Blog - A la une

Selon André Picot, ingénieur chimiste, les métaux lourds comme le plomb, le mercure, le cadmium, sont toxiques pour tous les organismes, qu’il s’agisse des micro-organismes, des plantes, des animaux, de l’homme.
Ils n’ont aucune activité biologique favorable à la santé, et possèdent par contre la capacité de s’accumuler dans la chaîne alimentaire.

D’autres métaux appelés « métaux traces » comme l’étain, le titane, l’aluminium, le nickel, peuvent avoir des effets très néfastes sur l’organisme quand ils y sont accumulés.

Ils sont origines diverses : amalgames dentaires, certains médicaments et vaccins (dans lesquels l’hydroxyde d’aluminium est souvent utilisé comme excipient, mis en cause dans des maladies telles que la myofascite à mocrophages), pollution atmosphérique et alimentaire, produits phytosanitaires (fongicides, pesticides), conduites d’eau en plomb, eau du robinet, peintures, cigarettes …

Les métaux lourds peuvent bloquer l’action de nombreuses enzymes métaboliques, telles les enzymes Delta 4, 5, et 6 désaturases, nécessaires pour transformer les huiles et les graisses, en acides gras indispensables pour les cellules des nerfs, de la rétine, du cerveau, des neurotransmetteurs, des prostaglandines etc.

Les métaux peuvent être à l’origine de pathologies nerveuses, visuelles, hormonales, etc. En intoxiquant l’organisme, ils peuvent être à l’origine de la dépression, de l’hyperactivité, de la dyslexie, de l’autisme profond avec perte de langage, de tics et troubles obsessionnels du comportement, de la schizophrénie, de crises de violences, de la maladie d’Alzhei- mer, de la démyélinisation infantile, de pathologies dégénératives et même de divers cancers ou maladies cardio-vasculaires.

En effet, pour fonctionner, une enzyme a besoin de cofacteurs : les vitamines, les oligo-éléments et les minéraux, qui ont un rôle de catalyseurs. En se fixant sur les systèmes enzymatiques, ils accélèrent leur vitesse de travail plusieurs milliers de fois et permettent les transformations nécessaires à la vie. Les métaux lourds peuvent prendre la place des oligo-éléments et inhiber ou inactiver le fonctionnement des enzymes. Par exemple, le mercure et le cadmium séquestrent le zinc dont le rôle est d’activer de nombreuses enzymes. Pas de starter, pas de fonctionnement enzymatique ! Ces blocages enzymatiques entraînent de mauvaises transformations de la nourriture et sont ainsi à l’origine d’intolérances, d’allergies et d’intoxications de l’organisme, du fait que les aliments non digérés sont devenus toxiques et peuvent à leur tour causer des troubles inflammatoires et neurologiques.

Dans le rapport « Mettons fin à l’attaque chimique du cerveau : pourquoi il faut arrêter la contamination mondiale au mercure », lancé au mois de janvier 2007 à Bruxelles, le pédiatre néerlandais Gavinten Tusscher confirme :

« Depuis longtemps, le mercure est reconnu comme une source majeure de toxicité chez l’enfant, entraînant un fonctionnement cognitif réduit, y compris un niveau de QI plus faible. Si de faibles niveaux de mercure ne sont pas reconnus pour provoquer un empoisonnement aigu ou des problèmes de santé chez l’adulte, on constate maintenant que même de faibles niveaux d’exposition peuvent infliger des dommages au cerveau en développement du foetus et du jeune enfant.»

Le seul moyen de détecter la quantité de mercure contenue dans le foie, les reins, l’appareil gastro-intestinal et le cerveau est alors la biopsie de ces organes, opération malheureusement impraticable sur une personne en vie.

L’excrétion du mercure se fait principalement par les selles. L’absence ou la présence très modérée de mercure détectée dans les urines ou les cheveux ne signifie pas pour autant que les tissus en soient exempts.

