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choucroute

 

On sait aujourd’hui que les intestins sont notre second cerveau, voire notre premier… Il est donc essentiel d’avoir des intestins en bon état de fonctionnement. Pour cela, la lactofermentation est une précieuse alliée.

La lactofermentation procure en effet de nombreux bénéfices pour l’organisme. En plus de permettre une conservation saine des aliments, elle permet que le sucre des aliments soit naturellement transformé, par le biais de micro-organismes vivants, en acide lactique qui améliore la valeur nutritive des aliments mais aussi la digestion, en contribuant à la bonne santé des intestins. Les fibres sont plus digestes et la lactofermentation aide à la reconstitution de la flore intestinale. La lactofermentation ensemence nos intestins pour optimiser leur travail de tri et d’évacuation des déchets alimentaires.

Des intestins malmenés

Dans notre société, nous avons tous des intestins en plus ou moins piteux état… Alimentation inappropriée, manque d’exercice, manque de sommeil, excès de stress, flore détruite par les traitements antibiotiques, etc.

Savez-vous également que la naissance par césarienne prive le bébé d’une flore intestinale équilibrée ? En effet, lors d’un accouchement par voie basse, le bébé ingère les bactéries présentes dans le vagin de sa mère. Si cela ne semble pas très appétissant au premier abord, les conséquences sont néanmoins importantes puisque ces bactéries créent un terrain favorable pour la colonisation par ses propres bactéries digestives. Ainsi, la flore intestinale d’un bébé né par césarienne est moins riche en bonnes bactéries, ce qui influera sur son système immunitaire.

Il en est de même de l’allaitement. Une naissance physiologique et une alimentation physiologique sont primordiales pour démarrer dans la vie avec une flore intestinale fonctionnelle.

De plus, notre alimentation transformée, où s’ajoute de nombreux conservateurs, riche en céréales, produits animaux et sucres complexes, acidifie nos intestins. C’est alors que se produit ce qu’on appelle le phénomène d’hyperperméabilité intestinale, phénomène découvert par le Dr Jean Seignalet. La paroi intestinale, rongée par l’acidité, devient poreuse et laisse passer des substances inadéquates : protéines non transformées dans l’estomac, substances chimiques, etc. C’est alors que se produit une intoxication de l’organisme, qui peut aller de l’allergie aux maladies et problèmes chroniques, jusqu’à entraver le bon fonctionnement cellulaire (la cellule voyant arriver des molécules inadéquates et ne pouvant pas non plus éliminer correctement ses déchets lorsque le liquide intra-cellulaire est lui-même chargé de toxines…).

Alors comment y remédier ? Hippocrate disait : « Que ton aliment soit ton médicament ». Puisque l’alimentation peut s’avérer un problème, elle peut aussi devenir une solution, dès lors qu’on la modifie !

Pour cela, l’on peut choisir de revenir à une alimentation plus saine, basée sur des aliments biologiques, frais, le moins transformés possible. Des fruits et légumes crus en grande quantité pourront notamment être l’alliés de la régénération de vos intestins.

Si vous avez les intestins enflammés et irrités, par contre, il faudra faire attention à la consommation de crudités, et notamment de légumes-racines. En effet, ces aliments pourraient dans ce cas conduire à des ballonnements, et de la fermentation. S’il en est ainsi, mieux vaut se tourner vers des fruits (mûrs, et à consommer en dehors des repas composés d’autres aliments) et vers des jus frais et également limiter au maximum la consommation de gluten.

Intestins et lactofermentation

Saviez-vous que nous avons un à deux kilos de bactéries dans notre colon ? En effet, nous avons dans notre corps dix fois plus de bactéries que de cellules (100 000 milliards contre 10 000 milliards) ! Ce qui signifie qu’en plus d’être constitué à 70 % de liquide, notre corps est aussi fait à 90 % de cellules qui ne nous appartiennent pas.

Cette flore intestinale, nommée microbiote intestinal, influe notamment sur l’épaisseur et le renouvellement de la muqueuse intestinale, elle permet qui plus est la dégradation des matériaux alimentaires non-digestibles, et a un rôle immunologique (notamment celui de l’équilibre des bactéries).

