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un plan alimentaire très détaillé regenerescence

Exemple de plan alimentaire conseillé que l’on peut suivre que l’on soit omnivore ou végétarien ou autre… Il suffit de composer le repas avec les aliments admissibles dans votre régime alimentaire. C’est pour cela que différentes possibilités sont proposées pour chaque classe alimentaire.

Introduction.

  • Avant de passer à table, il est recommandé de se laver les mains et de se mettre dans un état de paix et de calme propice à une bonne digestion. On évitera les discussions polémiques et les nuisances sonores et visuelles au moment du repas.
  • De plus, une bonne mastication permet de « trouver » sa vraie faim et d’éviter les excès alimentaires. On doit veiller à adapter la quantité alimentaire consommée à ses besoins réels, tant sur le plan de la morphologie que sur le plan de l’activité (actif ou sédentaire).
  • On choisira de préférence des aliments d’origine biologique, c’est-à-dire produits sans engrais chimiques ni pesticides de synthèse. On évitera le plus possible les aliments riches en additifs, conservateurs, colorants, nuisibles pour la santé.
  • Toutes les classes alimentaires ont leur rôle et doivent être présentes dans le repas, sans excès ni carence, en respectant les compatibilités et incompatibilités alimentaires.
  • Le repas doit aussi tenir compte de paramètres personnels, tels que l’âge, les goûts, la saison, l’environnement, l’activité physique, le terrain personnel avec ses différentes spécificités.
  • On considérera aussi sa capacité digestive, ses allergies ou ses intolérances alimentaires éventuelles.
    On évitera tout aliment qui peut s’avérer nocif pour nous-mêmes, en raison de réactions personnelles.

1) – Le repas du matin ou petit-déjeuner

Plusieurs variantes sont possibles.

La boisson peut être consommée soit juste avant le lever, soit au lever (30 minutes avant le petit-déjeuner). La digestion de ce dernier en sera plus aisée : cela évitera les lourdeurs digestives.

La boisson peut aussi être prise pendant le petit-déjeuner lui-même. Il faudra boire une quantité modérée de liquide pour ne pas trop ralentir la digestion. On pourra choisir une infusion, du malt, une chicorée, un thé, un lait d’amande, de noisettes ou de châtaignes, ou encore un jus de légumes non lacto-fermenté. L’idéal serait de le réaliser soi-même à partir de produits d’origine biologique grâce à un extracteur de jus.

Aliments à inclure dans le petit-déjeuner (si l’on est intolérant à certains aliments proposés ici, bien évidemment il ne faudra pas en tenir compte et donc le consommer) :

  •  soit du pain semi-complet ou complet d’origine biologique et des oléagineux variés où prédominent les noix (recommandé pour les enfants et adolescents) ;
  • soit du pain beurré en quantité modérée et de temps en temps et seulement d’origine biologique ;
  • soit une variété de fruits secs (dattes, figues ou bananes séchées) ;
  • soit une variété de fruits amylacés (châtaignes ou bananes) ;
  •  soit du pain et 1 ou 2 œufs à la coque (déjeuner particulièrement nourrissant et équilibré) ;
  • soit une variété de graines germées (par exemple, 2 à 3 cuillères à soupe de tournesol germé, de blé germé, de sésame germé, de luzerne germée, etc.).

Prendre le soin de bien mâcher tous les aliments.

N’hésitez pas à changer régulièrement de petit-déjeuner pour éviter la monotonie et favoriser l’équilibre alimentaire.

Important.

Pour ne pas souffrir de troubles digestifs (comme des ballonnements, des gaz, des brûlures, des diarrhées), il est recommandé de ne pas associer le pain, les pommes de terre ou les céréales aux aliments acides ou trop concentrés en sucre de digestion rapide, qui bloquent les processus de digestion, tels que :

  • Fruits frais ou secs et jus de fruits : orange, citron, pamplemousse, pomme, raisin, fraise, poire, cerise, pêche, ananas, banane, figue, datte, abricot, raisin, pruneau, etc. Seuls les fruits oléagineux (amande, noix, noisette) sont compatibles avec les féculents ou les céréales.
  • Jus lacto-fermentés, müeslis et crèmes Buldwig, yaourts de lait de vache ou de soja, et tout liquide à base de soja cru.

Variante de petit-déjeuner :

Il est possible de se préparer un petit-déjeuner uniquement liquide, mais très nourrissant et équilibré avec :

1 verre de 25 cl de jus de carotte biologique fraîchement extrait ; ce verre correspond à environ 4 à 5 carottes ;

+ 2 à 3 cuillères à café de poudre d’amande déshydratée ;

+ 2 cuillères à café de poudre d’herbe d’orge par exemple

Dans un premier temps, on peut commencer par 1 cuillerée à café de poudre d’herbe d’orge. Par la suite, progressivement augmenter les doses en cas de nécessité, jusqu’à 4 à 5 cuillerées à café dans certains cas.

