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Pour commencer cet article, je me permets de vous donner de brèves définitions de ces deux noms (hygiénisme et permaculture) qui vont tous deux dans le sens de la vie, la pleine santé, la régénération et l’épanouissement à tous les niveaux.

 

La permaculture :

La permaculture est un système de conception basé sur une éthique et des principes qu’on peut utiliser pour concevoir, mettre en place, gérer et améliorer toutes sortes d’initiatives individuelles, familiales et collectives en vue d’un avenir durable.

La permaculture se donne explicitement des éthiques. On peut les résumer ainsi :

  1. Prendre soin de la Terre et de toutes ses formes de vie;
  2. Prendre soin des personnes et bâtir la communauté;
  3. Redistribuer les surplus (à la Terre et aux personnes).

Elle prend modèle sur la façon dont fonctionnent les écosystèmes sauvages pour établir et maintenir des systèmes (et des sociétés) conceptuellement, matériellement, énergétiquement, économiquement et socialement efficaces, peu technologiques, localement et globalement autosuffisants, pérennes, régénératifs, résilients, non polluants, non dangereux, non destructeurs (ni pour la Terre, ni pour les personnes), et d’une étonnante diversité et adéquation aux conditions locales, tant physiques qu’humaines.

Elle utilise ainsi les sciences de la nature et de l’environnement, et l’écologie scientifique.

Elle prend aussi modèle sur les savoirs, savoir-faire et pratiques des peuples premiers et des sociétés soutenables.

 

L’hygiénisme :

Aussi appelés hygiène naturelle, ces « systèmes » visent à conserver et à rétablir la santé par l’utilisation de moyens qui entretiennent la vie, le développement et la croissance. Vivre dans le respect des lois naturelles et des besoins fondamentaux du vivant. Ces principes vont totalement de pair avec la permaculture.

Quand on parle de santé et d’hygiénisme, on parle souvent des facteurs de santé et des besoins vitaux, on se base sur l’homéostasie.

L’homéostasie : une loi magnifique qui nous garantit que le corps (le vivant) revient spontanément à l’état d’équilibre à partir du moment où l’on enlève les obstructions et que l’on comble ses besoins vitaux.

En parlant donc de facteurs de santé et de besoin vitaux, d’hygiénisme, on crée déjà le lien avec la permaculture.

Je vous propose désormais de voir ensemble cinq exemples qui démontreront ce lien.

 

Premier exemple :

Pour définir vulgairement la permaculture, on pourrait dire que c’est un mode d’action et une façon d’appréhender la vie de façon durable et logique en interaction avec la vie plutôt que contre la vie. Il en va de même pour l’hygiénisme.

 

Deuxième exemple : Quand on parle de santé et d’hygiénisme, on fait souvent le constat qu’aujourd’hui, nous sommes en état de carence micronutritionnelle. Pour l’expliquer, nous pouvons donner deux grandes raisons :

La première est que notre alimentation aujourd’hui est transformée, industrielle, chimique et j’en passe, que nous ne mangeons plus assez de légumes et de fruits frais, cela adjoint au fait que nous ne respectons pas la physiologie digestive, ce qui amène des dysbioses (déséquilibres de la flore intestinale) entraînant un défaut d’assimilation.  

La deuxième vient du fait que même si on mange une grande partie de légumes et de fruits, ils sont eux-mêmes hautement carencés micronutritionnellement, pour la simple et bonne raison que notre agriculture moderne va totalement à l’encontre des lois de la vie. Je m’explique :

Aujourd’hui, on cultive les sols en les laissant à nu, ce qui va créer tout un tas de déséquilibres.

1 / Le soleil tape directement sur le sol, ce qui l’assèche considérablement.

2 / La pluie tombe directement sur la terre, ce qui vient la tasser de plus en plus chaque fois.

3 / Du fait du tassement, l’agriculteur est obligé de labourer son sol chaque année et en faisant cela, il détruit la vie dans le sol. Car toute la population microbienne qui vit en anaérobie se retrouve au-dessus du sol là où elle ne peut pas vivre, et donc meurt. À l’inverse, celle qui vit en aérobie se retrouve sous le sol et donc meurt à son tour.

4 / Du fait du manque de vie en anaérobie (qui est responsable de fournir à nos légumes et fruits les micronutriments), l’agriculteur doit apporter du fumier pour nourrir son sol. Seulement, il laboure en même temps et donc enfouit les matières organiques (ce qui est une énorme aberration, jamais on ne voit ça dans la nature, les matières organiques « humus » sont toujours au-dessus du sol).

