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Au mois de juin, il y a encore beaucoup de choses nouvelles que l’on va pouvoir faire, mais également pas mal de choses qui étaient valables le mois dernier et qui le sont encore aujourd’hui. Vous retrouverez les titres dans cet article, mais le détail se trouvera dans l’article du mois de mai.

Allez, on embarque pour le mois de juin.

 

ON PEUT FAIRE DES BOUTURES :

L’althéa, l’anthémis, l’arbre à perruques, l’armoise, l’aster, l’aubriète, les bégonias, le berbéris caduc, le callicarpa, le chèvrefeuille, la clématite grimpante, le cognassier du japon, le cypérus, l’érable, le fittonia, le ficus, le grenadier, l’hortensia, le lilas, la passiflore, le pélargonium citronnelle, la pilea, le plectranthus, le pothos, le saintpaulia, la sansevière, la santoline, la sauge, le seringat, le stévia, la tolmiea, la troène, la viorne boule de neige, la menthe, le romarin, le thym, la lavande, la sauge et la plupart des aromates.

Technique pour les boutures en général :

Dans un premier temps, il s’agira de choisir un pied ou un arbre bien formé et exempt de maladie. Puis, avec un sécateur correctement nettoyé (voire désinfecté), prélever quelques extrémités de tiges d’une dizaine de centimètres de long pour les plantes. Pour les arbres, il s’agira dans un premier temps de toujours prendre les derniers rameaux. Si possible, ceux ayant le plus de boutons verts, toujours sur 10 à 15 cm.

Une fois que l’on a prélevé notre partie d’arbre ou de plante, il faudra avec un couteau (désinfecté si possible) venir couper au nœud (point de départ d’une feuille), de la façon la plus nette possible, tout ce qui se trouve en dessous des deux ou trois dernières feuilles. C’est à ce niveau que se formeront les futures racines.

Ensuite, et avant le repiquage, il peut être très intéressant d’avoir fait au préalable tremper pendant quelque temps des saules dans un bac d’eau sur lesquels on aurait fait des incisions afin qu’ils libèrent dans l’eau des phéromones spécialisées dans la conception des racines. Ensuite, on va pouvoir laisser nos boutures quelque temps avant de les repiquer dans le bac. Grâce à cette technique, on s’assure d’avoir un « booster » racinaire pour nos futures boutures totalement naturelles.

Puis, vient le moment du repiquage soit en pleine terre (c’est le mieux) ou en pot, en jardinière, en caissette, etc. Au préalable, on peut légèrement tasser un peu la terre de la zone dans laquelle on va repiquer, puis à l’aide d’un petit bâton, on fait des trous d’environ 5 à 10 cm suivant le plant qui va accueillir nos boutures.

Ensuite, nous allons retirer les plants de leur bac à eau de saules et les mettre dans les trous, puis reboucher avec de la terre finement moulue. Puis, il faudra arroser, si possible avec un jet pas trop fort et surtout assez fin (un pulvérisateur serait plus approprié).

Quand on fait du repiquage, il est vrai qu’il faut faire très attention aux fortes chaleurs du mois de juin. Aussi, il est préférable de mettre nos boutures à mi-ombre.

Sachez également qu’il faudra plusieurs semaines avant que les boutures ne fassent leurs racines de façon stable et équilibrée. Cela dépendra de chaque espèce, bien entendu.

 

ON PEUT PLANTER DES NOYAUX :

Les noyaux de cerises, d’abricots et de nectarines, et les pépins de pommes :

L’idéal est de les planter directement après avoir mangé ces fruits, si possible avec encore de la chair dessus. Ils auront ainsi beaucoup plus de chances de germer. Si on attend trop longtemps, ils risquent de sécher et de mourir. La chair qu’on aura laissée sur le noyau permettra de garder son humidité et de lui donner les premiers nutriments essentiels à sa germination.