On comprend donc que prendre soin de notre macrobiote ne peut avoir que de bonnes répercussions ! Or les aliments lactofermentés contribuent à l’ensemencement de nos intestins par un microbiote intestinal équilibré.

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Autres bienfaits

En outre, l’acide lactique présent dans les aliments lactofermentés régularise l’acidité de l’estomac, facilite la décomposition des protéines et favorise l’assimilation du fer. C’est également un désinfectant naturel et il favorise le métabolisme et la respiration cellulaire.

Par ailleurs, il semble que la lactofermentation enrichit la charge bioélectrique des aliments (de même, les graines germées auraient un potentiel électrique élevé).

Enfin, la teneur en vitamines des légumes lacto-fermentés est généralement élevée. Non seulement la fermentation assure une bonne conservation des vitamines présentes dans les légumes (l’acidité du milieu est favorable à la conservation de la vitamine C), mais les micro- organismes synthétisent également de nouvelles vitamines, notamment les vitamines B et C.

D’autres substances sont produites. Par exemple, on trouve dans la choucroute de la choline qui abaisse la pression sanguine et évite l’accumulation des graisses dans le foie, et de l’acétylcholine dont l’action sur le système nerveux végétatif assure un plus grand calme et un meilleur sommeil.

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En pratique

Pour qu’il y ait fermentation, il faut que les conditions de température (idéalement autour de 20°C), d’acidité, d’oxygène (l’oxygène doit être éliminé, par exemple par immersion dans l’eau) et de nutriments favorables aux micro-organismes soient réunies.

Lors d’un processus de fermentation, les différentes espèces de micro-organismes (et donc les différents types de fermentations) entrent en concurrence. Le produit final est donc toujours le résultat de plusieurs types de fermentation.

De plus, il y a plusieurs types d’aliments lactofermentés. Les plus connus sont certainement les légumes lactofermentées, et notamment la fameuse choucroute, la lactofermentation permettant une conservation saine et naturelle des légumes.

De plus, il y a la catégorie des boissons lactofermentées : kéfir, kombucha, réjuvélac.

Enfin, l’on peut réaliser avec les oléagineux des « frawmages » (fromages végétaux et crus) et yaourts lactofermentés ! Noix de cajou, amandes, noix de macadamia, graines de tournesol : tous les oléagineux peuvent y passer et nous permettre de nourrir nos envies de fromages et de yaourts sans consommer de produits laitiers ni de soja, tout en prenant soin de nos intestins !

L’on peut manger des aliments ou boissons lactofermentés tous les jours, à tous les repas si on le désire… en réalité en ce qui concerne la fréquence comme la quantité il s’agira avant tout d’écouter son corps. Car, en fonction de l’état des intestins, l’ensemencement devra être plus ou moins progressif. Dans certains cas, ils pourront eux aussi conduire à des phénomènes de fermentation et de ballonnement. Dans ce cas, il suffira de réduire la quantité et/ou la fréquence de leur prise.

 

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En conclusion

Les aliments lactofermentés, eux, peuvent être réellement qualifiés d’amis pour la vie !

Et non seulement ils sont bons pour nos intestins et donc également pour notre fonctionnement général et pour notre état d’esprit, mais ils sont qui plus est goûteux et savoureux et permettent d’élargir notre panel de saveurs. Et si vous en profitiez pour épater vos convives en leur faisant découvrir les frawsages et autres joyeusetés lactofermentées ?

 

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Carine Phung Van

Journaliste indépendante, Carine a découvert l’alimentation vivante il y a plusieurs années. Alors mère de son troisième enfant, elle expérimente une énergie qui la convainc d’adopter ce qui pour elle est devenu un art de vivre. Ses petits problèmes de santé s’envolent, puis finalement ses problèmes de thyroïde. Passionnée, Carine co-crée alors le magazine Le Chou Brave. Puis elle rejoint l’association La vie en Raw, pour aider à promouvoir l’alimentation vivante en région Rhône-Alpes. Elle réalise aussi des vidéos de recettes crues ou de témoignages à travers les chaînes YouTube La vie en Raw et Vital’Liens.

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