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Les graisses fluides ou graisses brunes

Dans notre organisme, les graisses brunes (ou fluides) sont essentiellement situées à la nuque et le long de la colonne vertébrale. Les cellules qui les forment sont particulièrement riches en mitochondries et sont spécialisées dans la production de chaleur. D’une part, elles servent à la protection contre le froid ; d’autre part, elles participent à la destruction par combustion des calories superflues.

Chez certains obèses, cette graisse brune fonctionne mal.

Les graisses épaisses ou graisses blanches

Elles constituent le tissu adipeux, formé de lipides stockés sous forme de triglycérides, et représentent notre plus grande réserve énergétique.

 
Propriétés des graisses fluides (ou brunes) :

  • elles chassent du corps les graisses épaisses. En cas de manque de graisse brune (ou fluide), les graisses épaisses apparaissent dans le corps ;
  • Elles nous protègent du froid et du chaud. Les Papous vivent à 4000 mètres d’altitude à une température moyenne de 4° C. Ils restent nus malgré le froid intense et sont d’aspect mince sans excès adipeux. Leur nourriture est composée de viande, de poisson et d’autres aliments naturels de la région, qu’ils prennent soin de bien mâcher .
  • elles sont notre réserve d’énergie et sont accumulées, entre autres, dans le fascia (tissu conjonctif qui entoure les muscles)  ;
  • elles transportent les déchets du corps vers le côlon où ils seront éliminés.

Les graisses circulent dans le fascia et, après avoir traversé toutes les parties du corps, vont de l’intestin grêle au côlon. Une partie de l’acide lactique produit lors d’activités musculaires peut être transportée par les graisses fluides jusqu’au côlon pour y être rejetée.

Le professeur Rober Maigne a décrit cette fonction du fascia et des graisses il y a près de 50 ans : elles contribuent à la synthèse de certaines hormones.

Grâce à des chercheurs américains, on a découvert que les graisses fluides contiennent des cellules souches adultes capables de réparer tous nos organes et tissus. Ces cellules souches, que l’on peut obtenir par simple liposuccion, sont déjà utilisées en Suisse depuis quelques années pour réparer des déchirures musculaires, des artères et des coeurs endommagés, évitant ainsi une transplantation d’organe.                                                                                                      Elles ont la capacité de se différencier et de devenir des myocytes (cellules des muscles), des cardiomyocytes (cellules du coeur), des hépatocytes (cellules du foie), des ostéocytes (cellules des os), ainsi que des cellules de type osseux (cartilage, ligament) et même des cellules gliales et nerveuses. Les cellules souches sont produites par la moelle osseuse (CSMO), à l’inverse des cellules souches embryonnaires (CSE) provenant d’embryons humains.

Le bain dérivatif est une technique intéressante pour améliorer la circulation des graisses fluides. La marche à pieds nus (de préférence dans la nature, par temps chaud et avec des vêtements très amples) favorise la mobilisation des graisses fluides. La friction étant assurée par la résistance à l’air, la fraîcheur vient de l’évaporation de la sueur qui s’écoule le long du corps.

 
Aliments favorisant les mauvaises graisses épaisses :

  • les huiles et les sucres raffinés, les céréales raffinées (le pain blanc, les pâtes et le riz blanc, etc.), les plats préparés industriels avec des ingrédients raffinés, transformés et riches en additifs synthétiques ;
  • les confiseries du commerce, les barres chocolatées, les glaces, les gâteaux, les produits laitiers en tout genre (sucrés, mous, gras et light).
  • les sodas riches en sucres raffinés.

 
Aliments favorisant les bonnes graisses fluides :

  • les aliments crus non traités, les fruits et légumes ;
  • les aliments complets ou semi-complets (les céréales, par exemple) ;
  • les huiles vierges de première pression à froid et de préférence biologiques ;
  • les sucres complets non raffinés ;
  • les viandes, les poissons et les œufs d’origine biologique, cuits doucement et consommés modérément.

Il est nécessaire de recourir à des préparations n’altérant pas les nutriments vivants apportés par l’alimentation. Il est également recommandé de mastiquer et d’insaliver correctement tous aliments, et même les boissons, afin de favoriser une bonne digestion et l’assimilation de chaque bouchée.

D’après les observations du docteur Kousmine, si l’on mange majoritairement des graisses animales et de la margarine, notre graisse de dépôt sera plus consistante. Cette graisse, trop ferme, s’avèrera difficilement mobilisable.

Un apport d’acide gamma-linolénique (sous la forme, par exemple, d’huile d’onagre ou de bourrache) stimule, par l’intermédiaire des prostaglandines, les mitochondries de la graisse brune et entraîne, dans certains cas, une normalisation progressive du poids, sans qu’il soit nécessaire de recourir à d’autres mesures diététiques.

 
Les acides gras ou les lipides (les huiles et les graisses)

Le tissu sous-cutané des personnes mangeant beaucoup de margarine acquiert une consistance particulière, anormale et pâteuse. En revanche, si l’on introduit des huiles végétales vierges (comme l’huile d’olive, de tournesol, de noix), notre graisse de dépôt sera plus fluide, le tissu sous-cutané plus souple et la surface de la peau plus soyeuse.

En principe, la graisse humaine fond à 17° C. Elle est donc fluide à la température du corps. Ce point de fusion s’élève si nous mangeons des graisses solides. Les animaux élevés avec des pommes de terre, et obligés de faire leur graisse eux-mêmes à partir de l’amidon, vont donner un lard blanc et ferme. Mais, si les porcs sont nourris avec du maïs ou du soja comportant des huiles poly-insaturées, leurs graisses deviennent jaunes et fluides.

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Eric Darche

Eric Darche est naturopathe hygiéniste depuis 25 ans. Parallèlement à sa formation de base et son expérience acquise grâce à ses consultations, il a en permanence amplifé ses connaissances par l’étude de nombreux travaux de recherche ainsi que par un échange régulier et fructueux avec différents scientifiques. Il anime aussi depuis de nombreuses années des ateliers, conférences-débats, stages, formations, cours, afin de sensibiliser le public sur l’impact majeur de la nutrition sur la santé et a rédigé à ce propos de nombreux articles dans la presse.
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