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Depuis 2013, les demandes en naturopathie ont triplé. Les Français sont de plus en plus nombreux à passer le cap et à aller consulter un naturopathe. Les écoles dans le domaine fleurissent en France, chacune avec leurs spécialités. Nous avons rencontré Marine Le Ray, directrice pédagogique, d’une nouvelle école basée à Toulouse, Vitali Formation qui intègre l’approche hygiéniste ainsi que l’initiation aux grandes médecines du monde.

Christine : Bonjour Marine, pourrais-tu te présenter un peu et nous parler de ton parcours?

Marine :
 Oui ! J’ai 32 ans, bientôt 33. Je vis à Toulouse. J’ai une double licence en psychologie et anthropologie. Après avoir obtenu mes licences, je suis partie un an en mission humanitaire au Togo pendant un an. J’y ai travaillé en tant que membre de l’association afin de les aider à développer un peu leur association. J’étais un peu le lien entre la France et l’association. Je montais les projets, j’aidais à la préparation de chantiers humanitaires. C’est là-bas que j’ai découvert l’importance capitale de la santé; lors d’une mission salutaire dans un petit village de brousse. J’ai compris que la santé est le socle de tout.


Christine : Ce voyage a donc été un vrai déclic pour toi. Est-ce le moment où tu en es aussi venue à t’intéresser aux médecines douces?

Marine : En fait, pendant ma mission, j’ai collaboré avec des infirmiers et cela m’a donné envie de devenir infirmière et de travailler dans la santé. Je suis rentrée en France et je suis montée à Paris pour faire mes études d’infirmière pendant 3 ans. Ensuite, j’ai exercé sur place comme infirmière intérimaire pendant 4 à 5 ans environ. Durant ces années d’exercice, je me suis rendue compte qu’il y avait certaines choses qui n’étaient pas en adéquation avec mes propres valeurs. Je travaillais dans les hôpitaux, j’ai pris conscience de certaines failles dans notre système de santé avec mon regard de professionnel de soignant. J’ai pu observer de l’intérieur ce qu’était notre système de santé et je finissais par ne plus être en adéquation avec certaines pratiques. Je pense notamment à la prise en charge des maladies chroniques. Je me suis rendue compte qu’il y avait quelque chose qui clochait, que ce n’était pas logique : on s’intéressait énormément aux symptômes, mais très peu aux causes profondes de la maladie. Je me sentais de moins en moins bien dans tout cela; et plus à ma place.

En parallèle pendant ces années-là, j’ai eu la chance de beaucoup voyager et j’ai été confronté à d’autres systèmes de santé dans d’autres pays. J’ai vécu aussi dans des communautés locales qui m’ont appris à soigner différemment. Cela m’a ouvert les yeux sur la façon dont je voulais prendre soin des gens. J’ai énormément lu et je me suis formée. Puis j’ai découvert l’hygiénisme, l’alimentation vivante.


Christine : Ton idée d’école est-elle naît durant ces années?

Marine :
Hey bien, il faut savoir aussi qu’entre temps j’ai aussi été malade. J’ai longtemps souffert d’une endométriose. J’ai passé beaucoup de temps l’hôpital, j’ai été opérée plusieurs fois. Après avoir eu mon point de vue en tant que « personnel soignant », j’ai pu avoir un point de vue comme « patient »; ce qui m’a confortée dans l’idée qu’il y avait quelque chose qui clochait dans le système de santé.

J’ai mis plein de choses en place dans ma vie par le biais de l’alimentation vivante et d’autres techniques de soin que j’avais apprises. J’ai vécu dans ma chair et dans mon corps la régénération. Et aujourd’hui, je suis guérie.

Ce sont toutes ces expériences qui m’ont conduite à vouloir transmettre au plus grand nombre ce pouvoir de la régénération.


Christine : Peux-tu nous parler un peu plus de l’école et de ta vision?