Si vous ne voyez pas vos noyaux pousser rapidement, c’est tout à fait normal. Souvent, les noyaux ont besoin d’un choc thermique comme en hiver pour lever la dormance et germer. C’est par son intelligence que la graine va s’activer après avoir ressenti le froid. Ainsi, elle s’assure de pousser dans les meilleures conditions.

Vous pouvez planter les noyaux directement en terre où vous le souhaitez, mais n’oubliez pas de tenir compte de leur envergure une fois adultes afin qu’ils ne soient pas gênés ou qu’ils ne gênent pas d’autres arbres, plantes, etc.

 

ON PEUT FAIRE ENCORE DES SEMIS :

On s’imagine souvent qu’au mois de juin, il n’y a plus rien à planter ou à semer au jardin. Pourtant, cela varie bien entendu d’une région à l’autre, mais il est encore possible de planter plusieurs espèces, par exemple :

Basilic, amarante, laitue, haricots, chicorée, navets, carottes, courges, concombres, courgettes, pois, petit pois, fèves, (suivant où l’on habite, tomates encore début juin), betteraves, maïs, radis, aromates, arroche, brocoli, chou frisé, chou rave, cornichons, cresson, endives, fenouil, oignons, pissenlit, poirée, pourpier, roquette, rutabagas.

 

ON PEUT SEMER DES FLEURS POUR EMBELLIR ET AIDER LA POLINISATION : (voir précisions dans l’article du mois de mai)

 

SUR LE JARDIN DEJA EN PLACE :

C’est le moment où il va falloir penser à installer des tuteurs à certaines de nos plantes qui pourraient en avoir besoin, comme pour les tomates ou les haricots déjà en place.

On va pouvoir également penser à faire grimper les courges, les melons… à l’aide de cordes ou en construisant des structures sur lesquelles les plantes pourront grimper. On peut imaginer faire un haut vent ou encore un dôme pour que d’autres plantes y poussent en grimpant et fournissent de l’ombre aux plantes plus petites durant l’été.

On peut aussi butter certains plants (voir exemple sur l’article du mois dernier).

On peut également enlever les éventuelles protections contre le gel que l’on aurait pu mettre le mois dernier.

 

PLANTER TOUT CE QUI RESTE EN SERRE :

Laitue, haricots, fenouil, endives, cresson, courgettes, courges, potimarrons, cornichons, concombres, colza, choux, claitonne, chicorée, chénopode, chayotte, céleri rave, céleri, carottes, cardon, calebasse, brocoli, blette, betteraves, navets, bardane, aubergines, tomates, poivrons, piments, asperges, artichauts, arroche…

 

L’ARROSAGE : (voir précisions dans l’article du mois de mai)

Pareil que pour le mois dernier, mais j’aimerais ici ajouter une technique sympathique pour un arrosage moins fréquent, voire sans intervention.

Il suffira de venir placer à certains endroits de nos zones de culture des petits pots en terre cuite dans lesquels on aura au préalable placé un bouchon en liège dans le petit trou au fond du pot. Une fois le pot rempli d’eau, celle-ci grâce au bouchon en liège va se diffuser lentement dans la zone de culture. Essayez, cela apporte une sacrée autonomie.

 

ON PEUT ENCORE ACHETER DES PLANTES DANS DES BOURSES OU FAIRE DU TROC DE PLANTES : (voir précisions dans l’article du mois de mai)

 

INSTALLER DES PETITS RECIPIENTS D’EAU DANS CERTAINES BRANCHES DE FRUITIERS :

C’est le moment pour certains fruitiers, par exemple les cerisiers, de voir leurs premiers fruits. C’est pourquoi je vous conseille à ce moment-là d’installer des petits récipients d’eau près des arbres ou sur leurs branches. Le but est de donner tout simplement de l’eau régulièrement aux oiseaux, car très souvent les oiseaux vont par exemple manger des cerises, mais parce qu’ils ont soif et non parce qu’ils ont faim. Ainsi, avec cette technique, on s’aperçoit qu’ils viennent s’abreuver et qu’ils mangent beaucoup moins les fruits sur les arbres.