Sources possibles de contamination au mercure :

  • combustion du charbon ;
  • thermomètres ;
  • amalgames dentaires ;
  • accumulateurs ;
  • onguents et cosmétiques ;
  • fongicides et pesticides ;
  • papiers et adhésifs ;
  • pellicules de films ;
  • antiseptiques ;
  • cires à parquet ;
  • peintures à l’eau ;
  • engrais chimiques ;
  • lampes au néon ;
  • poisson ;
  • extraction de l’or et de l’argent ;
  • feutres et vêtements.

Selon les autorités sanitaires canadiennes, s’appuyant sur plusieurs études scientifiques récentes, un adulte normal ne devrait pas consommer par semaine plus de 150 g de gros poissons prédateurs, ayant mangé de nombreux petits poissons, et concentrant dans leur chair un taux élevé de mercure comme le thon, l’espadon, le marlin etc.

Les femmes allaitantes ne devraient pas dépasser 150 g par mois et les enfants de moins de 4 ans, 75 g par mois.
Pour l’instant, seuls, les grands prédateurs sont mis à l’index, mais il faudra bientôt surveiller la consommation en: lotte, loup de mer, anguille, rouget, saumonette, grenadier, flétan, sabre, raie, brochet etc.

Effets sur la santé :

  • troubles des fonctions cérébrales ;
  • asthénies ;
  • troubles visuels ;
  • paralysies ;
  • convulsions ;
  • albuminurie ;
  • lésions rénales.

Certains signes de toxicité mercurielle affectant le cerveau et le système immunitaire peuvent être constatés à l’examen physique :

  • pupilles dilatées ;
  • transpiration des pieds et des mains ;
  • réflexes pathologiques (généralement réflexes de Babinski) ;
  • saccades très rapides des genoux ;
  • légère ésotropie ;
  • éruptions cutanées, eczéma ;
  • rythme cardiaque élevé ;

Sources possibles de cadmium :

  • fonderies de zinc, plomb, et cuivre ;
  • eau potable ;
  • revêtements en cadmium galvanisé ;
  • particules de pneus ;
  • farines blanches ;
  • casseroles émaillées ;
  • bonbons et charcuteries ;
  • incinérations de caoutchouc, de plastique et de colorants ;
  • cafés instantanés et boissons au cola ;
  • huîtres ;
  • huiles de moteur et gaz d’échappement ;
  • engrais phosphatés ;
  • produits à polir l’argenterie ;
  • cigarettes.

Effets sur la santé des métaux lourds :

  • lésions rénales ;
  • artériosclérose ;
  • bronchites chroniques ;
  • emphysèmes ;
  • ostéomalacie ;
  • cancers broncho-pulmonaires.

Comment favoriser la détoxication des métaux lourds ?

  • Éviter et éliminer toutes sources ou apports de métaux lourds.
  • Si nécessaire, procéder à une dépose des amalgames dentaires chez un dentiste spécialisé. Prendre la précaution préalable d’absorber des antioxydants naturels qui contribueront à protéger le cerveau et l’organisme, des toxiques préjudiciables, diffusés lors de dégagements des vapeurs.

Compléments alimentaires favorisant la détoxication des métaux lourds :

  • les alkyglycérols de requin ou de chimère ;
  • l’algue la chlorella n’est pas conseillé contrairement à la rumeur, car elle est souvent elle-même chargé en métaux lourds.
  • la Laminaria japonica. C’est l’algue la plus riche en alginates favorisant la détoxication des métaux lourds ;
  • l’algue bleu-vert ou Aphanizomenon. Elle contient plus de 115 micronutriments et représente l’aliment le plus complet de la planète. Avec un dosage dix fois moindre, cette algue réalise le même travail de désintoxication que la chlorella, et de surcroît, elle va traquer les métaux lourds dans les tissus et les organes, cerveau compris, alors que la chlorella n’agit que dans l’intestin.
  • les polyphénols de raisin;
  • l’extrait de thé vert ;
  • l’argile est souvent proposé ; cependant attention car l’argile contient des traces de métaux lourds ;
  • la zéolite (roche volcanique), commercialisée sous le nom de Mégamine;
  • le chitosan (extrait de carapaces de crustacés) ou KITO-HTP ;
  • certaines huiles essentielles, comme l’huile de coriandre ;
    Hyperactivité et déficit d’attention de l’enfant
  • certaines plantes, comme la patience jaune en teinture mère (Rumex Patienta) ;
  • la chlorophylle des plantes vertes (le jus d’herbe d’orge frais ou le Green Magma).

