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[TÉMOIGNAGE]

Je suis un peu révoltée d’entendre des personnes nous qualifier, nous les personnes mangeant végétal et vivant en majorité, d’orthorexiques. Pour moi, c’est une accusation grave. La définition de l’orthorexie est la suivante : “du grec orthos, « correct », et orexis, « appétit », c’est un ensemble de pratiques alimentaires, caractérisé par la volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains (malbouffe).”

On y voit la notion de perception et d’obsession. De vrais orthorexiques, c’est maladif, ce n’est pas un choix acté et volontaire de leur part, fait dans la joie mais plutôt dans la peur. Cela les empêche de vivre. Ce n’est absolument pas le cas pour la majorité des personnes mangeant végétal et vivant, où cette alimentation est pratiquée avec joie, envie et où le choix est délibéré. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas pour qui c’est le cas. Mais nous entendre dire  « vous êtes orthorexique car vous bouffez végétal cru », seriously ? Est-ce qu’on dirait à quelqu’un « T’es orthorexique, car tu ne fais que de bouffer du saucisson, du fromage, boire du vin et du café et que les fruits et les légumes sont quasi inexistant dans ton alimentation ? ». Et bien non.

On n’est pas des ayatollahs du cru (et on dit f*ck à la police du cru by the way), et je l’explique à mes clients en consultation et en atelier. Si nous n’avons pas de graves pathologies, alors on fait au mieux dans 80% des cas (ce qui signifie qu’on mange à 80% cru) et si le WE il y a un repas entre potes alors oui, on mange différemment en choisissant les bonnes options et la qualité avant tout. Bon, on évite tout de même le saucisson, mais il nous arriver de savourer un bon bout de fromage au lait cru de brebis (pas du fromage de vache industriel pasteurisé) avec un bon pain à l’apéro. Ou de déguster une salade de chèvre chaud au restaurant, ou bien encore des frites et un VG burger. Et après, on reprend le rythme. On fait un jour de monodiète ou de jeûne le lendemain, voir on purge. Mais on se fait plaisir. Sans frustration. Dans la joie. Cela doit nous arriver 2 fois par mois de faire des exceptions. On construit un habitat groupé avec deux familles génialissime, mais qui ne mangent pas comme nous. Du bio oui, mais ce sont des repas classiques. Alors on s’adapte. Car si on veut que l’on nous accepte sans jugement, alors on doit le faire aussi, et faire un pas dans le monde de l’autre de temps en temps en guise d’ouverture tant que ce n’est pas néfaste pour nous. Savoir donc aussi dire non. Mais il faut avoir conscience qu’être en santé, c’est avoir une bonne capacité d’adaptation. L’être humain est fantastiquement bien fait. Faisons lui confiance.

Ici, burger VG avec le fameux steak Beyond Meat qu’on a eu envie de tester pour satisfaire notre curiosité tellement nous en avions entendu parler.
Bon, on évitera de regarder la liste d’ingrédients … je n’ai d’ailleurs volontairement pas voulu la regarder. C’est dingue comme c’est bluffant, limite perturbant. J’ai failli dire à la vendeuse « euh… je crois que vous vous êtes trompée ! »  On a kiffé. Et on kiffe toujours ce type de craquage. Mais après des années d’alimentation vivante, on sent tout de suite que cette alimentation remplie mais ne nourrit pas. Notre corps a faim de nutrition, même après un repas consistant pour l’estomac. Ce sont des calories vides. D’où l’importance d’une bonne nutrition au quotidien.

Je ne souhaite en aucun cas promouvoir une alimentation déstabilisante mais bien aider les personnes à développer une relation saine à la nourriture en passant par l’écoute du corps, la fameuse alimentation sensorielle, dont je suis persuadée est la clé de la santé. Et montrer que l’alimentation vivante peut être tellement savoureuse et source de plaisir, tant pour nos papilles que nos cellules.

🍔 Et vous, quel était votre dernier plaisir non vivant ? 😉

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Sarah Juhasz

Ingénieur en génie biologique de formation, Sarah se passionne pour le sport avec notamment la course à pied. Suite à une blessure sportive, elle intègre la philosophie naturopathique, la méditation et le yoga dans son quotidien tout en transitionnant vers une alimentation végétale à forte tendance crue. Au fil des réflexions, des voyages, des rencontres, et de son cheminement intérieur, elle ne trouve plus de sens à son emploi pour une grande entreprise américaine. Elle se forme alors en cuisine végétale au sein d'une école américaine et entreprend des études de naturopathie au sein de l'Institut Supérieur de Naturopathie créé par Alain Rousseaux en étroite collaboration avec Pierre Valentin Marchesseau. Passionnée par l'humain, elle souhaite rendre la santé naturelle accessible à tous, éduquer et accompagner simplement et efficacement toute personne désireuse de retrouver son autonomie dans la gestion de sa santé. Elle est aujourd’hui auteure du livre « Ma bible de la naturopathie spéciale alimentation végétale crue » aux éditions Leducs, et sophrologue-relaxologue.

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