un troisième rein).

De ces quatre émonctoires, les reins jouent un rôle fondamental en matière de nettoyage et de détoxification, car ils assurent la filtration de la lymphe et du sang et déterminent ainsi la capacité de notre corps à se détoxifier.

C’est la saturation des reins par les déchets toxiques qui conduit à des inflammations de type cystite, ou infection urinaire. Les reins sont un émonctoire majeur de tout ce qui concerne notre milieu interne. Les déchets métaboliques comme ceux qui auront pu passer la barrière intestinale sont éliminés.

Notre démarche de détoxification devrait donc commencer par les intestins, les reins et le foie et il ne sert à rien d’entreprendre un processus de régénération si les toxines ne peuvent au préalable être éliminées par les reins.

La Lymphe

La lymphe est la grande oubliée de la physiologie.

La lymphe est un liquide visqueux composé d’acides gras, semblable à du mucus, fortement lipidique et avec beaucoup de cholestérol. Le cholestérol a une fonction anti-inflammatoire majeure dans l’organisme et sert à  protéger nos organes des produits extrêmement acides que véhicule la lymphe.

De façon complémentaire au sang dont le rôle est de nourrir nos cellules, la lymphe a pour fonction de transporter et traiter leurs déchets métaboliques. Elle va ainsi drainer les toxines de notre corps pour les diriger vers les ganglions lymphatiques (au nombre de 800) qui jouent un rôle de fosse septique. Une fois leur toxicité (agressivité) diminuée dans les ganglions, ces toxines seront ensuite dirigées vers nos émonctoires que sont les intestins, poumons, les reins et la peau.

Pour nourrir la cellule, le sang doit passer à travers le liquide interstitiel qui est lui-même de type lymphatique. Ce qui fait que l’état de la lymphe conditionne l’apport de nutriments du sang aux cellules. La fonction d’élimination conditionne l’assimilation.

Si le milieu interstitiel est très congestionné au point de ne plus pouvoir permettre ni aux nutriments en provenance de l’intestin de nourrir la cellule, ni aux déjections de la cellule d’être évacuées vers les quatre portes de sortie (reins, intestins, peau et poumons), alors la cellule va s’empoisonner par ses propres déchets qu’elle ne peut évacuer ce qui va altérer à terme le phénomène de la division cellulaire qui va cesser de s’effectuer normalement, engendrer des cellules tumorales et dégénérer vers des maladies auto-immunes.

La lymphe ne circule pas d’elle-même mais propulsée par un muscle cardiaque comme c’est le cas du sang, et elle est donc dépendante de nos mouvements corporels.

Certaines plantes astringentes vont également faciliter ce mouvement de la lymphe à l’intérieur du corps.

Le Foie

C‘est le plus gros organe du corps humain et bien qu’il ne soit pas en lui même un émonctoire (porte de sortie vers l’extérieur), son rôle est essentiel en terme de détoxification de l’organisme.

En effet, tous les nutriments qui passent la barrière intestinale vont ensuite immédiatement rejoindre le foie via la veine porte, ce n’est qu’ensuite qu’ils seront redistribués aux différents organes en fonction des besoins.

Il peut être comparé à une gigantesque usine chimique qui fournit tous les besoins fonctionnels (métaboliques) d’une ville. On dit qu’il faudrait un terrain de 200 hectares pour construire une telle usine. Votre foie possède un si grand nombre de fonctions différentes que les chercheurs ne les ont pas encore toutes découvertes. On ne dira jamais assez que nous devrions prendre soin de ce précieux organe.

QUATRE TÂCHES ESSENTIELLES DU FOIE

Le foie accompli quatre tâches fondamentales desquelles découlent de multiples autres fonctions:

STOCKAGE ET DISTRIBUTION

Le foie garde divers acides aminés issus de la digestion, puis les réarrange en protéines essentielles pour l’organisme. Il convertit l’excès de glucose en glycogène (gras stocké), puis reconvertit le glycogène stocké en glucose lorsque le corps a besoin de carburant supplémentaire. Le foie stocke et distribue diverses vitamines, dont les vitamines A, D, E et K. Votre foie stocke également divers minéraux, y compris le fer et le cuivre.

CONVERSIONS, SYNTHÈSES, TRANSMUTATIONS BIOLOGIQUES

Le foie stocke du glycogène, et lorsque votre glycémie chute, il reconvertit cette réserve de gras (glycogène) en glucose. Si vos réserves de glycogène sont épuisées, il convertit d’autres graisses, et le cas échéant, vos stocks d’acides aminés, en glucose. Cela vous montre que la priorité première de votre corps est l’approvisionnement en carburant pour produire de l’énergie (glucose/fructose).

SÉCRÉTION

Votre foie produit et sécrète approximativement un litre de bile par jour. La bile est un émulsifiant des graisses et un agent alcalinisant.

DÉTOXINATION

Les cellules immunitaires du foie (cellules de Küppfer) phagocytent les bactéries, virus et autres pathogènes présents dans le sang provenant du tube digestif. Un foie sain peut, dans une certaine mesure, métaboliser des hormones et des produits chimiques. Toutefois, notre ingestion quotidienne de ces substances représente plus que ce à quoi peuvent faire face la plupart des foies. Le foie produit également des enzymes pour soutenir le processus de détoxination.

Le cholestérol est synthétisé pour son utilisation dans les membranes cellulaires, la production de stéroïdes et pour sa participation dans les processus anti-inflammatoires.

Divers minéraux sont transmutés en d’autres éléments. Par exemple, la silice qui est transmutée en calcium; le foie synthétise aussi l’albumine et la globuline, qui sont des molécules de transport.

De la description des fonctions et processus ci-dessus, vous pouvez vous rendre compte de ce qu’accomplit votre foie, et combien il est important de le garder en bonne santé !