Il est nécessaire de favoriser les fonctions hépatiques à l’aide de certaines plantes ou molécules qui vont stimuler à ce niveau les processus biologiques de désintoxication et de sulfoconjugaison. Ce rôle est important dans la neutralisation des métaux lourds, assurée, entre autres, par les enzymes cytochromes hépatiques P450.

Pour y parvenir, on pourra favoriser l’apport de :

  • vitamines et minéraux d’origine naturelle : sélénium (ail, céréales complètes, fruits et légumes frais), zinc (extrait du cresson ou des huîtres), soufre (extrait du radis noir et de l’oignon), manganèse (extrait d’algues, betterave, persil), silice (extraite de la prêle), vitamine E (algues marines, blé germé, noix, noisette), vitamine B12 (jus de pousses vertes, oeuf, poisson), vitamine B6 (banane, pomme de terre, oeuf), vitamine B9 (champignons, légumes verts frais, oeuf), vitamine C (extrait d’acérola et de cassis, agrumes).

L’apport d’algues bleu-vert ou Aphanizoménon, pollen frais, eau de mer (par exemple : le plasma de quinton) ou encore le jus d’herbe d’orge frais ou en poudre, comme l’excellent Green Magma, etc. est également recommandé.

Sont bénéfiques :

  • certains acides aminés soufrés : méthionine, cystéine, taurine. Source alimentaire : œufs biologiques à la coque par exemple ;
  • le glutathion, un anti-oxydant que l’on peut trouver dans certains fruits et Légumes. Source : le chou-fleur, l’avocat et la pêche ;
  • ail, oignons et radis, pour leur apport en soufre ;
  • acide lipoïque, enzyme présent au niveau des mitochondries cellulaires, contenu dans les tissus végétaux des fruits et les légumes frais ;
  • certaines plantes régénératrices de la cellule hépatique : « Desmodium et Chrysantellum americanum ; »
  • les plantes de drainage hépatique : pissenlit, radis noir, romarin, sous forme de teinture mère ou d’EPS (extrait de plantes standardisé) disponible en pharmacie, ou extrait fluide en ampoules ou en comprimés.

Dans certains cas, pour drainer les toxiques de la flore intestinale et favoriser leur élimination par les selles, on peut avoir recours à l’argile, sous forme de poudre, de gélules (de préférence) ou de comprimés débarrassé des traces de métaux lourds.

En cas de constipation importante, s’en abstenir ou l’associer à du pollen (frais de préférence), émollient pour les selles, tout en prenant soin de boire de l’eau en suffisance.

On peut aussi utiliser du charbon de bois activé (le charbon adsorbe les toxiques solides, mais est très faiblement absorbant pour les déchets circulant dans les phases aqueuses ou acides, contrairement aux argiles, qui sont à la fois absorbantes et adsorbantes).

L’apport en acides gras oméga 3 et 6 contribue à restaurer et à nourrir les cellules endommagées par les métaux lourds et toxiques divers. On consommera aux repas de midi et du soir une cuillère à soupe d’huile de noix ou de colza de première pression à froid, vierge et biologique, ainsi que de l’huile de pétilla, à raison de deux capsules au milieu des repas de midi et du soir.

The following two tabs change content below.

Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
0 réponses

Répondre

Vous désirez rejoindre la conversation?
Nous vous invitons à y contribuer!

Laisser un commentaire

Centre de préférences de confidentialité