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Nef

Nef, mère de deux enfants aujourd’hui âgés de 12 et 22 ans, témoigne de comment son changement d’alimentation lui a permis d’éviter le fauteuil roulant :

« Je pratique l’alimentation vivante depuis presque trente ans, en ne consommant que des aliments crus, natifs… C’est au salon bio de Marjolaine que j’ai entendu parler de cette forme d’alimentation. Ce n’est pas un régime, ni une méthode, non, c’est juste une alimentation saine et une hygiène de vie qui me conviennent. A la base, j’ai d’ailleurs découvert l’alimentation crue par moi-même, sous un manguier en Martinique, mangeant des mangues jusqu’à plus soif dans une frénésie irraisonnée où le plaisir n’avait d’égal que l’hédoniste née que j’étais.

Il se trouve que j’ai eu un accident de moto lorsque j’avais 19 ans, présageant d’une vie que je ne souhaiterais à personne (fauteuil roulant pour le reste de mes jours…). Ce diagnostic m’a aiguillé vers une recherche personnelle et c’est ainsi que j’ai décidé de tenter cette expérience de changer mon alimentation du tout au tout.

C’était une dizaine d’ années après avoir eu mon accident. Après quelques semaines d’une alimentation ‘sensorielle’ vivante, j’ai pu gérer les douleurs dans mes jambes — elles sont passées de 7-8 sur 10 à 3-4 sur 10 — et ce malgré l’absence totale de cartilage dans l’articulation de la cheville, et l’arthrose occasionnée. J’avais également eu de multiples fractures et luxations engendrant des douleurs dans les deux jambes. 

J’ai pu ainsi, jusqu’à aujourd’hui, me préserver un minimum d’autonomie qui me permet de subvenir à mon quotidien, me déplacer pour mes besoins vitaux et même m’offrir parfois le luxe d’un loisir (danse/petite marche/ tour en trottinette).

La douleur est toujours présente mais très acceptable. Je me repose en prévision d’un effort et prends également un temps de repos après avoir fait cet effort. J’ai dû être extrêmement à l’écoute des différents symptômes que je rencontrais suite aux traumatismes corporels découlant de mon accident, mais ce discernement m’a aussi été utile pour gagner de la clairvoyance sur les bénéfices que cette nouvelle alimentation m’apportait petit à petit. Par exemple, mon genou droit, réopéré à plusieurs reprises sans succès, se dérobait souvent sous mon poids du fait de problèmes dans les différents ligaments, ce qui me faisait perdre l’équilibre et tomber. Ceci s’est stabilisé avec le temps et ne se reproduit dorénavant plus. Avant de manger cru, les douleurs m’empêchaient parfois de marcher : ceci s’est largement estompé grâce aux années de cru et une bonne gestion de la question.

Mes cicatrices ont retrouvé de la souplesse, elles ont comme été régénérées et se sont fait plus discrètes. Il n’y a aucune rougeur, elles sont très lisses au toucher.

Et, bien entendu, le fait de retrouver une vie à peu près comme tout le monde m’a procuré une immense joie !

La liste du mieux-être suite à mon changement alimentaire est non exhaustive :

  • Sommeil plus profond et réparateur
  • Peau plus souple, plus hydratée, plus résistante au soleil et réagissant mieux aux piqures d’insectes
  • Plus d’énergie
  • Meilleur moral
  • Disparition du trouble « boulimie – anorexie »
  • Digestion optimale

Bref, je me sens en meilleure santé aujourd’hui qu’il y a 30 ans !

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J’ai ensuite eu deux enfants pour lesquels j’ai vécu des grossesses et des accouchements qui se sont déroulés comme je ne pouvais même pas l’imaginer. Car non seulement je n’ai pas souffert lorsque mes enfants sont nés, mais mes accouchements ont été simplement orgasmiques. Un grand tabou demeure autour de ceci, mais notre corps est naturellement programmé pour enfanter dans la joie, j’en suis convaincue. 

Pour résumer, je dirais que cela m’apporte une sérénité physiologique et une sorte de plénitude que je ne saurais trouver autrement.

Ce n’est pas un choix anodin, il est plutôt  bouleversant, c’est pourquoi je trouve que c’est un choix personnel qui n’est pas forcément simple et qui appartient à chacun.

Mes deux enfants ont fait leurs propres expériences sur le plan culinaire et j’approuve cela. Je me suis moi-même assouplie sur la question avec le temps et je suis ravie de m’être remise en question et de continuer tout de même inlassablement sur cette voie. J’espère avoir fait au mieux pour leur transmettre de solides bases pour leur propre construction et les remercie de m’avoir aidé à découvrir ensemble les sentiers les plus adaptés à chacun.

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Je reste convaincue que la nature est bien faite et que nous avons encore beaucoup à apprendre de son observation. Certes nous la malmenons aujourd’hui mais j’ose espérer que les êtres humains vont comprendre qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis, que le véritable enjeu aujourd’hui est celui de l’humanité, car la nature, elle, nous survivra. Ainsi, si les hommes (il reste à déterminer la responsabilité de chacun) sont à l’heure actuelle le problème sur cette planète, je me permets d’oser croire qu’ils seront ensemble la solution de demain. »

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Carine Phung Van

Journaliste indépendante, Carine a découvert l’alimentation vivante il y a plusieurs années. Alors mère de son troisième enfant, elle expérimente une énergie qui la convainc d’adopter ce qui pour elle est devenu un art de vivre. Ses petits problèmes de santé s’envolent, puis finalement ses problèmes de thyroïde. Passionnée, Carine co-crée alors le magazine Le Chou Brave. Puis elle rejoint l’association La vie en Raw, pour aider à promouvoir l’alimentation vivante en région Rhône-Alpes. Elle réalise aussi des vidéos de recettes crues ou de témoignages à travers les chaînes YouTube La vie en Raw et Vital’Liens.

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