L’acidose, l’alcool, les produits toxiques, les médicaments, etc. nuisent profondément à votre foie. Presque tous les médicaments, notamment ceux produits à partir du goudron de houille comme l’aspirine, détruisent sérieusement ses tissus.

De nombreuses plantes ont une action extrêmement favorable sur le nettoyage et la régénération du foie; une alimentation physiologique basée sur une abondance de fruits et de légumes et l’utilisation de mélanges de plantes adaptés assureront un nettoyage doux et profond de cet organe essentiel .

Sauf cas urgent, nous ne sommes pas partisans des cures de détoxification hépatiques trop fortes qui saturent le système intestinal (le foie se « vide » dans l’intestin grêle), induisant des états de fatigue et de nausées trop accentuées. On peut faire aussi bien, voir mieux avec une hygiène quotidienne adaptée aux besoins du foie !

LES FONCTIONS DU FOIE

MÉTABOLISME DES ACIDES AMINÉS

  • Synthèse des acides aminés non essentiels.
  • Conversion des acides aminés en glucose (énergie) si nécessaire. (Il n’est pas conseillé d’atteindre cet extrême concernant les besoins énergétiques de votre corps).
  • Formation de l’urée à partir des acides aminés et de l’ammoniaque en excès.

MÉTABOLISME DES GLUCIDES

  • Conversion des monosaccharides (autres que le glucose) en glucose.
  • Conversion et stockage de l’excès de glucose en glycogène et réciproquement.

MÉTABOLISME DES LIPIDES

  • Synthèse du cholestérol en vue de la croissance de nouvelles cellules et de la production de stéroïdes.
  • Synthèse des lipoprotéines, qui sont des transporteurs de lipides.
  • Conversion des acides gras en acétyles ou en cétones, pour la production d’énergie.
  • Formation des pigments biliaires, y compris la bilirubine, à partir de l’hémoglobine ou des globules rouges.
  • Synthèse de la bile nécessaire à l’émulsion des graisses et à l’alcalinisation du contenu gastrique.
  • Conversion de l’ammoniaque, provenant d’une consommation excessive de protéines, en urée, laquelle est ensuite excrétée par les reins.
  • Synthèse de la vitamine K et autres facteurs de coagulation tels la prothrombine et le fibrinogène.
  • Synthèse des acides aminés non-essentiels nécessaires aux fonctions de croissance et de réparation.

Les Glandes Endocrines

Les glandes endocrines ont un rôle majeur, car elles contrôlent tous nos fonctionnements, que ce soit la régulation du métabolisme, de la fonction rénale, de l’équilibre minéral global du corps, de nos cycles de sommeil, de notre fertilité, etc.

Une glande est un organe qui produit des hormones, messagers chimiques, qui vont agir en aval sur différents organes de notre corps.

Le système endocrinien fonctionne main dans la main avec le système nerveux. C’est le système endocrinien qui transforme en messages chimiques les messages nerveux reçus du système nerveux central.

L’un ne peut pas fonctionner sans l’autre et la régénération de l’un ira obligatoirement avec un rétablissement de l’autre…

Comment peut-on les régénérer ? Fondamentalement, par un mode de vie plus physiologique, par la consommation de fruits chargés d’énergie électro magnétique essentielle pour notre organisme , par un meilleur sommeil, par l’exposition au soleil, par le fait de se protéger du bombardement permanent des ondes des téléphones portables, réseaux wifi etc…

De nombreuses plantes médicinales jouent aussi un rôle adaptogène de soutien du système endocrinien, prendre au quotidien ce genre de plantes permet de répondre au mieux aux besoins de régénération du système nerveux/endocrinien et d’assurer une meilleure résistance aux conditions de notre vie moderne anti-physiologiques .

Commencez dès aujourd’hui !

Par le simple rétablissement des fonctions d’élimination « normales » du corps humain et l’arrêt d’apport de produits encrassants, le corps commence à effectuer par des processus internes sa guérison et sa régénération, qui dépassent de loin notre compréhension de la physiologie, aussi pointue soit-elle.

Un système nerveux/endocrinien en état de fonctionnement optimal est aussi essentiel pour « animer » tous ces organes.

Toute cette démarche est une démarche d’humilité devant les facultés extraordinaires du vivant, démarche qui privilégie l’observation et la connaissance des conditions présidant au fonctionnement parfait du corps plutôt que la connaissance académique et souvent vaine de chacune des parties du corps.

Ce n’est pas en étudiant précisément chaque pièce d’un puzzle que nous parviendrons à reconstruire le puzzle, le corps se considère comme un tout (« individu » = qui ne peut être séparé) et non comme une juxtaposition d’éléments séparés.

Simple et non pas simpliste, le corps dans toute sa simplicité, c’est LA BONNE NOUVELLE à partager. Rien n’est perdu, la régénération est pour tous, il n’y a ni élu ni maudit. Il n’y a pas à « mériter » quoi que ce soit ou à souffrir, il y a juste à connaître et respecter les lois du vivant qui ont été établies pour assurer notre prospérité.

La « maladie » n’est pas un hasard, un aléatoire pervers, c’est juste la conséquence du non respect des lois biologiques essentielles à la vie. Nous ne connaissons pas ces lois, elles ne nous sont pas enseignées, et nous nous retrouvons sans capacité réelle de faire des choix éclairés. Pour sortir de l’aveuglement et de la soumission à la maladie, il est d’abord nécessaire de comprendre les besoins fondamentaux de l’humain, de savoir que leur non respect a pour conséquence la maladie, la souffrance et la mort et enfin de prendre aujourd’hui la décision de commencer à aller dans le sens du courant plutôt que contre.

Tout est là, à notre portée, il suffit de le croire et d’essayer….