Il est possible de remplacer la poudre d’herbe d’orge déshydraté, par du jus d’herbe de blé ou d’orge fraîchement pressé. Cela nécessite au préalable la culture de ces herbes

Ce petit-déjeuner (composé d’un ou de deux verres) est très digeste est facilement assimilable, rapide à consommer, très alcalinisant, et équilibré en termes de nutriments. Il permet de « tenir » toute la matinée sans ressentir de symptômes d’hypoglycémie et sans qu’il soit nécessaire d’avoir à manger ou à grignoter avant le repas de midi.

De plus, ce petit-déjeuner permet de contribuer réellement à améliorer la santé en comblant les carences organiques et en freinant le processus d’acidification de l’organisme.

2) – Le goûter vers 16 h ou 17 h (facultatif)

Collation légère, consommée 2 heures minimum avant le repas du soir et seulement si l’on a vraiment faim. Prendre :

  • soit un fruit aqueux (consommé seul et non associé avec d’autres aliments) : orange, citron, pamplemousse, etc. en fonction du terrain organique
  • soit un fruit amylacé : châtaignes, banane, marrons, etc., selon l’intensité de l’activité physique
  • soit quelques fruits secs : dattes, figues, pruneaux, bananes séchées, etc., selon l’intensité de l’activité physique ;
  • soit une compote de pommes froide ou chaude ;
  • soit une tisane non sucrée ou de l’eau de source si l’on a soif.

Note de l’auteur.

Étant des glucides complexes concentrés et de digestion longue, les féculents (tels que le pain, les gâteaux, les pâtisseries) devront être évités avant le repas du soir au goûter. Ceci étant dit, il faut considérer la capacité digestive individuelle et l’intensité de l’activité physique qui dans certains cas, permettront et nécessiteront la consommation de quantité modérée de féculents.

Fin de la note de l’auteur.

3) – Les repas de midi et du soir

  • Crudités à l’entrée : carottes, betteraves, céleris, navets, salades, etc., d’origine biologique de préférence. À bien mâcher.

On peut y ajouter des graines germées de céréales, de légumineuses ou de papilionacées : kamut, blé, seigle, lentille, petits pois, azuki, luzerne, fenugrec, etc.

On peut aussi complémenter avec de jeunes pousses de céréales, de légumineuses ou de papilionacées et un peu d’algue d’origine biologique : Dulse, Nori, ou Wakamé, etc. (Attention au mercure et arsenic etc., contenu dans certaines algues et surtout la chlorella, demander des analyses.)

L’usage des aromates est conseillé : oignons, ail, olives noires, etc. Il est recommandé aux personnes quelque peu sensibles sur le plan digestif de consommer à midi des crudités riches en fibres – comme la carotte, la betterave, le céleri et le navet – et le soir, par contre, des crudités plus tendres – comme la courgette, le concombre, la laitue, l’endive, etc.

  • Féculents et céréales : pommes de terre, pâtes, riz, millet, sarrasin, quinoa, seigle, orge, maïs, avec ou sans légumes cuits. Ces derniers ne sont pas indispensables s’il y a des crudités, mais on peut tout à fait consommer un plat d’aubergines à la provençale par exemple. Si l’on n’est pas allergique aux produits laitiers, on peut rajouter de temps en temps un peu de fromage râpé de bonne qualité d’origine biologique de préférence, sur les pâtes.
  • Protéines : viande, poisson, œufs (à la coque de préférence), fruits de mer, légumineuses trempées la veille dans de l’eau ou germées pour en faciliter la digestion. Les aliments marins, poissons et fruits de mer seront de préférence d’origine sauvage, et la viande d’origine biologique.
  • Lipides : 1 cuillère à soupe d’huile de noix ou de colza (de temps en temps rajouter, de l’huile d’olive et de l’huile de tournesol), mais impérativement vierge de première pression à froid et d’origine biologique. Cette huile servira pour l’assaisonnement des crudités, en y ajoutant, par exemple, un peu de sel marin complet bio ou de la fleur de sel bio.

4) – Dessert

Éventuellement une tarte aux pommes ou une compote de pommes, ainsi que toutes les tartes aux fruits cuits (sauf celles où les fruits restent acides malgré la cuisson, comme les abricots ou les groseilles).

Un peu de chocolat de bonne qualité est une autre possibilité.

Il faut surtout éviter de prendre au dessert des aliments susceptibles de troubler la digestion (comme l’a d’ailleurs si bien démontré le naturopathe Robert Masson), tels que :

  • les fruits frais, les fruits secs, les jus de fruits et les aliments contenant du jus de fruits (comme certains desserts ou compotes) ;
  • les sirops ;
  • les sodas, les colas ;
  • le miel ou les aliments en contenant (pain d’épices) ;
  • l’hydromel (boisson à base de miel) ;
  • les jus lacto-fermentés ;
  • les müeslis et les crèmes Budwig ;
  • les yaourts ;
  • le fromage blanc ;
  • les yaourts au soja ;
  • tout liquide ou aliment à base de soja cru ;
  • les glaces et les sorbets, à cause du froid qui peut freiner la digestion et la compromettre.