 

ON PEUT RECOLTER :

Au potager : suivant la période à laquelle on a planté, les groseilles, les cassis, les framboises, les fraises, la bourrache (ses fleurs pour préparer des tisanes et ses feuilles à consommer en salade ou cuites), le chou-fleur, les salades vertes, les blettes, les poireaux, les poivrons, les carottes, les radis, les tomates (en serre début juin et au jardin fin juin), les petits pois, le physalis, la mélisse, l’onagre, l’origan, l’ortie, la rhubarbe, le laurier, le manioc, le myrte et globalement tous les aromates.

Au verger : les cerises, les nectarines, les pêches, les pommes, les abricots.

En forêt et dans les prés* : la consoude, les pousses de sapin, les framboises, les fraises des bois, l’angélique, l’armoise, les chardons, le pissenlit, le plantain, la verveine, la bardane, la belladone, la cardamine, la guimauve, la joubarbe, la chicorée.

* Pour la cueillette sauvage, j’ai tout de même une mise en garde à faire. Il y a beaucoup de plantes comestibles dans la nature, peu importe où l’on habite. Seulement, il est important de savoir que certaines plantes mal employées (dans de trop grandes proportions, sur un terrain physiologique « non approprié », dans de mauvaises conditions) peuvent être délétères pour notre santé. De plus, je vous conseille vivement de vous documenter au préalable avant d’utiliser ces plantes.

Les arbres : on peut récolter en juin, par exemple, les fleurs du tilleul qui sont seulement sorties et que l’on peut ensuite faire en infusion. C’est délicieux et cela apporte beaucoup de bienfaits.

 

 CUEILLIR DES ORTIES ET FAIRE DU PURIN : (voir précisions dans l’article du mois de mai)

 

COUVRIR ABSOLUMENT NOS ZONES DE CULTURE :

Il est très important de couvrir le sol en général, mais surtout au mois de juin. Cela peut se faire avec de la paille, du foin, des feuilles mortes, des branchages, etc.

Voici tout ce que vous allez gagner à mettre un couvert :

1– Diminuer par 3 (si l’on met au moins 20-30 cm de couvert) le besoin en eau et donc « l’obligation » d’arroser fréquemment, car le soleil n’asséchera plus directement la terre et le couvert régulera l’évaporation.

2– Améliorer la qualité du sol grâce au maintien des micro-organismes du sol (mycorhizes, vers, bactéries, etc.).

3– Arrêter complètement le bêchage, car la pluie ne tassera plus le sol. Elle ruissellera doucement au travers du couvert.

4– Diminuer nettement les adventices et les autres herbes qui pourraient envahir nos zones de culture.

5– Réguler la stagnation de l’eau et les phénomènes de mini-inondation et de non-pénétration de l’eau dans le sol.

6– En favorisant une diversité de couvert et en respectant les besoins du sol (exemple, harmonie entre carbone et azote), on ne sera plus obligé d’utiliser des engrais.

Je finirai par cette remarque, dans un système naturel, on ne voit jamais de sol à nu. Alors, je nous pose la question suivante :

« Pourquoi, nous les hommes, devrions-nous laisser la terre à nu pour nos jardins ? »

 

DU COTE DE L’ENTRETIEN :

Eclaircir les légumes racines semés le mois dernier, comme les carottes, les panais, etc.

Pour ce qui concerne la taille des arbres ou encore des plantes, il faut enlever les « gourmands » ; pincer les melons, les potirons, les concombres ; éclaircir les fruitiers, etc. Je ne cautionne absolument pas ce genre de pratique. Je vais vous partager mon avis sur la question, mais libre à chacun de le faire ou pas pour ses propres raisons.

L’homme mentalise toujours tout et avec sa science, il croit tout savoir.

 

L’homme est savant, mais lorsque l’on constate l’état dans lequel il laisse derrière lui la nature et le vivant, on s’aperçoit nettement qu’il ne sait rien faire de bon avec sa science. Il ne fait que mettre des pansements là où il crée lui-même des plaies.