Par ce fait, on tue encore la vie du sol et donc encore une fois, on s’assure de carencer nos légumes et fruits. Je ne vous parle pas de ce que peuvent faire tous les intrants chimiques (pesticides, fongicides, engrais chimiques) que l’on dépose sur nos sols…

La liste n’est pas exhaustive, il en reste tellement à dire, mais cela fera l’objet d’un autre article qui parlera spécifiquement de la vie du sol.

Grâce à cette petite démonstration, on peut voir encore une fois le lien entre l’hygiénisme et la permaculture pour la simple et bonne raison que si l’on voulait s’assurer de ne pas être carencé, il faudrait donc respecter les lois de la vie dans l’ensemble. C’est-à-dire manger des aliments plus physiologiques en respectant la digestion et également cultiver ses légumes et fruits avec les principes de la permaculture pour s’assurer de leur haute qualité nutritionnelle.  

 

Troisième exemple :

L’hygiénisme met en avant le fait d’adopter et de vivre dans le respect des lois naturelles, ce qui implique finalement de vivre proche de la nature dans un environnement sain.

Comprenons simplement que vivre dans une ville polluée, pourvue de stress, d’ondes électromagnétiques, etc. ne convient pas à une vie saine et en bonne santé. C’est là encore une fois que la permaculture entre en action avec tous les systèmes d’autonomie qu’elle met en avant.

Pouvoir vivre en parfaite harmonie avec la nature, faire pousser ses propres fruits et légumes, construire son habitat autonome sain et durable dans le temps, être autonome en eau saine, etc. Cela demande de s’instruire aux principes de la permaculture.

Encore une fois, le lien se fait.

 

Quatrième exemple :

L’hygiénisme met souvent en avant l’importance d’une activité physique pour notre santé. Attention à ne pas confondre avec « faire du sport », le sport demande très souvent une sursollicitation musculaire et acidifie l’organisme.

(Qui parmi vous commence à faire des pompes et s’arrête dès qu’il sent la moindre sensation de chaleur dans les muscles ? Pourtant, c’est un signal d’alarme qu’il commence à y avoir une microdestruction des tissus…).

Je ne suis pas non plus en train de dire de ne pas faire du sport, mais je vous donne juste un exemple pour démontrer que le sport et l’activité physique n’ont rien à voir.

L’activité physique, c’est se bouger physiquement au quotidien.

Eh bien, si on fait de la permaculture et que l’on s’occupe de son terrain chaque jour, on fera de l’activité physique chaque jour.

 

Cinquième exemple :

La permaculture vise à mettre des systèmes dits soutenables.

Mais que veut dire ce mot ?

Il désigne ce qui paraît raisonnablement contrôlable et le mode d’organisation à mettre en place en vue d’assurer la pérennité de la société humaine.

Bien souvent, je rencontre et vois des personnes qui s’intéressent à leur santé et à l’hygiénisme, mais qui ne s’intéressent pas aux principes de la permaculture ou vice versa… Pourtant, il est très clair à mes yeux que l’un ne va pas sans l’autre.

Je rencontre même certains permaculteurs sur des forums (spécial permaculture) qui me disent : « La physiologie n’a rien à faire là ! Il y a des forums de naturopathie pour cela. »

Je ne comprends pas leurs démarches… Pourtant, bon nombre d’entre eux font pousser des plantes « médicinales » pour pouvoir se « guérir », mais ne veulent pas entendre que c’est le corps lui-même qui se guérit et non une plante, à partir du moment où on apporte les besoins vitaux et que l’on enlève les obstructions. D’ailleurs, ils tiennent le même discours pour les écosystèmes et la vie du sol : « Si l’Homme arrête de la perturber, la nature reprend ses droits… »

Alors, pour ce dernier exemple du lien fondamental entre l’hygiénisme et la permaculture, je vous pose cette question :

Serait-il logique de mettre en place autour de nous des systèmes soutenables (régénératifs), pérennes dans le temps et basés sur les principes de la permaculture, si nous-mêmes nous dégénérons ?

 

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article. Bien entendu, des exemples il y en a plein d’autres, mais avec ceux-ci je pense que nous pouvons clairement voir que PERMACULTURE et HYGIÉNISME marchent main dans la main et sont même indissociables !

En les réunissant, on pourrait appeler cela la RÉGÉNÉRATION.

Alors bonne régénération.

 

Eatman

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Eatman - Permaculteur / Hygiéniste

Depuis son adolescence, Eatman (Thomas de son prénom), est en proie à un malaise profond : le monde dans lequel il évolue ne le satisfait pas. Il partage ses idées et n'hésite pas à les confronter avec des médecins, diététiciens et autres naturopathes. Fort de ses nouvelles certitudes, il entreprend alors de changer radicalement de mode de vie, consommant principalement, à 70% une alimentation vivante, bio et végétal (composé de fruits, feuilles, oléagineux et de légumes).

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