Marine :
Cela fait 2 ans que je travaille sur ce projet. L’école Vitalie Formation est née avec l’optique de former des éducateurs de santé qui auront une philosophie hygiéniste. Car pour moi, même s’il y a de très bons naturopathes, il y a aussi des naturopathes qui fonctionnent comme notre système de soin, c’est-à-dire en se concentrant sur le symptôme et en le faisant disparaitre avec des remèdes naturels; mais on reste encore dans la symptomatologie. Pour moi, c’est limitatif comme approche.

Les étudiants qui passeront dans mon école apprendront et intégreront l’hygiénisme à leur pratique. Le corps est capable de s’autoguérir et de se régénérer de lui-même. Et après on peut l’accompagner avec des techniques naturopathiques. Mais avant tout, c’est cette magie qui opère en nous qui est primordiale.


Christine : Peux-tu nous en dire plus sur le programme? Au terme de la formation, que reçoivent les étudiants?

Marine :
À la fin des formations offertes, les étudiants reçoivent un certificat privé qui permet d’exercer en toute légalité en France.

L’école propose des cours théoriques en ligne sur une plateforme e-learning et des ateliers pratiques en présentiel dans nos locaux à Toulouse pour certains cours.
Il y a deux formations principales :
• une formation de conseiller en hygiène vitale et naturopathie qui se déroule sur un an;
• une formation qui délivre un certificat de praticien naturopathe hygiéniste qui se donne sur deux ans.
Et pour ceux qui ne veulent pas se lancer dans une grande formation, je propose aussi quelques cours à la carte.

J’ai choisi de proposer une formation qui permet aux étudiants de continuer de travailler s’ils ont un travail afin de pouvoir aménager leur quotidien de manière aisée. Grâce au e-learning, ils peuvent étudier quand ils veulent et où ils le veulent. Les ateliers pratiques, quant à eux, sont organisés durant le week-end et c’est souvent un week-end par mois.


Christine : Comment as-tu trouvé et choisi les professeurs?

Marine :
J’ai une quinzaine de formateurs en tout dont des naturopathes, sophrologues, réflexologues, iridologues, phytothérapeutes, etc. Ce ne sont que des professionnels diplômés et cela s’est fait de manière très fluide : des rencontres, des recommandations, etc. Ils étaient tous très emballés par le projet. L’équipe s’est formée ainsi.


Christine : Selon toi, qu’est-ce qui différencie ton école d’une autre?

Marine
: C’est vraiment l’aspect hygiéniste. Il y a énormément d’écoles de naturopathie, mais très peu de naturopathie hygiéniste; en tous cas en France. J’ai donc armé le programme d’un tronc commun (anatomie, sciences humaines, gestion du stress, phytothérapie, aromathérapie, etc.) auquel j’y ai greffé des cours qui me semblent indispensables à savoir les médecines du monde (ayurvéda, médecine chinoise, chamanisme, etc.) ainsi qu’un cours qui intègre les bases de l’hygiénisme et un cours sur toutes les techniques de détoxication (cure de jus, jeûne, etc.). Aussi, le cours de la permaculture est inclus en seconde année. Car cela moi, il faut aussi prendre soin de notre planète.


Christine : Enfin, peux-tu nous partager ta définition de la régénération? Et pourquoi est-il est aussi important d’en parler?

Marine :
Pour moi, c’est la magie du vivant. Ce sont tous ces flux dynamiques qui passent en nous et qui tendent toujours à aller vers la pleine santé. Et je trouve cela magnifique. Et ce message, j’aimerais le faire passer au plus grand nombre.


Plus d’informations sur l’école VITALI FORMATION 

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Christine Lacaze

Naturopathe, rédactrice web, méditante, maman écolo... Christine est de nature curieuse et enthousiaste. Elle aime partager ses expériences sur le chemin du bien-être et de la santé. Une vie plus saine et plus heureuse, voilà ce qu’elle vous propose d’expérimenter.

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