Conseils divers.

Éviter d’alourdir la digestion par un dessert trop copieux : ration trop importante de compote de pommes ou de gâteaux, ou par un double dessert tel que fromage et pâtisserie.

Il est préférable de quitter la table sans avoir encore vraiment faim, mais sans être alourdi par une alimentation excessive ou par des troubles digestifs.

Après le repas, on ne devrait pas être somnolent, mais au contraire vif et plein d’énergie. On pourra s’inspirer des Okinawans qui ne mangent qu’à 80 % de leur faim, sans jamais être complètement rassasiés. Cette attitude face à la nourriture favorise les fonctions de digestion et d’assimilation et permet d’éviter « d’encrasser » l’organisme.

En outre, il est à conseiller d’éviter les aliments grillés, brunis, caramélisés ainsi que les fritures qui sont à consommer avec parcimonie et très rarement.

La consommation de liquide sera modérée pendant les repas pour éviter de diluer excessivement les sucs digestifs et d’alourdir la digestion. Boire de grandes rasades d’eau pendant le repas n’est donc pas recommandable et il est préférable de prendre un grand verre d’eau 1/2 heure avant le repas.

On choisira de préférence une eau peu minéralisée, comme le conseille l’Académie de médecine, telle que Mont Roucous, Spa Reine, Rosée de la reine, Montcalm, Évian, etc. On peut aussi utiliser l’eau du robinet mais après filtration de préférence. (Réf : 02)

S’ils le désirent, les adultes peuvent consommer durant le repas entre 10 et 20 cl de vin rouge d’origine biologique par jour. Pas d’alcool et de vin pour les enfants et adolescents !

Important.

Une étude médicale française publiée par la revue Neuropsychopharmacology a démontré par l’imagerie les méfaits de l’alcool sur le cerveau. Chez les personnes dépendantes, la matière grise est touchée dans plusieurs régions cérébrales, occasionnant une perte allant jusqu’à 20 % dans les zones frontales. Et plus l’alcool est consommé à un âge précoce, moins la matière grise est présente dans certaines régions cérébrales connues pour ne finir leur maturation qu’en fin d’adolescence.

À part l’eau et le vin pour les adultes, toute autre boisson doit être exclue, à l’exception d’un peu de tisane ou de thé en fin de repas. Si l’on a peu bu pendant le repas, on peut consommer une tisane non sucrée au miel. La consommation de thé et de café devra rester modérée. Chez certaines personnes les boissons en fin de repas alourdissent et troublent la digestion ; donc s’en abstenir.

Lorsque le repas est terminé – tisane ou autre boisson comprise -, il est conseillé de ne plus boire pendant une période de 1 h 30 à 2 h environ pour ne pas interrompre la digestion stomacale très acide normalement, sauf bien sûr en cas de soif réelle.

Il est à noter que la consommation excessive d’eau est aussi nuisible pour l’organisme que son manque. L’excès de liquide va surmener les reins et le cœur. L’idéal est de respecter les signaux émis par l’organisme provoquant la soif réelle. Cependant on pourra pour éviter tout problème de déshydratation en prenant l’habitude de boire un peu pendant les repas et 2 à 3 fois dans la journée entre les repas : 1/2 heure avant et 2 heures après.

Rappel.

Il est fortement recommandé, après un repas, de ne rien manger pendant 3 à 4 heures afin de ne pas interrompre ou ralentir la digestion stomacale, car ceci entraîne une digestion longue et laborieuse générant des troubles digestifs et des crises d’élimination.

Enfin, certains aliments sur-indigestes ou particulièrement lourds à digérer sont à consommer modérément : les pâtés, les rillettes, certaines charcuteries et pâtisseries du commerce, les pizzas mal cuites, les müeslis divers, les crèmes Budwig, le pain fabriqué avec plusieurs farines différentes, les sirops, les sodas, les margarines hydrogénées, les céréales crues ou peu cuites pour petit-déjeuner, le lait UHT (Ultra Haute Température), les produits fabriqués avec de nombreux composants et tout particulièrement ceux comprenant des céréales, des légumineuses, de la tomate et /ou des fruits.

Erreur culinaire à éviter : les plats cuisinés que l’on consomme sur plusieurs repas et que l’on réchauffe à chaque fois.

Dès que le repas est terminé, la nourriture non consommée doit être rangée au frais. Il faut être attentif à ne pas l’oublier à température ambiante alors qu’on est en train de discuter en fin de repas car, à ce moment, les germes se développent très rapidement. Il est préférable de calculer les quantités de nourriture dont on a besoin pour éviter d’avoir des restes, car les aliments réchauffés sont dévitalisés et nuisibles, particulièrement pour l’intestin qui peut subir des déséquilibres au niveau de sa flore. Par exemple, une soupe de légumes avec des pommes de terre préparée pour toute la semaine va se transformer en bouillon de culture. La pomme de terre riche en sucre (amidon) ne supporte pas d’être réchauffée et la fermentation de ces sucres est très nocive.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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