A contrario, la nature, le vivant, les animaux, les arbres et les plantes ne sont pas savants, mais ils savent.

Le vivant sait très bien ce qu’il fait. Un arbre, une plante font pousser sur eux des tiges, des branches et des feuilles simplement parce que cela est nécessaire à leur bon fonctionnement et leur croissance.

Comment peut-on croire qu’une tomate, par exemple, fasse pousser des feuilles qui ne lui serviraient à rien ? Y aurait-il des gourmands dans les tomates ? L’homme est-il là pour réguler la tomate ? Ou est-ce lui le gourmand ?

Savez-vous pourquoi on coupe les gourmands tout en pensant qu’ils sont inutiles, voire même une obstruction (un problème) pour la plante elle-même ?

 

L’homme pense que le gourmand consomme trop de nutriments, de sève, etc. pour faire pousser la tige et la feuille, alors qu’il devrait en donner davantage aux fruits. L’homme pense également que la plante fournit trop de feuilles et empêche l’exposition des fruits au soleil.

En résumé, l’homme pense que les autres vivants sont déréglés, sont handicapés et qu’il doit s’en occuper… Je nous pose donc la question suivante :

« Quelle espèce vivante de la terre détruit le plus son milieu ? »

Les orties… ?

 

Comprenez que si une tomate fait pousser des tiges et des feuilles, il y a bien une raison. Nous mettons des tuteurs, n’est-ce pas ? Ne pensez-vous pas tout simplement que si la tomate a quelques « gourmands », c’est tout simplement pour se stabiliser et avoir un équilibre ?

Et puis, franchement, pensez-vous que les plantes et les arbres utilisent de l’énergie pour réaliser des espaces foliaires importants sans raison ? Nous savons très bien qu’énormément de synthèse et de processus chimiques et métaboliques se passent grâce aux feuilles et à la photosynthèse.

Pour en revenir à la tomate, il faut savoir que lorsque l’on coupe ses « gourmands », on ne va pas maximiser la capacité de la plante à amener de la sève et des nutriments dans les fruits, bien au contraire. Lorsque la plante a une plaie, comme n’importe quel autre être vivant, elle va devoir cicatriser. Elle va donc devoir puiser énormément de matériaux (sève, micro et macro nutriments) pour se reconstruire et refermer la plaie.

Comprenez que par ce geste, nous alourdissons le travail de la plante plutôt que de la soulager. Tout ce travail en plus va engendrer un stress à la plante, et c’est ce même stress qui va générer un processus hormonal qui va accélérer la croissance de ses fruits. Oui, c’est bien parce que la plante subit un gros stress qu’elle fournira sans doute des fruits plus gros et plus rapidement. Mais c’est uniquement pour la bonne et simple raison que la plante par adaptation et par « souci de survie » va maximiser la pousse des fruits pour favoriser le réensemencement naturel par les graines se trouvant dans les fruits.

Autrement dit, la plante se sent fragilisée et par « peur de mourir plus rapidement », elle va assurer la pérennité de sa « race » et de ses « enfants » par l’intermédiaire des graines contenues dans les futurs fruits.

Je vous partage tout ceci car il me semble qu’il est important d’en prendre conscience, mais j’imagine que cela suscite peut-être en vous beaucoup de questions, alors je vous invite à les poser en commentaires.

 

Voilà, j’espère que cet article vous a plu.

Avec tout mon amour,

Eatman

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Eatman - Permaculteur / Hygiéniste

Depuis son adolescence, Eatman (Thomas de son prénom), est en proie à un malaise profond : le monde dans lequel il évolue ne le satisfait pas. Il partage ses idées et n'hésite pas à les confronter avec des médecins, diététiciens et autres naturopathes. Fort de ses nouvelles certitudes, il entreprend alors de changer radicalement de mode de vie, consommant principalement, à 70% une alimentation vivante, bio et végétal (composé de fruits, feuilles, oléagineux et de légumes).

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